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TIERRA DE DOLOR
(EXTRAIT)
DANS LA COLLECTION "QUATRE LIGNES"
AUX EDITIONS LE SOLITAIRE
1.
Le trajet en voiture pour gagner notre hôtel à Argelès-sur-Mer avait altéré à jamais la lueur de nos regards. Un tapis de cendres recouvrait ce monde désormais dépouillé de ses couleurs par cette guerre, pire que toutes les autres car fratricide.
Cette terre d’Espagne, ma terre d’Espagne, ce pays qui n’était pas le mien, mais qui l’était devenu, après trois années de combat, était défiguré, exsangue, méconnaissable. Les « vainqueurs » avant de se reposer voulaient achever leur Croisade, parapher leur triomphe dans un ultime bain de sang. Alors, insatiables, ils traquaient les « vaincus » pour exhiber leurs dépouilles à ceux qui resteraient là.
L’exode auquel nous assistions se déroulait sous nos yeux sans que nous puissions y changer quoi que ce soit.
À travers nos pupilles brûlées par cette détresse sans nom, les scènes, plus poignantes les unes que les autres, se succédaient au fur et à mesure que nous avancions.
Les souvenirs que nous garderions de ces journées terrifiantes seraient à jamais frappés du sceau de la douleur. Pas celle, fulgurante, qui ne dure qu’un instant. Non, celle qui vous ronge, qui s’invite chaque jour et ne vous lâche jamais. Vous la chassez, mais toujours elle revient. Elle s’installe. Durablement. Et vous n’y pouvez rien.
Tomàs, notre chauffeur, se frayait avec difficulté un passage au milieu de foule. Nous étions le plus souvent à l’arrêt. Nous serions en retard, mais cela n’avait plus guère d’importance. Nous avions cessé d’observer depuis longtemps le cadran de nos montres. Les moindres repères étaient abolis. Les heures s’éparpillaient, le temps se disloquait et ne signifiait plus rien. Il se perdait dans des méandres aux frontières indéfinies.
Témoins muets et impuissants, la tristesse broyait nos cœurs. Notre vue se teintait de voiles noirâtres au fur et à mesure que nous progressions dans cette marée humaine, digne et silencieuse dans sa fuite en avant.
Des milliers de personnes, exténuées et affamées, fuyaient l’avancée des troupes nationalistes. Acculée, l’angoisse chevillée au corps et la peur au ventre, la foule se déversait en flots ininterrompus pour déferler sans discontinuer sur les routes.
Dans le véhicule, nous étions oppressés et désemparés.
John, du « New York Times », si débonnaire habituellement ne desserrait pas les lèvres. Assise côté passager, Juliet était livide. Elle n’avait pas prononcé un seul mot depuis notre départ. Elle fixait les flocons qui s’écrasaient sur le pare-brise. Les essuie-glaces s’acharnaient à les chasser inlassablement comme pour ne rien nous dissimuler de cet enfer.
Seul Josef, reporter pour l’agence Magnum, mitraillait la foule avec son appareil photo, un Leica 250 auquel il tenait plus que tout au monde.
La « Retirada », la retraite avait débuté et avec elle, toute la souffrance du monde se déversait sur les chemins sinueux et abrupts, dans un torrent de larmes, de peur et de colère.
Bonjour Delphine et merci pour tes voeux !
je suis ravi de ta visite et te souhaite des milliards de bonheur à la puissance infinie pour l'année 2012 !
Elle commence sur des chapeaux de roue avec ce magnifique projet que tu évoques ! N'hésite pas à me contacter ! Si je peux t'aider en quoi que ce soit, ce sera, tu t'en doutes, avec joie !!!
Encore tous mes meilleurs voeux !
Bises,
Pat
Bonsoir Pat,
Ce sera avec un grand plaisir que je relirai cette terre de douleur que tu décris si bien.
Amitié.
dédé.
Bonjour DD et merci pour ton commentaire qui me donne des ailes !
J'y réponds aujourd'hui seulement car un "bug" d'Oerblog et d'orange m'ont privé de commentaires (notifications n'arrivaient pas...)
Amitié,
PAT
Voilà un recueil qui promet, le lien intense entre chaque texte lui procurera une grande richesse.
Amitié
Thierry
PS peu de gens le savent mais les premiers résistants francais étaient espagnols. Je parle de la résistance armée.
Bonjour Thierry et comme de coutume merci pour ton commentaire.
Tes encouragements me confortent dans ma conception du recueil. Contrairement au premier, je veux que les trois nouvelles soient liées et se répondent, qu'elles prolongent la lecture et la complètent.
Tu as raison d'apporter cette précision importante quant à l'engagement des espagnols dans la résistance française. les "guerilleros" ont montré le chemin dans la lutte contre le fascisme. Leur combat continuait "ailleurs".
Amitié,
PATRICK
Salut Pat,
pour reprendre la dernière phrase, cet extrait nous plonge dans un "torrent" d'émotions dont je sens que nous ne ressortirons pas indemnes la lecture achevée. Là encore on reconnait ton style riche de sensations. Bravo.
Amitié
Yannick
Rebonjour Yannick !
Merci pour ce beau compliment ! Le style, mon style, j'essaie de le trouver et je me bats souvent contre lui, contre mes défauts qu'à force de réécitrure je corrige ! Alors après tous ces efforts que le lecteur soit secoué est la moindre des choses -rires
Merci encore !
Amitié,
PAT
UN passage magnifique que cette description de la guerre et des illusions perdues.
merci Thierry ! j'ai essayé de dire que la guerre, les idées qu'elles véhiculent, sont réduites en poussière quand la réalité les rattrappe. la guerre, elle, n'est pas une abstraction !
Feux et cendres de l'engagement, des idéaux, des rêves d'aventures comme de justice, les embrigadements au pas cadencé (partisans et armés, on sait aussi ce que cela voulait dire dans les rangs les plus staliniens, Poum ou pas Poum...) , la grande ordalie humaine/inhumaine de la machine à broyer... Avec ces étapes, cet itinéraire-là, cette expérience si éloquente ici, oui, ce passage est tout à fait admirable.
merci christian...le Poum, staline...je ne peux m'empêcher de songer à "hommage à la catalogne", l'admirable témoignage d'orwell qui a inspiré "land and freedom" de ken loach. j'ai écrit ce passage de la nouvelle assez rapidement. quand après plusieurs semaines de non-écriture", "tierra de dolor" s'est débloquée...
aussi, ton commentaire me rassure !
Un récit poignant dont on ne peut ressortir insensible, écoeuré, l'estomac noué.
L'écrivain que tu es ne nous épargne pas et retrace avec une telle exactitude la guerre telle qu'elle est, par la bouche de ce français qui a vu, subi et compris.
*avoir peur de lire la suite, vu la chute...*
n'ai pas peur de lire la suite Mel et encore une fois, immense merci et profonde reconnaissance pour ta lecture !
Bonjour Pat,
Lorsque le rêve utopique se révèle être un carnage, les croyances de Lombard s'effondrent.
L'inutilité de tout ce sang versé pour des raisons de justice humaine, s'avère être insensée. Les hommes s'entretuent sur le champs de bataille par instinct de conservation.
Les mots de l'auteur sont de véritables témoignages de cette prise de conscience.
La vie est si précieuse, qu'aucune raison ne devrait la saisir dans le sang d'une guerre.
Amitiés.
dédé.
Rebonjour DD !
tu as résumé à merveille : "carnage", "inutilité, "insensé" et "vie précieuse", envers et contre tout...
l'homme avec la guerre s'attache pourtant à toujours la détruire au nom d'intérêt économique ou de soif du pouvoir...
Amitié;
PAT
on retrouve un peu de "Mort pour la France" notamment lorsque les désillusions pleuvent et dénoncent les belles paroles qui voulaient faire croire que la guerre a forcément une légitimité, une noblesse, qu'elle sera facile puisqu'on est dans son bon droit etc...
Oui tu as raison Sandy...c'est en effet un thème qui m'a toujours fasciné et interpellé...avec fierté, je note que tu connais bien mes textes et je t'en remercie !
J'aime beaucoup la relation journaliste amerloque de merde et du brigadiste. Je suis totalement pris.
j'aime également cette confrontation entre les deux points de vue. et elle vient après la difficulté du narrateur à écrire. le verbal fàce à l'écrit pour relater la réalité de la guerre. d'un témoin, on passe à un acteur. enfin d'un témoin, ce n'est pas forcément vrai, parce que...mais chut !
Parties 4-5: bien intéressante, cette rencontre avec un Français brigadiste. Après le témoignage par l'écrit -et après l'oeil qui saisit - voici le reporter américain, gagné certes par une lassitude légitime après sa déferlante rédactionnelle( cette bataille libératoire de mots) confronté à la parole, à la vive voix d'un récit, d'une expérience forte. Qui plus est venant d'un autre étranger, mais protagoniste direct. Une figure de l'engagement, oui. Son itinéraire semble résumer fort bien les motivations, conditions, caractères, et les étapes de bien des combattants brigadistes français. Peut-être ( oh, bien mince réserve!) aurait-on souhaité ici en savoir un brin de plus là-dessus, peut-être aussi que son langage, brut et "malmené", qu'il "réinventait en en extirpant le superficiel" aurait pu se faire entendre en plus prononcé dès le début de la rencontre, mais le fait est que l'attention ne faiblit jamais dans cette confrontation des plus suggestives.
merci christian. dans cette partie je voulais que le narrateur écoute après avoir écrit. c'est un peu une nouvelle dans la nouvelle. l'angle change. j'ai voulu ainsi donner un autre regard sur la guerre, plus direct, plus brutal. le brigadiste ressemble à beaucoup de volontaires français. il résume les raisons de l'engagement. je suis d'accord avec ta réserve. au départ, le début était beaucoup plus long quant à son histoire. mais là encore, j'ai "élagué". tu pointes avec pertinence une des faiblesses de ma nouvelle et dont j'ai conscience. je dois reprendre les premières phrases de la rencontre, pas assez directes, nerveuses et qui ne me satisfont pas totalement encore.
merci de décortiquer mes phrases (toute apprenti écrivain le rêve en secret et j'ai une chance immense !).
merci christian. reconnaissance "ad vitam aeternam" !
"Il ne tergiversait pas et allait à l'essentiel"...
"Je l'écoutais en silence : respectueux et admiratif"...
Oui...
j'aimais bien cette confrontation entre le journaliste qui a du mal à écrire et le brigadiste qui parle, entre l'écrit et l'oral, toujours sous l'angle du témoignage...
merci !
Bonjour Pat,
Monsieur Lombard ne mâche pas ses mots.
L'homme aviné a un comportement impulsif vis à vis de l'amerloque. Il se calme et s'excuse, aussitôt que le journaliste décide de l'écouter.
Le language direct du Français dévoile une grande lassitude, mêlée de colère et d'une tristesse profonde.
Combattre le fascisme est le but essentiel du brigadiste.
La scène est très imagée par les mots de l'auteur.
Amitié.
dédé.
Bonjour DD et merci de commenter ce passage auquel je suis très attaché. Comment ne pas être las quand on a l'impression d'avoir perdu ses illusions ? j'aimais cette idée du langage du combattant qui tranche avec celui du journaliste. l'acteur et le témoin pour résumé.
Amitié et merci encore !
PAT
curieusement, j'aime bien le franc-parler de Lombard.
Son comportement et son discours donne un nouveau rythme au texte.
Le lecteur est captivé...
merci pour tes commentaires Sandy...je suis ta lecture au fur et à mesure...j'y réponds et je suis alors heureux d'avoir écrit "Tierra de dolor".
trés beau texte et les images qui les accompagnent sont trés émouvantes. Bravo!!
Bonjour Ulysse et merci pour ta lecture et ton commentaire. j'apprécie à sa juste valeur (!) ton compliment !
je confirme très belles images et texte émouvant avec Hemingway en point d'orgue
bravo Pat
amitiés
Denis
Bonjour Denis et merci du fonds du coeur pour avoir lu "tierra de dolor". Et que tu ais apprécié cette nouvelle me remplit de fierté !
amicalement,
PAT
Superbe, j'aurai pu en lire encore des kilomètres...
Le choix d'Hemingway comme témoin est superbe, il donne tout son sens au dégout du journaliste et son désir de fuite, cet homme en a déjà tant vu et tant fait.
Merci Pat, j'ai passé un instant intense avec toi et ta plume.
Amitié
Thierry
immense merci thierry pour cette noouvelle à la genèse compliquée. au départ, je n'avais pas l'intention de mettre en scène Hemingway. j'ai écrit plusieurs passages sans penser que ce serait lui. puis je suis tombé par hasard sur sa correspondance la semaine dernière. je savais son implication dans la guerre d'espagne. c'est un écrivain qui me fascine. a la relecture de ma nouvelle, je me suis dit, mais ce reporter ne peut qu'être que lui. et j'ai trés peu modifié ce que j'avais écrit jusqu'à présent...juste deux-trois phrases...c'est un peu comme s'il s'était invité parce que c'était évident. difficile à expliquer. magie de l'écriture peut-être et fruit d'une maturation et de l'inconscient qui l'accompagne. aussi Thierry, même si ta panne d'écriture passagère te stresse, même sans écrire on écrit et on emmagasine des idées pour "après" !
merci encore pour l'honneur que tu m'accordes en me lisant et pour ton soutien sans faille !
Amitié.
PAT, soulagé à la lecture de tes commentaires.
Figure toi que j'ai songé à Hemingway tout le long du récit, jusqu'à la fin et quelle heureuse suprise! J'ai aussi retrouvé dans tes lignes les quelques témoignages d'enfants de réfugiés que j'ai eu l'occasion d'écouter. Et d'un survivant aussi, tout jeune homme à cet époque là et qui s'est ensuite retrouvé dans un camp de concentration allemand, pour avoir chosi de se battre ensuite pour défendre la France des Nazis.
Très bon écrit, qui cerne bien la guerre, l'impuissance et la douleur des témoins, celles des victimes, celles des combattants. Bravo Pat!
Bonjour Delphine et merci pour ton commentaire que j'attendais avec une vive impatience ! En rédigeant cette nouvelle, j'ai délibérément lu très peu de témoignages directs pour ne pas être influencé. je me suis appuyé sur quelques photos. aussi, ton commentaire me rassure car je voulais coller à la réalité. tu as raison de souligner l'implication des républicains espagnols dans la résistance et les nombreux sacrifices au nom de la liberté. le premier a être entré dans Paris était un char espagnol sur lequel était écrit "teruel".
Pour Hemingway, l'idée est venue à la fin. je voulais qu'il soit dans la nouvelle mais sans trop savoir comment. puis j'ai abandonné l'idée et la semaine dernière, j'ai compris et qu'il soit le narrateur m'a semblé évident...Bizarre...
je suis très fier car tu résumes à merveille cette nouvelle "la guerre, l'impuissance et la douleur des témoins, celles des victimes, celles des combattants".
Grand merci Dlephine et je te suis très reconnaissant pour tes précisions, ton enthousiasme et l'honneur que tu me fais de me lire.
Encore un grand merci !!!
Ce n'est point demain la veille que sonnera le glas de ton sacré talent d'écrivain, Patrick. Preuve éloquente ici, encore. Ah, j'avoue moi aussi avoir songé au papa Ernest, côté correspondant de guerre américain devant le crépitement de la machine à écrire (pas forcément au bar, sourire... le cliché de la libération du Ritz, c'est pour plus tard, hein?) et aussi, et surtout, cet intérêt pris au langage sans "oripeaux" prêté par toi au récit du brigadiste. comme un signe ici sur l'inflexion de style et de langue, au plus près du réel, voulue par l'écrivain après cette expérience là de la guerre d'Espagne... Il y a aussi les images particulièrement fortes que porte ton récit (via l'oreille d'Hémingway et les paroles de Lombard); au premier chef, ce traquenard infâme, mais qui est bien, comme tu le fais si justement dire au personnage, le lot de la guerre elle-même. Encore une fois, j'admire ici ton formidable sens du récit, la force de tes évocations ( et sur un tel sujet, outre le travail préparatoire de documentation, que de sueurs, oui, pour un écrivain) Je suis sensible aussi au fait que tu saches autant mettre en scène - autre défi parfaitement relevé - tel épisode de la vie même d'un écrivain (et oh, souvenirs ici d'autres bonheurs de lecture côté von Arnim et Grimm). Preuve encore que la plume se nourrit heureusement de l'oeil et de la parole. C'est bien, je crois, pour un épisode aussi riche de sens que la Guerre d'Espagne, avec cette question centrale du témoignage et de l'engagement, par le relais immédiat ou distancé des images gravées sur le plus terrifiant et le plus tragique, oui, c'est bien ici un sens profond, et de grande force dans l'évocation. Voilà sans doute un des vecteurs les plus sensibles et attachants de cette fort belle nouvelle, une âpre et profonde résonnance humaine.
Merci à toi pour ce superbe moment de lecture! Encore bravo.
Bien amicalement
Christian
Comment te remercier cher christian pour tout ce temps que tu as consacré à me lire et à me commenter avec tant de précision. tes commentaires m'ont permis d'approfondir et de prolonger la réflexion que j'ai nourri en écrivant "tierra de dolor". cette nouvelle était comme un défi, n'a pas été simple à écrire mais le résultat, j'en suis au final assez satisfait. le témoignage était au centre de cette nouvelle comme tu l'as si bien écrit. je suis fasciné par hemingway et il s'est comme imposé à la fin de la rédaction de cette nouvelle (merci pour ton évocation au début de ce commentaire de "pour qui sonne le glas"...(rires)).
tes commentaires sont précieux et éclairent cette nouvelle.
je ne te remercierai jamais assez pour ton amitié à me lire et à me commenter.
UN IMMENSE MERCI et UNE GRANDE RECONNAISSANCE.
Amitiés.
PAT
Quel récit, oui, et quelle chute !
Tu as superbement réussi à te mettre dans la peau du journaliste et du combattant.
Je n'avais même pas capté moi, pour Hémingway, tellement j'étais ancrée sur ton écriture ! Hé oui, Hémingway en aura vu de toutes les couleurs (si je peux m'exprimer ainsi..) un grand journaliste et écrivain. Son suicide aura mis fin à toutes ses douleurs, de la vie et de ses maladies...
Ecriture captivante et très riche en vocabulaire. De la littéralité pure. Merci.
PS *Vous les avez croisés* ...(emporté dans ton écriture tu étais..!!)
Merci pour tous ces commentaires Mel et ces beaux compliments ! plutôt que nouvelle, je préfère le terme de récit que tu emploies.
je suis assez content de cette chute qui s'est imposée vers la fin. Je n'y ai songé qu'une fois l'écriture de "tierra de dolor" presque terminée. j'ai eu raison d'attendre donc ! merci pour ton compliment quant à mon écriture. quand on aspire à faire entendre sa voix, lire ce que tu m'écris est formidable et vous donne des ailes pour continuer sur la voix que l'on trace patiemment et parfois laborieusement.
je t'embrasse.
PAT
PS : correction effectuée !!!
salut Pat, cela valait le coup d'attendre.
je trouve que tu as réussi à exprimer un maximum de ton ressenti sur cette guerre infâme; ton ressenti est très juste et ne s'encombre pas de détails inutiles. la phrase est forte et les images naissent facilement. comme ton narrateur, je pense que tu as dit la vérité sur ce qu'est une guerre. j'étais soufflé par le fait que ce soit hemingway et je me suis dit: c'est bien il a osé.
ta nouvelle est très bien construite du début à la fin; on se laisse prendre par l'histoire qui rejoint l'Histoire. cela fait du bien d'entendre l'histoire de Lombard, témoin d'une époque où l'on osait aller donner sa vie pour la liberté. cela est nécessaire d'entendre "la retirada" narrée 70 ans après.
cette nouvelle est poignante et trouve sa valeur ajoutée quand on apprend que le journaliste est Hemingway; a la deuxième lecture, les mots du narrateur prennent une autre dimension.
le contexte de cette histoire est remarquablement développé et nous permet de mieux en appréhender toute sa richesse.
encore bravo maestro pour ce moment émouvant de lecture
amitié
Yannick
merci yannick pour ta lecture et tes compliments. j'attache beaucoup d'importance à ton avis alors me voilà rassuré. comme nous avons coutume de le faire, je reviendrai longuement sur cette nouvelle par mail. j'aime ces discussions par mails interposés et ces recettes d'écrivain que nous échangeons (n'ayons pas peur des mots !!!)
Amitié.
PAT
Hello Pat,
Tout lu en une fois. Et pas decue du voyage. Tu as su nous parler tres justement et avec beaucoup de talent de cette infame guerre. Tres image et juste ce qu'il fallait. J'avais pense a Ernest aussi. Superbe texte, superbe fin. Beaucoup de talent ici.
Bisous
Seb
Bonjour Seb et merci pour ta lecture. merci pour tous tes compliments et un particulier : que tu es lue la nouvelle en entier. Preuve que tu ne t'es pas ennuyée et que mes mots t'ont accroché. "Justesse" me plait aussi ! j'ai déployé des efforts considérables pour être VRAI ! Alors, ton commentaire me rassure quant aux objectifs que je me fixais.
je t'embrasse.
PAT
Bonjour Pat',
brillant texte qui fait bien ressortir l'absurdité de toute guerre et tout le lot vies gâchées qu'elle entraîne. Brillant par la simplicité apparente de cet oeil de journaliste témoin, grand homme s'il en est!
Bravo!
Merci GD ! Tu as bien cerné un des thèmes que j'ai voulus développés dans cette nouvelle et cela est rassurant pour l'apprenti écrivain que je suis.
Encore une fois merci et bravo pour tes dessins si pertinents, humoristiques et qui décryptent l'actualité avec tant d'acuité.
A bientôt !
je ne vois pas mon com ...bon comme dit ma femme , suis encore à coté !
je te disais, d'abord bravo et ce que disait mon grand père" perdimos porque en una hypocrisia general, ellos querian destruir un mundo mientras nosotros queriamos construir uno nuevo "
adios amigo !
Bonjour Blas et merci pour avoir pris le temps de commenter "Tierra de dolor". Ton commentaire me confirme ce que je pensais : le système des commentaires connait souvent des bugs. aussi, ta femme se sera trompée !
ce que disait ton grand-père résume cette tragédie : les "vaincus" (mais pour nous non !) le doivent à une hypocrisie générale (non-intervention de nombreux pays, rôle ambigüe des russes qui ont surtout profité de la situation et éliminé leur ennemi trotskystes- entre autres-). Et c'est bien deux mondes qui s'opposaient : les fascistes voulaient en détruire et les républicains (j'emploie cette dénomination dans le sens le plus large possible) voulaient en contruire un nouveau).
merci !
hasta luego amigo !
PAT
Bonjour Pat,
Les fascistes prennent des enfants comme appât.
Avec écoeurement, le Français se mémorise les rires grotesques des Franquistes.
Le brigadiste aime cette terre de douleur. Il donnerait sa vie pour l'Espagne.
Avant de repartir pour sa destinée, l'homme demande le nom du journaliste.
Puis il salue Ernest Hemingway.
Cet écrivain, fut le témoin de ce passage douloureux de la guerre fraticide qui frappa l'Espagne.
Tierra de dolor est un texte chargé d'émotion. Les mots décrivent avec une intensité remarquable, la lassitude et l'écoeurement des témoins de cette guerre civile.
Comme l'auteur, je vomis le nationalisme et tous les tristes individus qui y adhèrent.
Amitié.
dédé.
Bonjour DD !
Merci pour ton commentaire vibrant d'émotion et tes compliments qui me vont droit au coeur...
Tu as bien saisi un des thèmes en filigranne dans cette nouvelle...et je te remercie de me rejoindre.
Amitié;
PAt
Voilà, j'arrive à la fin de "tierra de dolor", j'ai beaucoup aimé ce voyage dans une page d'histoire que je ne connaissais pas.
C'est donc une découverte historique et culturelle pour moi.
J'ai trouvé la chute excellente avec "l'apparition" d'Hemingway, je n'avais rien vu venir.
Pour finir, l'utilisation d'enfants comme appâts est véridique??? C'est hallucinant!!!
Amitiés,
Sandy
sandy, je ne sais comment te remercier pour cette lecture attentive, tes commentaires et le temps passé à me lire.
je suis fier que tu ais apprécié "Tierra de dolor" et de t'avoir permis de découvrir cette page d'Histoire...
Il est vrai que je suis plutôt content de cette chute qui m'est venue à l'esprit vers la fin...après m'avoir relu, ce fut une évidence...Hemingway est un de mes écrivains préférés alors...
Et oui, chère Sandy, l'utilisation d'enfants comme appâts est hélas véridique...
Amitiés et merci encore !
PAT
Yeah ! J'adore l'apparition du combattant.
J'en étais sûr ! dans ma nouvelle, je voulais comme une autre nouvelle en changeant l'angle de vue, brûtalement...
Le journaliste n'en peut plus. Il est presque content de partir, rentrer vite, ne plus voir ces atrocités.
Tellement pressé de boucler sa valise pour...fuir...qu'il refuse même un petit "entretien d'un quart d'heure sur la guerre"...!
La chute est splendide !
merci mel. jusqu'à quel point pouvons nous supporter l'horreur ? quelles en sont les limites ? tels sont les questions que je me posais en écrivant...
Bonsoir Pat,
Cette guerre fraticide est vécue douloureusement par le journaliste. Il ne parvient pas à éviter ce sentiment d'écoeurement qui le saisit, face à la tragédie.
Dans le silence de l'hôtel, sa lassitude se mêle à une sensation de culpabilité d'abandon.
Le texte décrit le découragement de cet homme, avec une intense émotion.
Sur le point de quitter l'Espagne, le journaliste est interpelé par un individu ...insistant.
Les mots employés par l'auteur sont vifs.
Le ton de Martin Lombard ne manque pas d'être autoritaire...et fleurte même avec la vulgarité.
Amitié.
dédé.
Bonjour DD ! Tes commentaires sont toujours très attendu et je lis celui-ci avec un réel bonheur ! dans cette partie, comme tu l'as si pertinement compris, je voulais accentuer le découragement, l'écoeurement qui menacent à un instant donné tout témoin de l'inimaginable. Le ton de Martin lombard est plus brut mais tu découvriras ensuite pour quelles raisons... merci encore, amitié, PAT
ben dis donc, le sieur Lombard a de la chance que le journaliste soit épuisé... avec une entrée en scène aussi abrupte, il a de quoi s'attirer toutes les inanimités possibles! Cette irruption du personnage permet une coupure dans la douleur du journaliste, c'est bien vu...
Je voulais une cassure dans le récit, pour le prolonger et changer l'axe du regard...le lecteur, de spectateur devient ainsi témoin direct et participe.
L'observateur n'est pas impartial, il a juste le bénéfice du recul. Il est plaisant malgré le tragique du texte de lire ces lignes sur le journaliste. Celui-ci se trouve au pied du mur, un mur composé de souffrances, de mort, de violence et cette réalité lui dérobe le langage. Comment pourrait-il en etre autrement ? Et puis, lorsqu'il ramène ce mur à la dimension humaine en appelant le souvenir des scènes de l'après-midi, tout devient clair, tout s'organise, il est comme un ru de montagne devant sa machine à écrire. Pour nous autres les hommes, la pire des catastrophes n'est elle pas la somme de tous les destins ?
merci pour ce brillant commentaire sur une partie de cette nouvelle à laquelle je tiens beaucoup. parfois l'émotion est trop intense et l'écriture ne vient pas...Il est impossible d'être impartial quand on veut dire. les mots sont notre seul moyen et s'en servir comporte une certaine part de douleur...
Thierry a tout et très bien dit sur cette scène courte mais intense et de grand sens. on perçoit fort bien en effet, ici (et le rythme judicieusement précipité des phrases), ce déferlement libératoire (pour eux.. et pour le reporter lui-même), dans le crépitement de l'Arme du correspondant de guerre: sa machine à écrire. Et un combat, oui, repris après recul et saisissement profond dans la vision poursuivante des visages de détresse, la relève par la langue, par les mots du "mitraillage" obstiné et immédiat du photographe dans son instantané des scènes... là, oui, à présent, le pouvoir des mots jaillissant à la hauteur du drame. Voilà une scène forte.
merci christian.
le narrateur est devant le fait accompli et doit lutter contre cette impossibilité à dire. au niveau formel, j'ai voulu des phrases plus courtes, plus rythmées pour casser avec le début. merci de le noter par ton commentaire toujours si attentif !
Le journaliste ressent l'épouvante, l'horreur. Le journaliste est bouleversé.
Tu décris cet état si justement, si fortement, presque avec écoeurement.
"Mes mots"..."Mes doigts"..."Mes mains"...
Connaissant quelque peu ce qui s'est passé à cette époque, Pat, je ne parlerai pas sur les "faits", mais de la manière dont tout cela est écrit, décrit. Ton écriture.
merci mel. encore une fois. je sais que tu attaches une grande importance aux mots alors pareil compliment venant de toi est un cadeau extraordinaire
Bonjour Patrick,
Le journaliste, choqué par la détresse des gens dont il a été le témoin, n'a plus d'inspiration pour réaliser son article.
Il ne trouve plus les mots pour décrire cette journée tragique. Mots restituant l'horreur qu'il faut à tous prix dénoncer.
L'homme doit parler de tous ces inconnus en exil, sur les routes d'Espagne.
Par ses écrits, son devoir demeure d'en alerter le monde.
Avec finesse, l'auteur se glisse à la place du journaliste, pour remettre dans la lumière, cette souffrance de tout un peuple.
Amitié.
dédé.
bonjour DD et merci pour cette fidélité à me lire, tes commentaires qui me réjouissent à chaque fois et cette constance à me complimenter.
"Tierra de dolor" a été une nouvelle compliquée à écrire mais le résultat me satisfait pour une fois. Surtout depuis que j'ai cessé de la corriger sans arrêt.
j'espère que la suite te plaira...
Amitié.
PAT
quand écrire un texte confine au combat..
j'aime quand l'écriture s'apparente à un combat...écrire n'est jamais facile et ce pour de multiples raisons...mais il faut s'y confronter coûte que coûte...pour de multiples raisons !
Ce choix est finalement très judicieux dans cette seconde partie, il te permet de renforcer le dénuement et la détresse des réfugiés. des sinistrés de la guerre civile. Il te permet aussi de jeter un regard clair sur le comportement des francais. Je passe à la suite.
merci Thierry. ta remarque est importante car tu pointes avec ta plume ce que je voulais signifier, mettre en avant. d'où le choix de l'angle narratologique...
(eux)"là-bas et moi ici"... un drame de conscience, oui, et de grand sens dans ce passage remarquablement évocateur. Jusqu'où l'engagement du reporter de guerre? surtout dans toute la dimension d'un conflit considéré ici - bien vu - à proportion d'une "tragédie antique"? L'âge des extrêmes et des stratégies d'anéantissement (au XXème siècle, et ici ce même conflit espagnol) postule dramatiquement cette situation d'impuissance du journaliste témoin immédiat, tenu à bonne distance et dans l'incapacité matérielle de secourir les victimes. Ces scènes très suggestives portent cette question, dans l'aisance et la force de ton écriture. On imagine ici encore la sûreté et l'ampleur de la documentation pour décrire le drame, le sort de ces réfugiés si mal accueillis, voués immédiatement aux parquages... et bientôt ceux, honteux d'Argelès, Saint -Cyprien, Gurs, etc. Et côté parquage, justement, on "parque" aussi mais à l'hôtel, à l'écart, ces mêmes correspondants de guerre (résonances, résonances... nos "pools de presse" contemporains sur tous théâtres opérationnels, dûment choisis et sélectifs, avec filtrages et "circuits guidés" sous autorités)... Allez, la suite...
Merci Christian pour ce précieux commentaire et cet essentiel que tu écris et que sous-tend "Tierra de dolor". Il est rassurant de noter comme tu lis à travers ce que j'écris et ce que je veux suggérer dans cette nouvelle est éclairé avec pertinence. la place du "témoin" est au coeur de cette nouvelle en effet. comment réagir, être objectif quand on a pour rôle de témoigner. et la difficulté à ne pas s'impliquer émotionnellement. dans "Grau de gandia", la guerre était vue de l'intérieur. ici, j'ai voulu un regard étranger, du moins dans la première moitié de cette nouvelle..
Comme si tu y étais vraiment. Comme si tu avais vécu ces moments tragiques. Les journalistes à l'époque devaient être tout aussi horrifiés... Des cohortes d'espagnols éreintés de fatigue, dans le froid, la neige, fuyant l'horreur et sans nul autre choix que celui d'être englutinés dans des camps construits à la va-vite...le début d'une autre horreur...
Tu décris superbement cette tragédie, Pat, en alliant aussi parallèlement l'histoire des journalistes français, avec leurs "problèmes" si minimes à côté...
Bonjour mel ! je suis chanceux devant cette pluie de commentaires déposés sur "tierra de dolor" et je suis fier des réactions qui arrivent...
Ton commentaire me réjouit quant au réalisme que j'ai voulu insufflé dans cette nouvelle et que tu mets en avant. j'ai axé cette nouvelle sur la valeur du témoignage alors ce que tu m'écris me fait oublier les questions que je me posais sur la qualité de "tierra de dolor"
Bonjour!
Il y a quelquechose de terrible que tu retranscris fort bien : la position des journalites, préservés puisqu'ils vivent les événements en tant que spectateurs du drame, honteux forcément bien qu'ils puissent alerter les consciences en tant que témoin...
Bonjour Sandy !
Je dévore tes commentaires, joyeux, reconnaissant et attentif !
j'attache toujours une grande importance à ton avis !
Cette nouvelle est axée sur la valeur du témoignage, sur l'engagement, sur la culpabilité à ne rien pouvoir faire...et ton commentaire le décrypte avec pertinence.
Bonjour Pat,
Avec brutalité, les gendarmes ainsi qu'un détachement de tirailleurs sénégalais tentent de canaliser la foule.
Par fierté, des gestes de réconfort sont refusés par les malheureux fuyards.
Les femmes et les enfants sont séparés des hommes. Les réfugiés sont dirrigés vers des hangars ou des wagons, comme du bétail.
Les journalistes sont hébergés à l'Hotel.
Le drame qui se déroule marque l'un d'entre eux qui a des remords de ne pouvoir rien faire. Cette impuissance face au désespoir de la population, le poursuit jusque dans sa chambre.
Le texte est chargé d'émotion. Il plonge le lecteur au sein de cette dramatique période de l'histoire Espagnole.
Le récit est traité avec un réalisme surprenant.
Amitié.
dédé.
bonjour DD et merci ! je suis gâté avec "tierra de dolor" moi qui craignais des retombées négatives...
le réalisme dont tu me complimentes est très important car je voulais que, 70 ans après, cela fasse VRAI, tout en écrivant avec mon style !
je suis rassuré car il semblerait que j'ai réussi !
amitié
PAT
bonne semaine. PAt
"Tierra de dolor" est une nouvelle sur l'Espagne, cette tragédie qu'a été la retirada et qui au moment de l'écrire me hantait, me hante encore et me hantera longtemps.
A très bientôt !
Mes coms' suivent. Ecriture magnifique.
merci pour ton compliment quant à mon écriture...je rougis...
D'emblée, nous y sommes. Nous voilà au coeur de ce drame humain qui se joue en ce début 39 sur la frontière. Cette séquence d'ouverture me semble très réussie. Je lui trouve un déroulé cinématographique, visuel, de bonne pertinence ici grâce à ta grande sûreté et maîtrise de la narration. De fait, toute cette âpreté, cette désolation qui s'abat sur cette scène si bien rendue passe remarquablement dans le choix de cet oeil extérieur... celui du narrateur, correspondant de guerre. Et là, d'ailleurs, je relève ce point, sans doute peu négligable: le seul témoin à poursuivre obstinément son travail, malgré le saisissement qui s'empare de toute l'aquipe de presse (narrateur inclus): le photographe au Leica. Le seul à "mitrailler" pour fixer à jamais l'image, les regards hébétés, si riches de sens et d'épreuves, de tous ces réfugiés de la Retirata. L'instantané saisissant la scène brute, dans le mouvement même (oul'immobilité forcée) avant que les mots ne viennent sous la parole, sous la plume (récit. le narrateur, comme les autres, fixent déjà la scène dans sa mémoire)... Cette guerre d'Espagne est bien du reste la matrice du reportage, et singulièrement de la phototraphie ( voire du film) de guerre... Je cours lire la suite.
j'ai découvert la pluie de commentaires que tu as laissée à une heure tardive et j'ai lu avec avidité (tu t'en doutes !) ce que tu en as pensé.
Je vais donc suivre ta lecture et répondre au mieux à tes commentaires qui ont bien cerné ma démarche et donc me rassure. Cette partie m'a pris beaucoup de temps. Au départ, elle faisait trois pages mais je l'ai élagué, réduite le plus possible....
Les premières phrases d'une nouvelle sont toujours difficiles. dans un récit court, elles doivent retenir l'attention. cette première phrase m'est venue d'un coup. je ne sais pourquoi.
je voulais que cette scène soit visuelle et le narrateur voit pour nous en quelque sorte, nous raconte ce qu'il voit. je suis content de noter que ta pertinence à remarquer que le seul à réagir est le photographe.
je cours répondre à ton deuxième commentaire !
Il est vrai qu'une guerre fraticide est plus horrible que les autres.
L'exode de la population fuyant devant les troupes franquistes, est décrite d'une manière émouvante.
Les flocons de neige s'écrasent sur le pare brise, alors que le temps s'arrête sur ce drame.
Le texte retrace la douleur de tout un peuple, pendant la longue marche sur les chemins abruptes du massif pyrénéen.
Grâce à la précision des mots, le lecteur imagine la scène, de toute cette souffrance humaine.
Amitié.
dédé.
les amis sont au rendez-vous pour "Tierra de dolor" et je suis fier de l'intérêt porté à cette nouvelle.
je voulais écrire la souffrance de l'exil, montrer sans en faire des tonnes. dans mon esprit, je voulais que le lecteur soit à la place de ce reporter mais finisse par ressentir ce qu'il voit.
ton commentaire me rassure sur le but atteint.
merci pour ton encouragement et tes commentaires que je savoure toujours avec grand intérêt !
amitié.
PAT
Amitié
Thierry
soutien ô combien important !
Comme tu l'as noté, j'ai choisi un point de vue extérieur. le narrateur est un journaliste, un reporter et je trouvai cet angle d'approche plus intéressant. je compte publier un jour un article plus technique, sur la différence entre le "je" et le "il" en terme de narration...je pars découvrir ton commentaire suivant !
merci encore !
amitié
PAt