Lundi 5 octobre 2009
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16:57
Par PAT DE BIGORRE
FAUT-IL SE MEFIER DES JOURNALISTES ?
Légère contrariété matinale en ouvrant le journal local aujourd’hui.
J’attendais avec impatience un article qui devait paraître sur « Le Sang des Chaînes » dans le journal « Sud-Ouest
».
J’allais devenir une star, les gens allaient m’arrêter dans la rue, le succès me tendait les
bras…
Non, plus sérieusement et vous aurez compris que je plaisantais, j’avais hâte de découvrir ce que la journaliste
avait écrit et, avec un peu de chance, peut-être aurait-elle eu le temps de lire le livre que je lui avais offert lors de notre rencontre.
J’étais curieux.
Le monde ne tourne pas autour du « Sang des Chaînes », je le sais bien ; je ne m’attendais pas à faire la une, il
ne faut non plus exagérer non plus ; non, j’espérais un article sympathique qui donnerait envie de lire le livre. Tout simplement.
J’avais des raisons d’espérer : l’entretien avait duré 45 minutes et j’étais assez content de moi pour une
première interview. Je n’avais pas trop bafouillé et mieux, j’avais réussi à placer quelques phrases ma foi assez intelligentes. Un peu déconcerté au début, j’attendais des questions qui ne
venaient pas, je me demandais ce qu’elle pouvait noter sur son calepin et j’avais l’impression de meubler. Certains silences étaient pesants et sur le quatrième de couverture, j’observais la
photo que l’éditeur avait choisi tout en ayant l’impression que le type que je regardais, ce n’était pas moi.
Puis je m’étais enhardi, j’avais même réussi à évoquer « Les aventures de Jacques Gilbert ». J’avais parlé de ma
passion pour la littérature, de ma venue tardive à l’écriture et j’avais osé avouer une prise de conscience tardive : « même si on n’écrit pas, on écrit quand même ».
J’avais évoqué la belle aventure éditoriale que je vivais, m’étonnant sur sa rapidité et me réjouissant surtout
que ma passion se concrétise.
La journaliste – j’appris plus tard qu’elle se prénommait Carole - noircissait les pages et m’écoutait
attentivement.
Bien sûr, il y avait eu quelques questions déstabilisantes : « De quoi ça parle ‘ Le Sang des Chaînes ‘ ? »,
« Pourquoi écrivez-vous ? » et curieuses : « Projettez-vous de changer d’éditeur un jour ? », « Que pensez vous du monde dans lequel nous vivons ? ».
La gène de la séance photo de vingt minutes avait été effacée par la gentillesse du photographe qui avait hâte de
lire dès que possible « Le Sang des Chaînes ».
Aussi ce matin quand on m’a annoncé que l’article que j’attendais était dans l’édition de ce lundi, je me suis
précipité à la Maison de la Presse.
Et là, surprise.
Je ne vois pas l’article tout de suite. Puis j’aperçois l’entrefilet de dix lignes que je vous résume : « Patrick
Fort tient un blog, il aime lire, il écrit des nouvelles, il vient d’en voir quatre éditées, il est content, le recueil s’appelle « Le sang des chaînes » et cela parle de la guerre
».
Bon, je ne vais pas me plaindre, je suis malgré tout content de lire un article dans la presse sur "Le sang des
Chaînes" et cela est assez drôle dans le fonds.
Et surtout et ce qui importe le plus, toutes les marques de sympathie, de soutien et d’encouragement que je reçois
depuis que le livre est sorti, les articles parus sur de nombreux blogs, les messages que vous m’adressez pour me donner votre avis, oui tout cet enthousiasme que vous manifestez relègue au rang
de l’anecdotique cet article que j’ai déjà oublié.
tu dis avoir trouvé l'article assez drôle dans le fonds; sauf ton respect, ton récit m'a faite mourir de rire ! Celà me rappelle la furie de mon père suite à l'article de presse parlant de la retraite de ma mère : son nom estropié, une grande photo de tous ses collègues, mais pas d'elle, des anecdotes déformées sur sa carrière... Mais ce qui était vrai, c'est que maman était bel et bien en très grandes vacances...
Autre anecdote : le jour de la photo de classe, une maman met tout son coeur à coiffer,à apprêter ses enfants pour qu'ils soient les plus beaux possible . La photo arrive dans le cartable : la maman ne voit que les moustaches chocolatées du gouter, les épis rebelles, les marques au niveau des genoux... mais les enfants eux, sont heureux.
N'oublie pas tout ce qui est VRAI dans toute cette histoire ! Je t'embrasse, Nathalie
je suis ravi de t'avoir fait rire ! et c'était le but recherché avec ce petit article ! tes truculentes anecdotes me font me sentir moins seul et ont déclenché un beau fou-rire !
Je n'oublie pas l'essentiel et ce non-article dans SUD OUEST n'est pas important. Car cet essentiel est ailleurs...
Je t'embrasse,
PAT
Je vois une moralité à tout ça... il n'y a que les lecteurs et les scribouillards de la blogomare pour parler constructivement de littérature...
Les journalistes et critiques se contentent de plus en plus d'aligner des mots ou de servir la soupe...
A quand un mouvement littéraire comparable à celui qui dynamite la musique et son commerce (cf. MySpace etc...) ???
Amitiès, bises!
La littérature a sa place sur la blogosphère, même si elle est le parent pauvre pour l'instant. et le non-article dans Sud-Ouest est une broutille en comparaison des articles, des messages concernant "le sang des chaînes".
je rêve aussi d'un mouvement littéraire né de la blogosphère. en l'attendant, j'aime ces cénacles qui se créent entre nous, ce partage, ces échanges.
Nous sommes plusieurs à avoir la même vision des choses et cela est régénérant !
je t'embrasse,
Amitiés,
PAT
Je comprends la contrariété matinale qui t'a écoeuré en ouvrant le canard du matin.
Je pense que la journaliste a fait son travail consciencieusement, en réunissant toutes les informations concernant, l'écrivain, son oeuvre, le pourquoi, le comment, etc...
En fonction de l'actualité, les sujets principaux sont traités en priorité. Le rédacteur en chef définit le contenu des articles.
Le texte de la journaliste est réduit, voire même parfois déformé.
Selon la place qui reste dans le journal, la contraction de texte sera raccourcie... si la place manque, ou étirée... pour combler les vides.
Mais je reste néanmoins de ton avis, au sujet des deux lignes dédiées pour " Le sang des Chaînes ". La synthèse qui en a été retirée demeure très médiocre pour des professionnels de l'information.
Malgré tout, l'édition de ton oeuvre étant rapportée dans le quotidien régional, demeure un fait positif qu'il faut saluer.
Amitié.
dédé.
j'attendais beaucoup de cet article pour redonner du souffle à la promotion du livre. Et bien tant pis ! Ce sera pour une autre fois ! et comme tu l'écris, c'est déjà bien que "le sang des chaînes" est eu un petit encart !
Mais cette déception est dérisoire en comparaison du soutien formidable que j'ai reçu ! Ton article et ton animation valent plus que ce non-article dans "Sud-Ouest". L'occasion de t'en remercier encore et encore !
J'espère que tu vas au mieux (j'ai lu ton dernier article et j'espère que ta santé s'améliore...).
A très bientôt DD !
Amitiés,
PAT
Lisons nous les uns les autres et passons nous d'eux !
Bises,
PAT
http://ocepaco.over-blog.com/article-21473853.html
tu vois, alors que nous, il n'y avait pourtant rien de très spécial
bonne soirée
Et la déception s'est envolée !
PAT
Le dictat de la presse qui squize les articles culturels afin de pouvoir mettre en avant les papiers racoleurs… et ce au détriment des artistes (promotions) et des journalistes (articles au panier ou réduit à une ligne !)
Ah ! la presse ! Tout un poème !
Amitiés Pat.
oui la presse est un problème, une nébuleuse étrange... mais après ton article dont je ne suis toujours pas revenu, je ne pense plus à cette lègère contrariété. merci encore !
Amitiés,
PAT
bises,
PAT
Si l'article n'est pas paru comme tu l'espèrais, c'est loin d'être la faute de la journaliste. En effet, son intêrét à elle réside dans le nombre de ligne qu'elle écrit puisqu'elle est payé en proportion. De plus, elle a aussi passé 45 min en interview avec toi, ce qui démontre sa volonté de faire publier le papier.
Cet article m'a interpellé car ma mère a bossé dans ce quotidien et que ce genre de mésaventure n'était pas rare. Les journalistes proposent leurs papiers, la rédaction fait ces pages. En gros la place d'un article culturel doit être pertinent pour prendre le dessus sur les activités organisées par les collectivités par exemple.
Les 20 mots que l'on t'a accordé, c'est assez triste, surtout compte tenu du travail produit en amont.
Ne t'insurge pas contre ta correspondante, elle n'y est pour rien !
Bonne continuation :)
Oui, tu as raison d'apporter toutes ces précisions pertinentes et d'atténuer mon propos. Je pense d'ailleurs que la journaliste est aussi ennuyée que moi. Elle s'est retrouvée un peu parachutée sur cet entretien après le désistement du journaliste initialement prévu.
Je n'ai aucun reproche à formuler à cette journaliste.
Ma déception vient surtout de l'attente que je mettais dans cet article. Etre édité est déjà une belle aventure mais la promotion, la diffusion de l'information sont assez compliquées quand tu ne connais pas grand monde. Et là, j'avais bénéficié d'un coup de pouce précieux. Aussi cet article aurait pu être une belle opportunité...et mon regret vient de là !
Le journal SUD OUEST (pour citer ce quotidien) a le monopole de la presse régionale en Aquitaine et leur ligne éditoriale, au niveau local, privilégie l'actualité des collectivités, du sacro-saint club de rugby et quand tu sors un premier livre, la visibilité est difficile. Ils font la pluie et le beau temps et c'est leur droit. Mais je trouve regrettable et préjudiciable de ne pas tenir les promesses même si rien ne les y force !
mais parfois, il existe de belles surprises ! Le journal "La dépêche du midi" a publié un bel article, le 15 août, deux jours avant la sortie du livre, alors que je leur avais adressé un simple mail. Comme quoi...
Je te remercie encore pour ton commentaire et la journaliste est d'ores et déjà pardonnée :) !
Bonne continuation à toi également !
Cordialement,
PATRICK
A Pissos il n'y aura pas d'article dans le journal, mais l'accueil sera chaleureux et j'espère que tu remporteras un vif succès A BIENTOT MARIE HELENE MERIL
Le non-article dans Sud-Ouest n'était pas très important. le plus important, ce sont les rencontres directes, la chaleur des discussions et j'ai hâte de venir à Pissos !
Ce sera une première pour moi et je te remercie encore pour m'avoir invité !
A très vite !
PATRICK
Cet article était surtout pour moi une façon de tourner en dérision cette petite aventure !
Bonne journée !
Pour le livre, oui aussi, je l'ai recu, je voulais t'écrire un mail mais j'ai la tete un peu prise en ce moment et j'ai régulièrement oublié. Je te remercie pour la dédicace qui me va droit au coeur.
Amitié
Thierry
J'espère que tu vas bien.
Amitié.
PAT
Amitié
THierry
Absolument d'accord avec toi Thierry ! Pour tout t'avouer, j'avais aussi un peur de ce que j'allais découvrir...Tu sais ce que tu as dit, à peu près, et parfois, à l'arrivée, il y a des surprises ! Oui, un journal a des impératifs et cible ses lecteurs en proposant les articles qu'ils attendent. mais le journaliste que j'avais eu la première fois m'avait promis "un article aux petits oignons". Enfin, ce n'est pas très grave, juste un peu frustrant peut-être...et je sais qu'ils ont des contraintes !
Je ne sais pas si la journaliste avait écrit un article sympa...
Dis moi Thierry, Tu as reçu "Le sang des chaînes " ? Je te l'ai envoyé il y a dizaines de jours...Je sais que tu avais eu un mal fou à recevoir "La route".
Et super sympa le reportage sur Arte hier soir ! C'était ta fille avec ta femme ? Et l'interview était chez toi ?
A plus tard,
Amitié,
PAT