Lire, Ecrire, En Parler : le blog de Patrick FORT
Pour prolonger "Je sais que tu te méfies des rêves"
NOTES, OEUVRES ET BIBLIOGRAPHIE
En écrivant « Je sais que tu te méfies des rêves », je n’avais qu’une ambition modeste
et humble : rendre hommage au romantisme allemand que j’ai découvert voilà près de vingt ans.
Cette période me passionne et ma démarche était surtout de prendre du plaisir à l’évoquer.
Je me suis heurté vite à une grande difficulté :
Comment combiner la fiction sans l’appesantir de connaissances et ne pas ainsi risquer de sombrer dans un mauvais cours de littérature, pédant et ennuyeux ?
J’espère ne pas avoir donné cette impression.
Pour cette même raison, j’ai pris le parti de ne pas alourdir ce récit de notes comme j’en avais l’intention au départ.
Je me suis en effet assez vite aperçu que dix pages de notes étaient fastidieuses et m’auraient détourné de ma motivation première : vous inviter à découvrir ce mouvement littéraire, riche, passionnant et aux résonances si actuelles. Autre élément important à savoir ce mouvement ne s'est pas résumé à la littérature et concernait tous les domaines (philosophie, peinture, sculpture, philologie, sciences, politique...)
Une dernière précision, toutes les phrases en italique ou entre guillemets sont tirées de la correspondance et des textes de Bettina von Arnim, Achim von Arnim et Wilhem Grimm et n’ont donc pas été « inventées ».
J’ai centré ma nouvelle sur la personnalité secrète et fascinante d’Achim Von Arnim, celui qu’Albert Beguin qualifiait si justement d’ « étoile polaire » du romantisme allemand.
Moins connus que ceux d’Hoffmann, ses contes (Isabelle d’Egypte, Les héritiers du Majorat…) sont d’une froideur inquiétante et mériteraient d’être redécouverts.
Son texte « Histoire et poésie », daté de 1817, annonce Rimbaud, le surréalisme.
Seule la poésie est connaissance totale et le poète est un "voyant" (c'est le mot même qu'emploie Achim von Arnim bien avant Rimbaud).
Si certaines et certains souhaitent aller au-delà et prolonger la lecture de « Je sais que tu te méfies des rêves », je me bornerai juste à vous indiquer ici quelques pistes bibliographiques et textes majeurs.
Cette liste est bien entendu personnelle et en rien exhaustive.
Les œuvres :
L’indispensable :
« Le romantisme allemand », anthologie établie par Armel Guerne, Phébus Libretto
Présentation de l'ouvrage
Publiée en 1963 sous la direction inspirée d’Armel Guerne, jamais réimprimée, cette stèle mythique manquait à tous les amoureux du Romantisme allemand.
Hölderlin, Jean-Paul, Tieck, Novalis, les frères Schlegel, Brentano, Chamiso, Hoffmann, La Motte-Fouqué, Kleist, Arnim – soit les plus grands – sont bien sûr ici sur le devant de la scène, représentés chacun par un ou plusieurs de leurs textes majeurs. Mais l’on découvrira aussi quelques-uns de leurs compagnons injustement oubliés – Wackenroder, Contessa, Bettina Brentano von Arnim, et la touchante Caroline von Günderode (la suicidée des bords du Rhin) –, lesquels furent eux aussi caressées par l’aile de l’ange. Sans oublier le cortège des romantiques dits tardifs, où brillent encore plusieurs inoubliables : Eichendorff, Büchner, Grabbe, Mörike…
Un florilège unique en notre langue, tant par son abondance que par la qualité des traductions retenues – notamment celles d’Albert Béguin et de Guerne lui-même.
Les Romantiques Allemands, 2 tomes, Edition La Pléiade (plus onéreux et le plus complet)
Achim von Arnim : Isabelle d'Egypte et autres contes, Gallimard/Folio
Bonaventura : Les Veilles, Editions José Corti
Clemens Brentano : Histoire du brave Gaspard et de la belle Annette, Mercure de France/Petit mercure
Adalbert von Chamisso : Peter Schlemil, Librio
Joseph von Eichendorff : Scènes de la vie d'un propre à rien, Gallimard/Folio bilingue
E. T. A. Hoffmann, Contes fantastiques, 3 tomes, Garnier-Flammarion
Jacob et Wilhelm Grimm : Contes, Gallimard/Folio
H. F. La Motte Fouqué : Ondine, Editions José Corti
Heinrich von Kleist : La marquise d’O et autres nouvelles ; Michel Kohlhaas, Garnier-Flammarion
Novalis : Henri d'Ofterdingen, Garnier-Flammarion
Friedrich Schlegel : Lucinde, Aubier/Bilingue
Ludwig Tiek : Amour et Magie, Editions José Corti
Les essais :
ANGELLOZ J.F : Le romantisme allemand, Collection « Que sais-je ? »
Philippe BOYER : Le romantisme allemand, Ma – Collection « Le monde de »
Albert BEGUIN : L’âme romantique et le rêve, Biblio/essai
Pierre PEJU : Lignes de vie : récits et existence chez les romantiques allemands, Corti/Domaine romantique
Marcel BRION : L'Allemagne romantique, deux tomes, Albin Michel
Daniel Wilhem : Romantiques allemands, Seuil/Microcosme
NOTES, OEUVRES ET BIBLIOGRAPHIE
En écrivant « Je sais que tu te méfies des rêves », je n’avais qu’une ambition modeste
et humble : rendre hommage au romantisme allemand que j’ai découvert voilà près de vingt ans.Cette période me passionne et ma démarche était surtout de prendre du plaisir à l’évoquer.
Je me suis heurté vite à une grande difficulté :
Comment combiner la fiction sans l’appesantir de connaissances et ne pas ainsi risquer de sombrer dans un mauvais cours de littérature, pédant et ennuyeux ?
J’espère ne pas avoir donné cette impression.
Pour cette même raison, j’ai pris le parti de ne pas alourdir ce récit de notes comme j’en avais l’intention au départ.
Je me suis en effet assez vite aperçu que dix pages de notes étaient fastidieuses et m’auraient détourné de ma motivation première : vous inviter à découvrir ce mouvement littéraire, riche, passionnant et aux résonances si actuelles. Autre élément important à savoir ce mouvement ne s'est pas résumé à la littérature et concernait tous les domaines (philosophie, peinture, sculpture, philologie, sciences, politique...)
Une dernière précision, toutes les phrases en italique ou entre guillemets sont tirées de la correspondance et des textes de Bettina von Arnim, Achim von Arnim et Wilhem Grimm et n’ont donc pas été « inventées ».
J’ai centré ma nouvelle sur la personnalité secrète et fascinante d’Achim Von Arnim, celui qu’Albert Beguin qualifiait si justement d’ « étoile polaire » du romantisme allemand.
Moins connus que ceux d’Hoffmann, ses contes (Isabelle d’Egypte, Les héritiers du Majorat…) sont d’une froideur inquiétante et mériteraient d’être redécouverts.
Son texte « Histoire et poésie », daté de 1817, annonce Rimbaud, le surréalisme.
Seule la poésie est connaissance totale et le poète est un "voyant" (c'est le mot même qu'emploie Achim von Arnim bien avant Rimbaud).
Si certaines et certains souhaitent aller au-delà et prolonger la lecture de « Je sais que tu te méfies des rêves », je me bornerai juste à vous indiquer ici quelques pistes bibliographiques et textes majeurs.
Cette liste est bien entendu personnelle et en rien exhaustive.
Les œuvres :
L’indispensable :
« Le romantisme allemand », anthologie établie par Armel Guerne, Phébus Libretto
Présentation de l'ouvrage
Publiée en 1963 sous la direction inspirée d’Armel Guerne, jamais réimprimée, cette stèle mythique manquait à tous les amoureux du Romantisme allemand.
Hölderlin, Jean-Paul, Tieck, Novalis, les frères Schlegel, Brentano, Chamiso, Hoffmann, La Motte-Fouqué, Kleist, Arnim – soit les plus grands – sont bien sûr ici sur le devant de la scène, représentés chacun par un ou plusieurs de leurs textes majeurs. Mais l’on découvrira aussi quelques-uns de leurs compagnons injustement oubliés – Wackenroder, Contessa, Bettina Brentano von Arnim, et la touchante Caroline von Günderode (la suicidée des bords du Rhin) –, lesquels furent eux aussi caressées par l’aile de l’ange. Sans oublier le cortège des romantiques dits tardifs, où brillent encore plusieurs inoubliables : Eichendorff, Büchner, Grabbe, Mörike…
Un florilège unique en notre langue, tant par son abondance que par la qualité des traductions retenues – notamment celles d’Albert Béguin et de Guerne lui-même.
Les Romantiques Allemands, 2 tomes, Edition La Pléiade (plus onéreux et le plus complet)
Achim von Arnim : Isabelle d'Egypte et autres contes, Gallimard/Folio
Bonaventura : Les Veilles, Editions José Corti
Clemens Brentano : Histoire du brave Gaspard et de la belle Annette, Mercure de France/Petit mercure
Adalbert von Chamisso : Peter Schlemil, Librio
Joseph von Eichendorff : Scènes de la vie d'un propre à rien, Gallimard/Folio bilingue
E. T. A. Hoffmann, Contes fantastiques, 3 tomes, Garnier-Flammarion
Jacob et Wilhelm Grimm : Contes, Gallimard/Folio
H. F. La Motte Fouqué : Ondine, Editions José Corti
Heinrich von Kleist : La marquise d’O et autres nouvelles ; Michel Kohlhaas, Garnier-Flammarion
Novalis : Henri d'Ofterdingen, Garnier-Flammarion
Friedrich Schlegel : Lucinde, Aubier/Bilingue
Ludwig Tiek : Amour et Magie, Editions José Corti
Les essais :
ANGELLOZ J.F : Le romantisme allemand, Collection « Que sais-je ? »
Philippe BOYER : Le romantisme allemand, Ma – Collection « Le monde de »
Albert BEGUIN : L’âme romantique et le rêve, Biblio/essai
Pierre PEJU : Lignes de vie : récits et existence chez les romantiques allemands, Corti/Domaine romantique
Marcel BRION : L'Allemagne romantique, deux tomes, Albin Michel
Daniel Wilhem : Romantiques allemands, Seuil/Microcosme
Lun 7 avr 2008
2 commentaires
Je suis parfaitement d'accord avec toi, que ce soit le romantisme ou l'impressionnisme, ou même le surréalisme, quel que soit le mouvement, cela ne se limitait certes ni à la littérature ni à la peinture... Cela concernait tout aussi bien les métiers dits manuels, qu'une culture qui cherchait à se libérer d'une autre...
GUYOT - le 30/04/2008 à 17h09
Merci pour cette excellente initiative, Patrick. Tout à fait pertinent d'avoir évité l'écueil de notes en surcharge dans le corps du texte (parfaitement réussi et d'une belle fluidité, oui!). Quant à la sélection bibliog., je vais courir dénicher l'anthologie Guerne chez Phébus (remarquable catalogue d'ailleurs pour des re-publications d'ouvrages introuvables).
Amitié.
Christian - le 30/04/2008 à 22h12
Merci Christian et je suis rassuré par ton avis toujours si précieux et venant d'un bibliophile averti !
PAT DE BIGORRE