Lire, Ecrire, En Parler : le blog de Patrick FORT

L’idée, les méthodes et la construction
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Le domaine privilégiée de l’écriture est l’implicite, cette part d’ombre qui nous échappe toujours, ces mystères qui se dérobent toujours malgré nos efforts pour les percer.
L’écriture est un mécanisme complexe qui ne s’explicite pas.
Les « idées » s’invitent quand on s’y attend le moins et même si vous ne « passez pas l’acte » aussitôt, elles vous accompagnent, se nourrissent de votre quotidien, mûrissent dans votre crâne, vous réveillent la nuit. Mais par pudeur ou par ne pas agacer vos proches, vous vous taisez et les gardez pour vous.
Pourquoi « l’idée » d’une nouvelle, d’un roman, d’un poème surgit-elle au détour d’une conversation, à la lecture d’un certain passage d’un certain livre, en regardant un film, aujourd’hui et pas demain, maintenant et pas à un autre moment ? Je n'ai aucune explication à vous apporter...
Souvent, une seule idée ne suffit pas à écrire. Une nouvelle, un roman ou un poème est le résultat, plus ou moins réussi, du croisement de plusieurs idées. Souvent, elles n’ont aucun rapport les unes avec les autres mais à certains moments, elles fusionnent. Et de cette étincelle naît une nouvelle, un roman ou un poème.
idee
Je n’ai pas de méthode particulière ou privilégiée. Je parlerai plutôt de manies, de troubles obsessionnels compulsifs dans le pire des cas ou de simples habitudes pour rester positif…
Je note toutes les idées qui me viennent à l’esprit, dans mon Moleskine (vous savez le fameux carnet noir que j’ai déjà évoqué !), de peur de les oublier. Parfois je ne l’ai pas sous la main alors un morceau de papier fait l’affaire pour les capturer. Mais il m’arrive aussi de ne rien noter. Exprès. Pour laisser cheminer l’idée, m’en imprégner et espérer qu’elle fructifie. Ce qui n'est pas toujours le cas. Se tromper participe au processus d'écriture aussi. Les périodes de non-écriture sont aussi importantes que les moments d’écriture. Ne pas écrire - ah l’angoisse de la fameuse page blanche -, nourrit l’écriture à venir. Je répète souvent que « ne pas écrire c’est écrire quand même ». Aussi, il convient de privilégier ces périodes pour lire, nourrir les écrits à venir, préparer le terrain, consulter les notes prises. Car rien ne presse à y bien réfléchir. Non ? Le temps est un allié précieux. J’ai écrit ma nouvelle « La Lettre » en une douzaine d’heures mais j’y pensais depuis plus d’un an. « Grau de Gandia » et « Tierra de dolor »
viennent de mon intérêt pour la Guerre d’Espagne et des nombreuses lectures, recherches qui ont précédé et ce, des années avant.
« Mort pour la France » est la rencontre entre les « Carnets de route » de mon arrière-grand père et quelques pages consacrées à Vincent Moulia dans «Les fusillés de la Grande Guerre et la mémoire collective (1914-1999 ) » de Nicolas Offenstadt. L’idée de ma nouvelle « Le Chêne » m’est venue d’un simple fait divers relevé dans le journal local, des arbres abattus dans un parc au grand damne de la population du village.
Une autre méthode utile pour forcer les idées à s’accoupler entre elles est d’écrire tout simplement. Les associations d’idées surgissent souvent en écrivant, elles s’imposent d’elles-mêmes et deviennent évidentes.
Conservez chaque écrit même si vous avez l’impression que sur le moment il ne présente aucun intérêt. Et ne supprimez rien : la moindre bribe peut être utile un jour, des semaines ou des mois après.
L500xH375 jpg tableau-2-8d3df Il existe des logiciels d’aide à l’écriture ou de type « brainstorming » qui peuvent aider à associer les idées, à en appeler d’autres, à construire une intrigue. Un jour, j’en ai téléchargé deux, les ai essayés mais il ne me satisfaisaient pas alors je ne m’en suis plus jamais servi. Pour moi, rien ne vaut la simple feuille et le joli stylo. Et un bon vieux traitement de texte. Si certains sont tentés, je les liste ci-dessous et comme je suis gentil les lie à leur page de téléchargement et je précise qu’ils sont gratuits :
Celtx
Ywriter
Si vous en connaissez d’autres…
J’ai déjà évoqué la notion de patience et l’influence bénéfique qu’elle a sur l’écriture, pour permettre  aux idées de surgir. J’y ajouterai le « hasard » qui participe lui aussi au processus d’écriture. S’en remettre à lui peut être également une méthode si l’on n’oublie pas que l’on a le temps pour mener à bien tout projet.
Louis_Ramond.gif Juste un exemple pour étayer cette « méthode » peu conventionnelle. J’écrirai un jour sur Ramond de Carbonnières et je n’ai aucun doute à ce sujet . Je ne sais pas quand mais cela ne me préoccupe pas outre mesure…L’idée mûrit lentement mais sûrement. Parfois j’y pense et souvent j’oublie. Mais ce projet me rattrape de façon inattendue…je reçois des « signes »…
Cet été, je séjournai à Pontivy, en Bretagne. Nous nous y sommes arrêtés par un concours de circonstances où le hasard a eu son importance. Un immense château domine la ville et témoigne de la puissance d’une famille bretonne : les Rohan.
Je n’ai fait le rapprochement qu’avant de partir pour Douarnenez : Ramond avait été le secrétaire particulier et fidèle du cardinal de Rohan. Il l’avait suivi en exil à Barèges après la fameuse affaire du collier de la reine. Et Ramond avait donc séjourné dans ce château !
pixpontivychateauod0 Voici près d’un mois, je reçois un mail intitulé : Ramond. Je me demande qui est ce « Ramond » et l’expéditrice dudit message, Ramondia. Et là surprise ! C’est une descendante de Ramond qui m’écrit après avoir lu mon article. Elle me communique des informations que j’ignorais, des éléments bibliographiques qui m’étaient inconnus et me propose son aide. Incroyable ! Non ?
Et Ramond que j’avais négligé se rappelle, une fois de plus, à mon bon souvenir !
Assimiler le « hasard » à une méthode peut sembler incongru mais réserve de belles surprises.

Aborder la construction d’un texte est un terrain glissant et dangereux car elle dépend de chacun, de chaque pratique d’écriture et s’adapte à chaque texte, à ce qu’il sous-tend, veut signifier ou suggérer.
Par exemple aucune de mes nouvelles n’a été écrite de la même façon. Parfois, j’ai le début et la fin. Il m’arrive également de ne pas connaître la fin que je compte donner à une histoire, elle s’impose d’elle même au cours de sa rédaction. Je commence rarement par la fin mais cela m’est déjà arrivé. Je rédige souvent des plans mais je ne les suis pas toujours à la lettre.
La construction est une étape importante, incontournable. Même si elle dépend de chacun, de chaque pratique d’écriture et s’adapte à chaque texte, je m’efforce toujours de suivre une ligne de conduite, une règle à laquelle j’obéis et me plie  : je ne sais pas comment je vais m'y prendre pour écrire ce que je veux écrire mais je sais toujours ce que je veux écrire. Cet asservissement voulu, je l’appelle « la bobine qui défile ». Et qui ne doit pas se dévider...
bobine fil 3 Je crois, quand on écrit, qu’il ne faut jamais perdre à l’esprit,  le fil conducteur, la trame, la cohérence d’un texte, son unité, l’enchaînement logique des évènements, de l’histoire, des situations. Les digressions incessantes, les allers-retours interminables et les idées qui partent dans tous les sens alourdissent, ennuient et n’apportent pas grand chose. Rien ne doit être gratuit, superflu et tout doit se tenir. Une intrigue décousue est un supplice. Que la chronologie soit linéaire ou que vous la bousculiez pour produire certains effets, le lecteur doit voir clair. Il faut toujours garder cette idée à l’esprit. La fameuse lisibilité de tout texte, son évidente compréhension. Tout doit être indiscutable pour vous, pour lui et il n’y a rien de pire que d’avoir à relire ce que l’on ne comprend pas. Ecrire demande des efforts, de la sueur, de la douleur, du temps. Et de la pratique.
Si vous butez sur la construction d’un texte, si vous ne vous en sortez pas, insistez !  
Et si, malgré tous vos efforts, vous ne parvenez à rien, rangez le texte après l’avoir imprimé, oubliez le quelques jours, quelques semaines ! Passez à autre chose…
Et plus tard, vous porterez sur lui un regard nouveau et vous en viendrez à bout.

En guise de conclusion, j’ajouterai juste que cette distinction entre l’idée, les méthodes et la construction est bien entendu schématique. Je l’ai privilégiée avec le parti-pris de simplifier ces étapes de l’écriture. Et j’ai conscience que les trois sont en réalité intimement liées, s’imbriquent, se superposent…
Jeu 28 jan 2010 6 commentaires
Bonjour Patrick
Encore un excellent article sur l'écriture et la mise à plat de la démarche de création. Tu parles du hasard mais je pense que le hasard n'existe pas dans le domaine de la pensée, cette pépinière d'étoiles qui génère les histoires. Tout comme toi dans le cas de Ramond, ce sont ces hasards qui n'en sont pas qui nourrissent mon écriture, en particulier dans le cas de la liste qui est en cours de rédaction. Batou est en fuite, il se dirige vers l'ouest, on lui a indiqué Saint-Nazaire mais d'autres indications le pousse vers la Rochelle. J'ébauche le parcours de Batou avec la consultation précise des cartes de Google map et c'est avec ces cartes que je décide de la longueur de l'étape et du prochain lieu visité. C'est le hasard qui fait se produire la séparation d'avec le cirque sur la route du Mans et non loin de la Flèche. C'est aussi le hasard qui me fait rechercher des informations historiques sur cette ville et y découvrir un haut-lieu du Bonapartisme, un temple devrais-je dire et qui convient à merveille à la suite des aventures de Batou. Je ne rentre pas dans les détails, ne voulant pas te cacher le plaisir de la lecture. C'est le hasard aussi qui a permis à Batou de rencontrer La Fayette, cela passait bien avec mes besoins de complot et de Carbonieri et c'est le hasard encore qui fait que le prochain grand personnage que rencontrera Batou est un ami fidèle du marquis, que leur amitié durera bien longtemps après l'empire. Lorsque la somme des hasards mène à une aventure bien ficelée, mon coté lecteur de polar se met à penser en flic et à contester l'origine hasardeuse des évènements pour plutot évoquer la préméditation. RIRE.
Je suis un grand bordélique et en tant que tel, j'aurais bien du mal à suivre une méthode ou avoir une discipline quelconque, pourtant je retrouve dans ton fonctionnement beaucoup de points communs avec le mien. Je mets de coté le fait de prendre des notes, si j'en suis capable, je les perds ou les oublies, ce qui ne rime à rien. Elles restent par contre présentes dans mon esprit et comme tu le dis si bien murissent, voire pourrissent, cela arrive aussi, jusqu'à intégration dans un texte.
Dans mon cas, mais je pense que c'est le tien aussi, les histoires me possèdent bien plus que je n'en suis le maitre. Je reste le patron de la forme qu'elles prendront et de l'espace-temps dans lequel elles seront disponibles, mais ce sont à peu près les seuls éléments qui restent en mon pouvoir.
Si certains pourront trouver ennuyeux ce que tu as entrepris, je trouve cela passionnant et vivifiant.
Amitié
Thierry
Thierry Benquey - le 28/01/2010 à 17h47
Bonjour Thierry et merci pour ce commentaire qui éclaire ta démarche créatrice et prolonge cet article. Et comme tu l'écris, même si nos pratiques se ressemblent ou sont différentes dans la méthode, une constance : les patrons c'est nous !!!
Je ne sais si certains trouveront cette série d'articles ennuyeuse. j'espère que non !!! Et pour tout t'avouer, je m'en moque un peu : toi, Yannick et Delphine apportez votre contribution, réagissez, commentez, enrichissez cette série d'articles. C'est un peu si bavardions à bâtons rompus entre nous, en passionnés et en écriveurs ! Et c'est ce qui compte !!!
Amitié,
PAT
PAT DE BIGORRE
Bonjour Pat! Tout d'abord bravo pour ces deux premiers articles dans lesquels je ne peux que me retrouver. La "non-écriture", même si elle est souvent déprimante est tout aussi nécessaire que les longues heures d'écriture. parfois c'est douloureux, trop solitaire, un face à soi-même pour lequel il faut être costaud et en lequel il faut croire. Ca, c'est l'impulsion d'écrire. Et puis, l'art de manier le langage et la pensée, trouver les mots et la phrase idéale pour trouver la manière d'exprimer ce que l'on a enfin trouver à exprimer.........Le rythme aussi, comme dans la musique. Je pratique l'écriture de scénario, qui est particulièrement echnique mais elle m'a discipliné pour la construction d'une histoire: construction des personnages, etc....mais la littérature et le roman en particulier, sont tellement plus libres! En ce moment, j'ai attaqué rayuela de Cortazar, et l'intro de l'édition que j'ai entre les mains est une vraie mine d'or pour la technique de l'écriture! J'attends tes articles suivants!
Bisous!!!!!
delphine alpin-ricaud - le 28/01/2010 à 18h51
Bonjour Delphine et merci !
Yannick, Thierry et maintenant toi qui commente mes modestes réflexions sur l'écriture ! je suis comblé et ravi que tu t'y retrouves ! ce que tu écris sur la discipline, la technicité de l'écriture des scénari est d'une belle vérité ! A chacun sa méthode mais un peu de méthode ne peut pas faire de mal ! Et réfléchir à son propre écriture aide à toujours mieux écrire !
Bonne lecture de Julio Cortazar !
je t'embrasse,
PAT
PAT DE BIGORRE
Salut Pat et comme le dit Thierry, excellent article que voila.
Comme Thierry, je ne note pas mes idées mais elles coexistent dans ma tête. jusqu'à présent, j'ai pratiquement toujours eu mes idées de nouvelles en me couchant le soir, bien calé sous les couvertures, mon esprit vagabondant. Comme toi, j'ai eu l'idée d'une nouvelle il y a bien longtemps; c'était il y a une dizaine d'années et c'est celle qui parle d'adopter un dauphin et que j'avais eu au tout début où j'écrivais. comme quoi, il ne faut jamais désespérer....
ensuite parfois un évènement amène une idée comme tu le dis et cette idée viendra prendre place dans une nouvelle. cela m'est arrivé après avoir été aux courses de chevaux à Laloubère: j'ai eu l'idée de la martingale du parieur et ai écrit "La ronde de la chance" car mon grand-père allait aux courses de chevaux à laloubère dans sa jeunesse. quand tout se combine, comme cela, il faut foncer...
j'aime bien aussi écouter les autres raconter leur souvenir et une anecdote peut se retrouver, transformée, dans une de mes nouvelles.
J'avoue que j'aime bien avoir la fin de l'histoire avant de me mettre à écrire la nouvelle; j'ai l'impression dans ce cas que la moitié du travail est fait et que c'est plus facile à écrire. j'avais la fin de "Baissa la tête, t'auras l'air d'un coureur!" avant de l'écrire et j'ai écrit cette nouvelle comme dans un rêve.
je suis tout à fait daccord avec toi concernant la clarté et la compréhension facile d'un texte, et c'est cela qui demande du travail.
je suis aussi daccord sur le fait qu'écrire un texte est le résultat d'obsessions.
je suis ravi d'apprendre des anecdotes sur la génèse de tes textes, j'ai l'impression de mieux te connaitre et c'est très intéressant.
je trouve ce ping pong verbal très intéressant et il me fait réfléchir à ma pratique de l'écriture et mieux encore, tout cela me motive à écrire.
je te dis donc à la prochaine et t'encourage à continuer.
Amitié

Yannick
yannick - le 28/01/2010 à 19h39
Bonjour ami Yannick !
Un régal que de lire tes commentaires utiles et généreux ! Moi aussi j'en apprends un peu plus sur l'écrivain Yannick Pene et en partageant ici ta façon d'écrire (et je suis heureux de connaître maintenant la génése des "Petits blonds" et de "la ronde de la chance !). Tu es attentif aux autres et il n'y a rien de surprenant à retrouver cet aspect de toi dans tes textes.
Il y a toujours un déclic à un moment donné et tu as raison : "il faut foncer !".
J'apprends beaucoup en lisant vos commentaires à toi, Yannick et delphine et suis ravi de cette conversation qui se noue entre nous (désolé pour cette répétition phonique...).
A très vite,
Amitié,
PAT
PAT DE BIGORRE
Bonsoir Pat,

       Parfois, les idées s'invitent généreusement dans la boîte crânienne, alors que les neurones sont endormis...pas toujours prêts à les accueillir.
       En général, ces visites géniales se font lorsque le stylo est absent.
       Peut-on parler d'une inspiration "passive", lorsque les phrases se forment dans le récipient à reflexions, d'une manière inattendue, mais néanmoins cohérante.
       Comme dans un jeu de carte, les mots sont brassés, remués et secoués. Soudain, par une intervention qui n'est pas divine, la phrase construite demeure poétique et belle.
       La fusion accidentelle peut-elle être attribuée au hasard ?
       Non ! il faut que l'étincelle provienne d'un créateur, afin d'harmoniser le texte. 
       Comme en musique, les joueurs lisent les notes que le chef d'orchestre a combiné méticuleusement.
       L'écrivain est ce compositeur qui accorde les mots, pour en faire une symphonie.
       Je le compare à ce maître de musique, dont la baguette demeure une plume.
       J'adore la photo de la bobine de fil.
       Tout le travail reste à faire en la déroulant.
       L'auteur doit tisser son récit avec cohérance, tout en conservant le cap de son histoire.
       Tu es ce funambule qui garde l'équilibre, entre la beauté et le sens de ton écriture.
       Amitié.
       dédé. 
dede - le 13/03/2010 à 18h36

Bonjour DD !

Après une longue absence, je reviens en ces lieux et découvre ce commentaire génial, poétique, chaleureux et d'une pertinence rare !

Comme toi, Je ne crois pas au hasard en matière d'inspiration. Plus à une fusion inattendue entre plusieurs idées qui finissent par se rejoindre sans qu'on y prenne garde ! et ensuite vient le travail d'harmonisation...

J'aime le rapprochement que tu fais entre la musique et les mots.

Merci pour ton compliment qui me va droit au coeur. L'équilibre est toujours fragile mais souvent on marche en aveugle...Et les amis sont là pour vous encourager à poursuivre le chemin qui se trace devant vous.

Amitié

PAT

PAT DE BIGORRE
Superbe travail, merci à vous pour votre aide, et je "plussoie" moi aussi ce point de vue... Bref tout est dit, votre blog est vraiment bien bon, je viens de twitter votre billet en espérant que ça vous aide ! D'habitude je ne réagis jamais sur les sites,et ce même si leur contenu est excellent, mais là le vôtre méritait vraiment mes compliments !
qinté - le 16/07/2010 à 17h22

Bonjour et merci pour avoir pris le temps de commenter...

Vos encouragements, vos compliments, votre soutien m'encouragent à poursuivre. Et me dopent pour poursuivre ce site que j'ai voulu différent. Ma passion est communicative et c'est ce qui m'importe le plus,

Belle journée,

Cordialement,

PAT

PAT DE BIGORRE

Bonsoir!

 

Je ne vais pas enrichir le débat car les commentaires précédents ont fait le tour de la question.

Je crois aussi que les idées sont le fruit d'un travail de l'inconscient, d'un "truc" qui se met en place insidieusement et qui se nourrit de notre vécu, de nos lectures, de tout ce qu'on rencontre. Puis, vient le jour où l'idée, débordante d'énergie, se décide à prendre corps et déborde de notre cerveau jusqu'à se couler sur la feuille (où sur l'écran mais c'est moins poétique!).

 

C'est aussi pour cela que certain (et j'en fais partie) sont envahis de papiers, de notes en tout genre où des embryons d'idées cherchent une matrice nourricière...

 

Pour finir, encore un article très intéressant sur l'alchimie de la page blanche qui se transmue en écrit...

 

Amitiés!

Sandrine

Sandrine Virbel - le 23/07/2010 à 21h14

Bonjour Sandrine !

Immense merci pour apporter avec tant de passion communicative, ta pierre d'auteur à cette réflexion sur l'écriture et ses mystères !

Ce que tu écris est passionnant !

Merci encore,

Amitiés !

PAT

PAT DE BIGORRE