Mardi 26 mai 2009
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Par PAT DE BIGORRE
LA KERMESSE
On ne l’y reprendra plus.
Lui qui se refuse à fréquenter les grandes surfaces et magasins « ouverts exceptionnellement les jours fériés », aujourd’hui, il n’a rien trouvé de mieux que de
déroger à cette règle sacro-sainte pour quelques emplettes sans grande importance.
Elles pouvaient attendre le lendemain et il aurait très bien pu s’en passer.
Oui, mais il a pris quand même sa voiture ; oui, mais il a quand même tourné plusieurs fois dans le parking avant de trouver une place pour se garer ; oui, mais
malgré sa tenue négligée, il a quand même osé franchir les portes du supermarché, un peu penaud et mal à l’aise à l’idée de croiser une connaissance.
En arpentant les rayons bondés, les cheveux en bataille, les yeux cernés et la barbe naissante, il examine la file interminable qui mène à la caisse. Il détaille
toutes celles et ceux qui ont choisi de faire leurs courses aujourd’hui. Un grand nombre de personnes âgées qui sortent pour voir du monde ; des couples qui viennent se promener ici parce qu’ils
tournent en rond chez eux ; des célibataires endurcis qui espèrent croiser l’âme soeur entre le rayon des produits laitiers et celui des produits surgelés.
Il pourrait faire demi-tour, reposer tout dans les rayons et remettre à sa place le paquet de café estampillé « commerce équitable », la baguette de pain pré-cuite
et le liquide vaisselle « qui prend soin de vos mains ». Et au moment d’emprunter la « Sortie sans achat », céder à un coup de folie passagère, comme par exemple adresser un magistral bras
d’honneur au vigile pour le provoquer.
Mais non. Sage et discipliné, il se range docilement à la suite des gens qui attendent. La caissière lance des regards blasés aux clients qui s’impatientent parce
qu’elle ne va pas assez vite. Elle est fatiguée de ces réflexions incessantes. Elle aussi, elle aimerait être ailleurs.
Il calcule : une vingtaine de minutes au strict minimum vu les caddies remplis et les regards sans concession de ceux qui les poussent. Pour rien au monde ces
derniers ne céderaient leur place. Ils s’accrochent hargneusement à leurs centimètres carrés d’avance. Ils seraient prêts à les défendre bec et ongles si un opportun s’avisait à essayer de les
doubler. Il ne demande même pas à passer pour trois articles. Peine perdue. Il patiente et il s’ennuie. Il regarde distraitement les publicités qui défilent sur les écrans au-dessus des
caisses.
Il aimerait distribuer quelques gifles, se mettre à hurler ou renverser les présentoirs. Juste pour voir.
Mais non. Il attend sagement son tour. Docile et discipliné.
Oui, on ne l’y reprendra plus ! Quelle idée de venir ici en ce jeudi de l’Ascension !
Il répète doucement à voix basse ce à quoi il vient de songer… « Le jeudi de l’Ascension »…Il n’avait pas réalisé… « Le jeudi de l’Ascension ! » Enfant, ce
jour était si important pour lui…et aujourd’hui, il a fallu qu’il vienne ici pour…
…Le jeudi de l’Ascension est une date magique. Après des semaines d’intenses préparatifs, la kermesse de ton école
se déroule sous le préau et dans l’immense cour de récréation, à l’ombre des chênes bicentenaires. Les nombreux stands ont été décorés de guirlandes multicolores et de banderoles
flamboyantes. Les professeurs et les parents d’élèves règlent les ultimes détails. Ton père, grand organisateur de l’événement, parcourt les allées, attentif au moindre imprévu de dernière
minute.
Sur l’estrade, les lots, que les heureux gagnants de la tombola se verront remettre en fin d’après-midi, attisent toutes les convoitises. « Gégé » place les micros et vérifie les branchements.
Tout doit fonctionner parfaitement, lorsque, aux environs de quinze heures, la chorale de ton école donnera un récital. La panne de dernière minute est son cauchemar.
Depuis l’ouverture de la kermesse, la foule se presse pour profiter de la fête. Les enceintes diffusent une musique festive et l’odeur des crêpes réveille les papilles endormies. Les gens se
reconnaissent, se saluent et échangent des nouvelles. Les enfants dévorent des yeux toutes ces friandises et ces jouets qui n’attendent qu’eux.
Toi, les mains enfouies dans les poches de ton beau pantalon du dimanche que tu prends garde à ne surtout pas salir, tu déambules sans trop savoir où aller.
Le précieux billet de cinquante francs que t’a donné ta mère est soigneusement plié dans ton porte-monnaie. Cette nuit, tu n’as pas arrêté de vérifier s’il ne s’était pas envolé. Chaque année, la
veille de ce jour tant attendu, tu ressens cette délicieuse excitation et cette envie d’accélérer le temps pour être enfin à demain.
Ton stand préféré est celui du jeu de la Poste. Quiconque est présent à la kermesse peut venir au stand et écrire un message à une autre personne également sur les lieux. Un “facteur” annonce au
micro qu’une lettre vous attend. On vient chercher sa lettre et on peut aussi répondre. Ce n’est pas obligatoire mais c’est quand même mieux !
Tu commenceras peut-être par le tir à la carabine. Tu n’es pas très adroit mais tu essaieras malgré tout. Le stand tenu par Monsieur Joseph est tout au fonds de la cour. Tu t’y rendras quand il
n’y aura personne. Quand on te regarde, tu perds tous tes moyens et tu ne veux pas que l’on se moque de toi quand tu manqueras la cible. Tu te décideras au dernier moment. Tu as toute la journée
devant toi, c’est ta journée. Une chose est sûre : tu fouineras d’abord à la brocante. En fouillant dans les cartons, tu trouveras plusieurs livres que tu n’as pas encore lus. Mais tu dois être
attentif à ne pas dépenser tout ton argent. Autrement, tu ne pourras pas tenter sa chance à l’épreuve des bouteilles et des cerceaux, à la pêche miraculeuse ou au jeu de massacre. Tu adores
décaniller les boîtes de conserve ! Par contre, le jeu de la planche à savon, tu n’y mettras pas les pieds. L’année dernière, tu as perdu à chaque essai. De toute façon, ce jeu est nul !
Tu croises tes grands-mères, Jeanne et Germaine. Elles bavardent avec ta sœur Christelle qu’elles ont retrouvée devant le stand des bijoux. Elles t’embrassent et te glissent chacune une pièce de
dix francs dans la main, après t’avoir ébouriffé les cheveux avec un sourire amusé. Tu les remercies et tu les quittes précipitamment. Tu viens d’apercevoir ton ami Frédéric qui, tout essoufflé,
arrive enfin….Il a du mal à parler, il articule mal et tu saisis quelques bribes…tu lui demandes de répéter plus lentement. L’abbé Robert Superbie tient une nouvelle attraction qui fait fureur et
de nombreux cadeaux attendent les plus patients. Le principe est simple : il suffit de promener un crochet sur un fil de fer sans le toucher. Mais attention ! Si on touche le fil de fer, une
ampoule s’allume et on a perdu…tu t’élances à la suite de Frédéric, pressé de découvrir ce nouveau jeu. En chemin, vous rencontrez Christophe qui vous offre des chocolatines croustillantes
à peine sorties du four de la boulangerie tenue par ses parents. Tu la dévores et en observant la foule, ton cœur se met à battre la chamade…Nathalie, une fille de ta classe…elle passe à côté de
toi…elle te frôle sans te regarder… ses cheveux ont la couleur du soleil... ses yeux sont bleus comme l’océan… tu aimerais la rattraper, lui parler mais tu n’oses pas…
Il sent un caddie que l’on pousse dans son dos avec insistance.
Il ne réalise pas tout de suite où il se trouve et regarde, sans trop comprendre, ce qu’il tient dans les mains : un paquet de café, une baguette de pain et un flacon de liquide vaisselle.
Il se retourne et croise deux petits yeux qui le dévisagent avec un agacement non feint. Un homme d’une cinquantaine d’années, le teint rougeaud et la moustache épaisse, soupire et d’un geste du
menton lui signifie d’avancer.
Il jette ses emplettes dans le chariot de ce type impatient, tout en se répétant qu’on ne l’y reprendra plus de venir faire quelques courses le jour de l’Ascension.
Il remonte la file sous les regards surpris puis, il se précipite en courant vers la sortie.
Il erre un long moment sur cet immense parking avant de retrouver enfin son véhicule.
Ce monde là est si dérisoire...
FIN
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Publié dans : XIV. La Kermesse
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Tu n'imagines même pas l'immense plaisir que j'ai et qui va au delà de ton commentaire !
Avoir, tout simplement, à nouveau de tes nouvelles, revevoir un signe de ta présence !
Aussi merci...
Et si je peux te donner l'impression (à tort :(...) d'être oublieux, mon silence est trompeur...
Loin des yeux, assurément, mais jamais loin du souvenir...
Bien à toi, chère emmanuelle...
A très vite !
Porte toi bien,
Adishatz,
PAT
Je reviens de vacances d'où ma réponse un peu tardive à ton commentaire !
J'ai bien reçu ton message "hors blog" et te répondrai au plus tôt.
J'aime cette nostalgie de l'enfance et j'aimerais redevenir enfant pour revivre ces kermesses...juste une fois...Mais jusqu'à preuve du contraire (
Merci encore et à très bientôt !
J'aime bien ce texte réaliste et sentant le vécu... ah, les joies du supermarché... rajoute des gosses surexités qui mettrraient bien tout à sac, le resquilleur de queue de caisse qui tente de te piquer ta place.
Pour la kermesse en elle-même, que de souvenirs... surtout lorsque tu parles des pièces de 10 francs ;-)
Allez, il faut entasser quelques clients grincheux et faire un gigantesque jeu de chamboul'tout avec...
Sinon, une 'tite coquillette "sa" véhicule en fin de texte...
amitiés!
Sandy
tes commentaires ont toujours cet enthousiasme si revigorant !
je voulais partir de mon vécu et interpeller les souvenirs communs que nous avons !
j'aimais cet aller-retour entre nos vies d'adulte et ces souvenirs d'enfant qui est au centre de ce texte.
merci pour la coquille que je vais corriger de ce pas !!!
Amitiés.
PAT
L'odeur des crêpes, je l'ai dans les narines!
.
Quant à L'abbé Superbie et Christophe le Boulanger : je viens de prendre un coup de jeune
Ta description des files d'attente au supermarché est oh combien réaliste, cela peu importe le pays. Mais au moins la prochaine fois, que je rongerai mon frein en me répétant "qu'une-fois-de-plus-j'ai-choisi-la-mauvaise-file", je sourirai en repensant à ton récit !
Lire tes commentaires est un grand bonheur pour moi ! Et si mes mots trouvent un écho dans tes souvenirs, j'en retire une grande fierté ! oui christophe dont je n'ai plus de nouvelles depuis longtemps et le regretté robert superbie (j'ai écrit un texte suite à ce "drame"...: I AM THE YOU). Son "départ" me trouble et me hante encore...
Il faudrait écrire sur la métaphysique des files d'attente dans les supermarchés. elles résument assez bien notre monde...
Si mon texte te permet de mieux les supporter alors je suis ravi de l'avoir écrit !
Je t'embrasse et n'oublie pas que je dois t'écrire "hors-blog".
PAT
Merci..
Ah nostalgie quand tu nous tiens , cette nostalgie qui t'appartient te permet de nous offrir des textes beaux , émouvants.
Merci..
tu as bien lu entre les lignes : c'est de moi qu'il s'agit et comme tu me connais bien, tu as reconnu tous les prénoms.
et je te l'avoue, j'ai agi de la sorte ! même ma voiture, j'ai eu du mal à le retrouver !!!
j'aime alterner des nouvelles plus ancrées dans l'histoire mais qui je l'espère, nous ramène à des thèmes toujours actuels (seule la toîle change...) avec des textes plus intimistes, plus nostalgiques. et s'il parle à celles et ceux qui les lisent, j'ai ainsi réussi...
a très bientôt cher ami,
merci encore...
amitiés
PAT
je rajoute le lien du site où se trouve l'image :
Lien
cordialement,
PAT
Gaetan ;-)
Fier que ce texte trouve un écho chez toi ! quand on m'écrit ce que tu m'écris, alors je me dis que mon texte est réussi !
le texte de la kermesse est plus personnel (tiens donc !) et pour une fois, je "raconte" un peu ma vie...
Amicalement,
PAT
En lisant la première partie de ce récit, j'y étais au milieu des rayons, avec tout ce qui me fait fuir ce genre d'endroit. En lisant la deuxième partie.. j'y étais aussi à la kermesse, j'en retrouvais les sons, les odeurs, les couleurs et je suis sortie de cette lecture les yeux pleins de rêve, avec un prime le sourire provoqué par la fin inatendue et appréciée.
Merci pour cet instant de rêverieMarie
Je lis avec beaucoup fierté ces compliments et ces impressions ressenties.
Quand mes textes trouvent un écho chez celles et ceux qui me font le cadeau de les lire, le cadeau qu'il m'offre en les commentant est toujours souce de fierté et je me sens privilégié.
Merci donc.
PAT
Récits "juxtaposés et comparatifs" d'une même situation décalée dans le temps, le jour férié de l'Ascension, particulièrement saisissants. La forme ainsi adoptée et le style de l'écriture accentuent le contraste entre les jours fériés d'antan, festifs et conviviaux, et la banalité ainsi que la froideur de ceux d'aujourd'hui qui n'ont de férié que le nom pour trop de gens...
Amitiés...et porte toi bien.
comme toujours, j'ai lu ta critique avec le plus grand intérêt et je t'en remercie !
tu as cerné à merveille et décrypté mes intentions dans ce texte. j'aimais ce contraste entre avant et maintenant, entre l'âge adulte et l'enfance, entre cette froideur et cette chaleur. Ma crainte était que le passage de l'un à l'autre soit trop brûtal. Mais à te lire, me voilà rassuré !
Amitiés et...porte toi bien !
je suis arrivée par hazard sur ton blog en
lisant Bigorre , un mot qui me parle .
et pour cause , je suis aussi de la Bigorre .
alors , j'ai voulu en savoir plus et me voila .
le récit de ton " escapade " au super marché
un jour férié est tellement vrai ....
bonne journée . a bientôt !
Merci ta lecture et pour ton commentaire !
Adishatz et à très bientôt !
PAT
Amitié et merci
Thierry
tes commentaires sont toujours si importants et je les attends toujours avec impatience. Car je sais que si un texte ne te plait pas, à travers les mots, je le devine.
ton commentaire me rassure car mon humble objectif, en plus d'évoquer quelques souvenirs intimes, était de trouver un écho chez celles et ceux qui me liraient. Certaines choses sont immuables et les souvenirs le permettent. Ecrire sert aussi à ça. entre autre. et quand je lis ton commentaire, je comprends qu'ainsi j'ai réussi.
Ce texte m'a été inspiré par une expérience réelle. l'idée m'est venue un jour que j'attendais mon tour au supermarché du coin. Et puis, il y a eu le miracle de l'écriture, le travestissement nécessaire du souvenir, ce travail de mise en forme et d'édulcoration.
Quand un écrivain de ta trempe et pour lequel j'ai un profond respect écrit ce que tu m'as écrit, je me laisse aller et cède à la fierté...
En espérant te lire le plus tôt possible,
Amitié,
PAT
L’opposition des contraires. La chaleur onctueuse de l’enfance s’affrontant à la froideur rêche du stressant quotidien de la vie d’adulte. Le tout générant un tumulte électrique d’orages d’incompréhensions, d’éclaires d’ires devant ce navrant spectacle de la convivialité qui s’éloigne au profit de la cupidité. Mais ne négations pas de trop. Le soleil arrive à percer les nues grises de l’individualité…
Bravo pour ce texte Pat.
Amitiés.
Je te remercie pour ce magnifique commentaire. tes mots et ton écriture remarquable prolongent mon texte en mettant en avant ce qu'il sous-tend, en plus de cette nostalgie de l'enfance. A savoir : la confrontation de nos vies d'adulte face aux souvenirs, cette âme d'enfant que nous aimerions retrouver parfois et que nous cherchons à saisir à nouveau.
je suis ravi que mes mots aient trouvé un écho en toi. Ils vivent et trouvent ainsi un précieux prolongement.
Merci encore.
Amitiés.
PAT
Las...! Le monde a bien changé, a évolué, mais peut-être pas dans le bon sens
Triste monde. Tristes personnages. Tu l'as superbement bien démontré dans ton récit, (en attendant le fameux tour à la caisse) en "rêvant" les yeux ouverts mais absents, replongeant dans un passé qui n'est pourtant pas si loin que ça et qui était une fête à l'époque. La kermesse ! Comme je m'en souviens moi aussi...La GRANDE sortie ! Maintenant les enfants sont scotchés devant un écran, que ce soit télévision, ordinateur, nintendo, game boy, téléphone portable etc...Et c'est à qui aura le dernier cri.
Et les Bombecs (je ne sais pas si cela s'écrit comme ça!) et les Mistrals Gagnants...
Sans parler de cette terre que l'Homme laissera en héritage aux générations futures complètement polluée et dénaturée.
Bouh ! Ton texte m'a filé le bourdon, mais il est tellement bien écrit que je te pardonne !
PS : Il a bien fait à la fin le bonhomme
mon intention n'était nullement de te filer le bourdon !
le monde a changé, ce que nous en avons fait n'est pas merveilleux. les souvenirs de nos enfances lorsque nous les confrontons à ce monde actuel font que certaisn jours nous le trouvons plus laid ou moins beau. Ou alors est-ce parce que nous avons vieilli. le monde n'était pas déjà fameux mais nous n'en avions pas conscience...
merci mel pour tes mots.
porte toi bien,
PAT
Comme toi, les grandes surfaces, si je le peux mais malheureusement pas toujours, je les évite...ces grands temples de la surconsommation m'angoissent et j'en sors exténué...
Ravi que ce texte réveille cette nostalgie de l'enfance, si précieuse et si importante. Quant à savoir si ce doux monde est devenu illusion, je te répondrais peut-être...
Je t'embrasse.
PAT
amitié
Yannick
j'avais ce texte en tête depuis quelques jours et je l'écris en peu de temps.
j'ai cette nostalgie de l'enfance, cette partie de nous que l'on voudrait retrouver parfois...j'aimais ce contraste entre nos vies d'adultes et les souvenirs de l'enfance...aussi ton compliment me rassure quant à l'effet que je souhaitais. et si tu y as trouvé un écho à tes propres souvenirs, j'en suis plus que réjoui...c'est toujours un compliment rare et précieux.
ta lecture toujours attentive aura bien sûr noté certains personnages (réels !) que j'ai glissés dans ce texte.
Ils "vivent" ainsi encore et mes mots deviennent alors utiles...
amitié et encore merci !
PAT