Jeudi 18 juin 2009
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15:57
Par PAT DE BIGORRE
MORT POUR LA FRANCE
!
Découvrez un extrait de "Mort pour la France !",
nouvelle que vous pourrez découvrir dans mon futur recueil :
"Le sang des chaînes"
à paraître au mois de septembre 2009
aux Editions Le Solitaire
MORT POUR LA FRANCE !
« 1.
Le déluge de feu déversé par l’artillerie et les batteries d’obusiers s’offre sa première pause depuis une semaine.
Je ne supporte plus ce bruit assourdissant, répétitif, déchirant ; je ne supporte plus ces balles qui fusent et qui dévorent la pénombre; je ne supporte plus ces grenades qui explosent
dans un écho de tonnerre.
Je voudrais être ailleurs : pour revivre et espérer à nouveau.
Sur plusieurs kilomètres, la vie a été chassée et le sol n’est plus qu’une longue répétition d’entailles et d’anfractuosités remplies de débris humains et de chevaux éventrés.
Je suis exténué, je suis brisé, j’ai la peur au ventre et je ne me souviens plus à quoi pouvait ressembler un arbre.
Vivant parmi les morts. Mort parmi les vivants.
Les barbelés défigurent le vaste no man’s lands qui nous séparent des tranchées ennemies. Les corps de ceux qui ont été fauchés lors du dernier assaut sont éparpillés un peu partout,
attendant que l’on vienne les chercher pour leur offrir une sépulture décente.
Les champs paisibles où nous avons creusé nos tombes ont été défigurés par la folie humaine. Rien ne repoussera avant plusieurs années.
Si un jour, cette guerre finit.
Nous bouffons de la boue jusqu’à plus faim et nous la dégueulons ensuite en flots brunâtres qui recouvrent les excréments dans lesquels nous pataugeons. Nos tripes vidées, elle continue à
pénétrer en nous par la bouche, les oreilles et le nez. Elle recouvre nos visages, nos pantalons, nos vareuses trempées de pluie visqueuse, nos godillots troués. Elle se plaque sur nos
visages exténués, s’incruste dans nos barbes hirsutes, se collent sur nos cheveux crasseux. Nous avons fini par nous accoutumer à elle, à cette odeur âcre de terre qui se mêle à la
puanteur des cadavres qui pourrissent au fonds des crevasses ou accrochés aux fils acérés des barbelés.
Je suis un soldat parmi tant d’autres, plongé dans la multitude des victimes anonymes, broyées par cette machine infernale qui n’est jamais assez repue de vies humaines.
Le village dans lequel j’étais instituteur n’est plus qu’un souvenir brumeux auquel je me sens étranger et dont les contours sont devenus flous.
Dans l’enfer des tranchées, au milieu des rats, infestés par les poux et la vermine, en attendant de crever à des centaines de kilomètres de chez nous, nous nous soûlons à mort avec une
gnôle infecte qui nous détruit les boyaux et déchiquette nos cerveaux.
Pour oublier les blessés abandonnés qui agonisent à quelques mètres de nous, suppliant dans un râle rauque de les achever. Pour ne plus penser au prochain assaut inutile qui laisse à
chaque fois, dans une orgie furieuse de mitrailles et d’obus, la moitié d’entre nous déposer leur obole à la terre engorgée de sang.
Pour chasser les visages de nos femmes et enfants, de nos frères, sœurs et parents qui, à l’arrière, guettent avec avidité le passage du facteur, le cœur serré par l’angoisse, ignorant si
la lettre qu’il leur remettra apportera le deuil ou l’espérance.
La Mort nous scrute : tapie au détour d’un boyau, prête à bondir sur nous en arborant le drapeau tricolore pour nous encourager au sacrifice. Elle nous est devenue si familière que nous
conversons avec elle dans les moments d’ennui, en attendant qu’elle accroche à nos plastrons la croix de guerre à son effigie.
Nous guettons les ordres des généraux ventripotents et incompétents qui, dans un salon feutré et au milieu de la fumée de leurs cigares, élaborent des tactiques insensées en lissant les
poils de leur moustache et en nous traitant de lâches.
Ce ne sont pas les malheureux Justin, Auguste et Charles, mes amis, qui auraient dû périr sous les balles allemandes mais ces ordures de Joffre, de Foch, de Pétain, de Nivelle qui se sont
succédés à la tête de la Grande Armée Française. Dans leur état-major, les généraux sont installés bien à l’abri, à trente kilomètres du front. Adossés à la massive cheminée devant
laquelle ils se réchauffent le cul, ils élaborent des offensives vaseuses et pestent contre cette peureuse chair à canon qui pourrait compromettre une future promotion. Entre deux
gueuletons et une verre de cognac, ils déplient et consultent une grande carte qu’ils étalent sur un bureau trop petit ».
Salut Pat, je viens de lire "A l'ouest rien de nouveau" et la lecture de ce roman m'a donné envie de relire "Mort pour la France" (J'ai aussi relu "Augustin Trebuchon" de Thierry) pour voir comment tu avais su rendre la Grande Guerre en n'ayant pas participé à ce conflit contrairement à l'auteur du roman. Et je dois dire (je te l'avais déjà écrit lors de mon précédent commentaire sur cet article) que tu t'en es tiré à merveille. Tout sonne vrai et j'ai retrouvé beaucoup de ce que j'avais lu dans le roman telle la barbarie de ce conflit, la vie dans les tranchées ou la terrible bêtise de la Der des Ders. En effet, par ton approche politique du conflit, tu rends bien la terrible injustice infligée aux poilus par les maréchaux. On retrouve cette interrogation dans un chapitre du roman où les camarades de combat se demandent pourquoi ils font la guerre et à qui elle profite.
On retrouve aussi dans ta nouvelle un ingrédient principal de cette guerre de tranchée, la boue. Tu nous la présente comme un parasite infestant chaque poilu tout comme Erich Maria Remarque.
Ta nouvelle est très réussie et je comprends qu'elle a du te hanter pendant longtemps quand tu l'as écrite. Je comprends que maintenant tu veuilles écrire des choses plus rigolotes...rires... Toutefois je serais intéressé par savoir ce qui peut bien se passer dans ta tête quand tu racontes des choses aussi horribles que cela. Je suis en effet incapable d'aborder des sujets trop graves dans mes nouvelles mais vais essayer de m'y mettre pour ma prochaine nouvelle.
Un sujet que ta nouvelle aborde tout comme le roman est la formidable camaraderie qui a uni les combattants pour tenir le coup. Elle était donc présente des deux côtés cette foutue solidarité des petites gens devant le malheur.
Il n'y a qu'un point où toi et Remarque divergeaient, c'est sur le retour de permission. Tout comme dans le roman, ton héros sait qu'il ne peut dire aux autres ce qu'il a vu au front quand il est en permission. Mais ton héros se dit et nous dit que heureusement au front il a les souvenirs de cette permission pour l'aider à tenir alors que le héros de Remarque regrette d'être allé en permission car maintenant il a de terribles crises d'angoisse lors des combats car il repense à sa famille et ne veux pas mourir. Toutefois il reprendra l'habitude de combattre. Je pense aussi que peut-être ton héros est déjà installé dans la vie et déjà marié, donc on peut comprendre que cette permission lui rappelle les liens qui l'unissent à la réalité et à la vie possible de l'après-guerre. En tous cas c 'est la thèse du héros de Remarque qui n'a que dix-neuf ans lui et donc pas encore de vraie vie installée. C'est à mon avis le seul point qui diverge avec le roman.
Voila je voulais te donner mon ressenti après ces deux lectures et suis encore admiratif de ton talent de conteur. Tu as en effet un talent pour t'approprier l'Histoire et nous la transmettre (mais je te l'avais déjà écrit il y a longtemps).
Maintenant je vais attendre la sortie de ton nouveau recueil pour une fois de plus être transporté par la vision forte et vraie de l'auteur que tu es. Et pourquoi ne pas nous écrire un petit épisode de Jacques Gilbert manière de décompresser? Je pense que je ne serais pas le seul à être ravi.
Le papa Noel m'a apporté "Ecriture: mémoires d'un métier" de Stephen King que je suis en train d'étudier pour espérer te piquer quelques trucs...rires..
Voila je te souhaite de bonnes fêtes de fin d'année et te dis à la prochaine.
Porta te plan.
Amitié
Ps:Je suis nostalgique de tes articles où tu nous présentais des livres que tu aimais et que tu nous conseillais de lire. Feras-tu d'autres articles dans un avenir proche?
Salut Yannick et grand merci pour ce long commentaire détaillé et passionnant ! En le découvrant, j’ai cru avoir été victime d’une hallucination.
J’ai lu « A l’ouest rien de nouveau », il y a un bout de temps déjà, et le parallèle que tu dessines entre mon humble nouvelle et ce fabuleux roman me remplit de fierté tu l’imagines aisément.
Aussi, je reçois tes compliments avec humilité et je lis tes commentaires avec enthousiasme et grand intérêt. Je rougis de contentement et reste muet à ne trop savoir quoi répondre. Tu analyses si bien mes écrits qu’en te lisant je découvre des points de vue insoupçonnés.
« Mort pour la France » s’est nourri de ces romans sur la der des ders. Je ne le renie pas, bien au contraire !, et je revendique cette filiation qui m’honore. Il y des thèmes communs que tu as très bien détaillés. Et une différence, le retour de permission, que tu as très bien analysé…
J’ai voulu l’accès sur les mutineries et ces « morts pour l’exemple » insupportables pour nos mémoires. La guerre est laide, injuste et cruelle. Toujours. Et la bêtise, la connerie humaine profite bien de l’air du charnier, elle s’en nourrit…surtout lorsqu’elle porte des galons…
Que se passe-t-il dans ma tête quand j’écris de telles nouvelles ? Je ressens beaucoup de choses : de la colère, de la révolte et de la tristesse également mais aussi des tas d’autres émotions. Alors, avec mes mots, j’essaie de les transcrire, de les partager, de les faire ressentir au lecteur. Je finis souvent épuisé, exténué et soulagé quand je mets le point final. Tes compliments me démontrent que j’ai réussi à dire ce que je voulais… « talent de conteur » est celui qui me touche le plus. Car écrire sera toujours écrire des histoires. Et raconter des histoires dans l’Histoire est la voie qui, peut-être, me va le mieux. L’Histoire me passionne tout autant que la littérature alors j’essaie d’allier les deux
Jacques Gilbert ? Oui, je devrais m’en préoccuper un peu plus.
Actuellement, je lui fais une infidélité (une de plus !) car pour me changer les idées suite à l’écriture d’ « après nous », je me suis lancé dans une nouvelle sur « la course landaise ». Un road-movie de 7 kilomètres, dans les Landes, avec pour héros, un vieux monsieur qui s’échappe de l’hôpital pour assister à la finale du championnat de France de Course Landaise. Je m’amuse beaucoup à l’écrire ! Et je suis content car la machine à écrire des histoires semble redémarrer !
Sans m’envoyer des fleurs (rires), le second recueil sera, à mon sens, plus abouti que « Le sang des chaînes ». Plus maîtrisée aussi j’espère. Plus ambitieux également car les trois récits seront liés. Il me reste à écrire « gurs » et le tour sera joué ! (rires). Dans tous les cas, j’ai bien fait de prendre mon temps !
Le Père Noël s’est montré judicieux dans ses cadeaux et je l’en félicite. Tu vas voir, le livre de Stephen King est passionnant ! Une mine d’or.
En 2011, j’essaierai d’écrire plus d’articles sur les livres que j’aime. Je regrette de ne pas avoir été plus prolifique et de ne pas avoir plus partagé. Tel sera un de mes défis pour 2011 !
Je te souhaite également une excellente fin d’année 2010 ! Je t’adresserai mes vœux l’année prochaine. Je suis superstitieux et préfère attendre quelques jours…
Merci encore pour ton long commentaire qui méritait une longue réponse.
Au plaisir de te lire,
Amitié,
PATRICK
Bonjour Patrick,
Toutes mes félicitations pour ce "Sang des chaînes" édité ... j’attends avec gourmandise le chapitre « Mort pour la France » mon oncle Barthélemy, ce catalan que je n’ai pas connu et qui était le parrain de ma délicieuse maman, est allé donner sa vie aux champs d’honneur un jour d’avril 1918. Son corps repose dans une nécropole d’un petit village de Picardie à Crécy aux Monts. Après ces « boucheries » inhumaines, espérons ne jamais revivre de telles horreurs, pour nous et nos descendants.
Bien amicalement
Bernard-AlbertJ'espère comme toi que ces boucheries inhumaines ne se répéteront pas mais la c...humaine a toujours été sans limite. Alors...
Cordialement,
PAT
une très forte émotion ...
bravo
Merci Patrick pour ces instants forts. Pour moi ils auraient pu durer un peu plus, voire beaucoup plus
Amitié
Thierry à Lübeck
merci Thierry pour ton passage et ton commentaire !
en espérant que pour toi tout se passe au mieux à Lübeck
Amitié.
PAT
Bonjour patrick, je viens de relire "Mort pour la France!" en entier et je peux te dire que j'ai apprécié. on sent une grande documentation pour écrire cette nouvelle mais tu ne nous abreuves pas de faits, tu nous provoques des émotions; ces émotions m'ont aidé à mieux comprendre cet épisode douloureux de l'Histoire; c'est très bien écrit et comme Thierry j'aurais aimé que cela dure plus longtemps. enfin, on reconnait bien ton style dans cette nouvelle, et toujours l'amour des anciens et la facilité (apparente) avec laquelle tu te glisses dans la vie des tranchées. moi je qualifierais ton style de réaliste mais on peut en discuter!! tu as une façon de jongler avec des mots forts chargés de sens sans alourdir ta phrase et c'est très agréable à lire, et dans le cas de cette nouvelle, on est scotché!
vivement la prochaine!
amitiés
yannick le 30/11/2008 à 12h40
Cette nouvelle a été une des plus difficiles à écrire car quand je n'écrivais pas j'y pensais tout le temps.
Ton commentaire me rassure et apaise mes doutes.
L'écriture est un apprentissage sans fin. je ne sais si mon style est réaliste...difficile d'être juge et partie...néammoins, je crois que oui. Mais c'est une vision de la réalité que je m'efforce de retranscrire et de donner à voir.
merci pour tes compliments et tes encouragements !!!
Amitiés.
PAT
Bonsoir,
Je viens de finir les 2 dernières parties de Mort pour la France.
J'ai beaucoup aimé et moi aussi, je n'avais pas envie de quitter cette histoire! On s'y croyait!!!
Bonne soirée!
Bonjour Sandy et merci pour ta lecture !
Je vais avoir plus de temps devant moi durant les jours à venir alors je vais en profiter pour rattrapper le retard pris dans mes lectures...
Amicalement,
Bonne journée.
PAT
Bonjour Pat,
Les recherches du narrateur apportent des moments d'authenticité, dans les faits trop souvent censurés ou évités volontairement, pour glorifier les chefs de guerre.
Le ras le bol des combattants est passible de la peine de mort. Les généraux ont décidé d'employer la manière la plus odieuse, pour calmer les mutineries qui s'élèvent contre l'horreur de cette boucherie.
L'auteur partage ces moments tragiques avec le lecteur. il dénonce l'incohérence des généraux dans leurs décision, souvent inhumaine pour le malheureux "poilu".
Cette histoire démontre que les actes de bravoure sont oubliés, aussitôt que le soldat sort des rangs.
Là, même pour les héros, la punition devient indélébile, dans la mémoire de la nation.
La reconnaissance de la patrie fut tout d'abord attribuée à Pétain. Les véritables héros sont morts au combat ou malheureusement pour l'exemple. Ensuite viendra l'amnistie, après un temps inadmissible et incompréhensible, pour réhabiliter ces combattants.
Merci, Patrick, pour ce rappel de cette guerre, en nous criant que les héros n'étaient pas forcément représentés, par les dirrigeants, bien au contraire.
Amitié.
dédé.
j'avais - à tort ? - l'impression que cette nouvelle n'avait pas été appréciée et peu lue.
Mais ton commentaire me démontre le contraire et me confirme que j'ai bien fait d'écrire "Mort pour la France !"
Amitié.
PAT
Je viens de finir de lire ce récit et je le trouve très beau.
Au début, dans les premières parties, ça me rapelle parfaitement mon cours d'histoire sur les hommes au front avec en plus, un style narratif attirant et percutant dû probablement au choix de la première personne et à ce langage parfois cru qui démontre bien de la dureté de la vie pour ces combatants.
J'aime bien également dans la 2° partie la répétition des termes "Sur le quai de gare" qui nous fait plonger encore plus profondément dans ce personnage et ses problèmes.
Je te félicite aussi pour la phrase "Ce fut la dernière fois que je le vis." qui dès la 5° partie nous renseigne sur la suite sans trop nous en dévoiler mais en nous donnant néanmoins envie de continuer pour savoir "comment". Le placer en fin de partie est de même très judicieux.
Finalement ce changement de narrateur à la 8° partie est très intéressant et nous permet de voir l'évènement sous un autre point de vue et d'amener la chute plus progressivement en conservant le suspens.
La dernière partie m'a beaucoup ému, ce ne saurai trop dire pourquoi, peut-être parce que j'avais lu à l'avance que l'histoire de cet homme était réelle.
Je voulais aussi juste te signaler que dans la première partie il manque un "s" à "nous guetton", une malencontreuse faute de frappe je suppose :)
Quoi qu'il en soit, merci de m'avoir fait découvrir quelque chose dont on ne m'avait pas parlé et que je pense on tait beaucoup, ces personnes fusillée "pour l'exemple", comme tu le dis si bien.
Bravo,
Bye,
"Mort pour la France" est une nouvelle dont je suis assez content et qui hélas a été peu commentée...
Et j'ai découvert avec joie ce que tu en avais pensé. Comment te remercier pour ta lecture attentive, ton analyse détaillée, ta critique sensible ?
Je suis resté sans voix après t'avoir lu. J'ai l'impression d'être un grand écrivain (rires !) et ce que tu as écrit m'a remonté le moral en quelques minutes ! Etre lu est merveilleux. Etre compris encore plus.
Te dire que je suis honoré et reconnaissant ne serait pas assez fort !
Merci Talisman. Encore et encore. Je vais encadrer ton commentaire et le mettre au dessus de mon ordinateur. ainsi quand je douterai de ce que j'écris, je le pourrai le lire...
Amicament,
PAT
PS : je vais corriger la faute qui n'a pas échappé à ton oeuil bienveillant...
Il n'est pas donné à tout le monde de saisir avec autant de sensibilité, de réalisme et de finesse narrative une telle page d'histoire de la Grande Guerre - révoltante - et ces destins dévastés. Celui de Vincent Moulia est en effet particulièrement étonnant et, dans le contrepoint de cette profonde part d'intime qui fait émotion, gravité (ah, l'ombre de ton cher grand-père!), tout autant que vérité crue, c'est tout à ton honneur d'homme épris de justice et d'écrivain confirmé que de savoir avec autant de talent perpétuer ces lignes ineffaçables de la mémoire. J'ai relu en entier cette très forte évocation (après trop longue absence...), m'imprégnant de ces lignes aux couleurs de cendres, en tous points tracées avec maestria... Et puis d'ailleurs, jamais le Bleu Horizon n'aura été bleu. Je veux ici te redire combien ce récit, dont j'imagine bien l'énorme poids documentaire comme la rédaction pas si évidente que cela - fait émotion (ces dernières parties, avec "dénouement" remarquablement construit et conduit). Nul doute ici: ce formidable récit mérite publication.
Et puis cet écho dévastateur des guerres encore aujourd'hui (brûlante actualité d'Orient...)
Amitiés.
En lisant ton commentaire, j'oublie ma légère déception qui n'est plus que passagère.
Oui, j'aimerai tant que cette nouvelle soit publiée...Nous verrons bien...
Amitiés.
PAT
Bonjour Pat,
Avec une pudeur silencieuse, les anciens de 14-18 ne parlent pas des horreurs vécues.
L'auteur, avec une grande générosité, rend hommage à ces hommes qui se sont battus pour la France.
Du bout des lèvres, les épreuves endurées parviennent à franchir les générations, les chargeant ainsi d'un devoir de mémoire
Le fait héroïque n'était-il pas de refuser de fusiller des frères d'armes ?
Oser refuser ce geste abbominable était, à l'époque, un comportement de rebellion. Gloire à ceux qui ont osé le faire.
Quatre années de bagne pour refuser de commettre un crime.
L'auteur, sans détour, dénonce ces punitions abusives, dont par la suite, les prisonniers qui les subirent, furent reconnus comme avoir commis des actes de bravoure.
Amitiés.
dédé.
ceux qui sont revenus voulaient continuer à vivre ou du moins essayer.
les archives militaires livrent peu à peu leurs secrets et même si 90 ans ont passé, beaucoup de choses sont encore tues...
Amitié.
PAT
Toujours tenu en haleine. Te lire donne envie d'écrire
A bientôt
Robert
Bonsoir Robert et merci pour ce beau compliment. le compliment que tout auteur rêve de lire. Donner envie d'écrire...comme toi tu donnes envie de photographier.
Amicalement,
PAT
haletant et horrible; j'attends la suite avec impatience!!!
amitiés
Yannick
Bonsoir Yannick !
merci pour ta fidèle lecture. J'ai une petite appréhension quand à la 8ème partie...comment sera-t-elle perçue ? je dois corriger plusieurs phrases et satisferai ton impatience...du moins je l'espère (rires) !
Amitiés.
PAT
Mon Dieu ! J'ai hâte de connaitre la fin. Je suis totalement dans l'histoire.
Bonsoir Sylvie et merci pour ton enthousiasme...la fin est programmée pour demain...je posterai également un article pour aller au delà de cette nouvelle, ce que je fais rarement mais j'ai quelques précisions à apporter.
merci pour la coquille détectée par tes soins...que je m'en vais corriger !
Je t'embrasse.
PAT
Bonsoir,
Je viens de lire les dernières parties postées. Vivement demain pour connaître le dénouement!
On est atterré par le côté insensé de la boucherie guerrière... décimer soi-même ses rangs, ça devient de la folie...
Bonsoir Sandy et merci infiniment pour ton commentaire !
La folie humaine n'a hélas pas de limites et "la der des ders" l'a prouvé plus que toute autre guerre...
amicalement,
PAT
Toujours aussi prenant. La charge de la cavalerie, oui il y en avait encore, le refus de devenir le bourreau de ses compagnons de misère, la description méthodique de l'execution. Un beau texte Patrick dont j'espère que tu publieras la fin avant 14 heures sinon je devrai attendre 6 jours pour la lire. Sourire.
Amitié
Bonsoir Thierry et merci pour ton commentaire si rassurant et si précis, si pertinent et si attentif. J'espère être en mesure de publier la fin d'ici la fin de matinée à venir mais je ne promets rien.
Bon courage pour la vente de ton livre et du CD pour les jours à venir ! je te souhaite le plus grand succés et entend le célébrer à distance !!!
Porte toi bien. Adishatz. Amitié.
PAT
Bonjour Pat,
Afin d'éviter l'hémorragie des rebellions et des désertions,le commandement militaire fait fusiller ses propres soldats.
Poignante révélation d'une époque terrifiante, où les hommes ne sont pas tués par l'ennemi, mais tombent sous le feu de leurs compagnons.
Le texte demeure sans pitié, pour ces meurtres commis par les représentants de la Nation.
Honte à laFrance d'avoir sacrifié ses propres enfants...pour l'exemple.
Amitié.
dédé.
Je lis. Tant d'emotion. Oui j'attends donc la suite.
T'embrasse Pat.
Seb le 28/11/2008 à 15h37
Bonjour Seb et merci pour tes nombreux passages !
Je viens de mettre en ligne les deux dernières parties. Il ne devait y en avoir qu'une mais la nouvelle s'est ralongée sans que j'y prenne garde...
Je t'embrasse.
PAT
Bonjour Pat,
La révolte est tout de suite sanctionnée par une intervention violente des gendarmes.
Le récit est d'une cruelle réalité, en dénonçant cette brutalité des services de l'ordre français contre des militaires français.
Pour l'exemple, arrive alors le temps des exécutions sommaires et inhumaines.
Comme l'écrit si bien l'auteur :" le pire que l'on puisse demander à un soldat, est d'exécuter l'un des siens.
Ceux qui refusaient d'obéir aux ordres pour commettre ce crime, étaient bons pour dix ans de bagne.
Evidemment , la censure était de rigueur pour cacher ce comportement honteux, des représentants de la France.
J'adhère entièrement à l'émotion que portent les mots d'écoeurement de l'auteur.
Amitié.
dédé.
Bonsoir DD et merci pour ta lecture si attentive !
Ecoeuré, en colère oui je le suis. Mais je suis surtout content d'avoir terminé cette nouvelle qui m'aura "épuisé".
amitié.
PAT
La montée en puissance est bien menée et je voyage dans le temps et la boue avec ce poilu
J'attends la suite avec impatience
Amitié
Bonsoir Thierry et merci pour ton commentaire avisé d'écrivain et ton enthousiasme de lecteur passionné !
Amitié.
PAT
Ton récit est d'un réalisme tel qu'il est à la fois passionnant et poignant, tant il éveille des sentiments de compassion devant ces histoires d'hommes mais aussi d'horreur devant l'inhumanité de la guerre.
Amicalement,
Michel, alias insolite85
Bonsoir Michel et merci pour ton commentaire. Il et me rassure quant à cette nouvelle qui me tenait à coeur mais que j'avais la trouille d'écrire tant le sujet était casse gueule. Ton commentaire me démontre que je n'ai pas fait fausse route...
merci.
Amicalement,
PAT
Bonjour Pat,
Deux mille hommes refusent de rejoindre le front. Les soldats ne veulent plus de cette guerre infâme et cruelle.
Avec humanisme et compréhension, l'auteur décrit la colère de ces hommes, et l'atmosphère de révolte qui règne dans l'armée.
Le récit est mené avec un réalismme poignant, en dénonçant l'incohérence de l'état-major durant les opérations militaires.
Amitié.
dédé.
Bonjour DD et merci pour tes commentaires si attentifs et amicaux !
Je suis fier quand tu écris "avec humanisme et compréhension".
Amitié.
PAT
Bonsoir Pat,
Les soldats vivent dans d'horribles conditions. Le bruit incessant des canons sèment la mort dans les tranchées.
Le narrateur nous emporte dans cette violence, en dénonçant les beaux discours patriotiques de ceux qui commandent, mais qui ne meurent pas.
La guerre qui devait être courte s'enlise dans une durée insoutenable, pour les hommes des tranchées.
Le récit retrace cette ambiance de révolte qui rôde chez les combattants.
L'auteur, avec talent, nous fait revivre ces moments dramatiques, où cette guerre sans fin, sape le moral des troupes.
La rebellion gronde dans le bourbier ensanglanté des tranchées.
Avec sa sensibilité, Patrick nous fait comprendre le découragement et l'indignation des troupes.
Amitié.
Bonsoir DD et merci pour tes commentaires tant attendus et qui m'enchantent à chaque fois. ta fidélité est incroyable, et ton avis toujours précieux, est un reflet de l'attention de ta lecture, du temps passé à me lire. Je suis impressionné de la façon dont tu décortiques mes textes, les thèmes qu j'essaie de développer. Quand je te lis, je suis fier d'être si bien compris.
Merci DD !
Amitié.
PAT
Excellent meme si je crains que le conteur ne fassent partie des fusillés. J'ai toujours le magnifique film de Stanley Kubrick à l'esprit avec le non moins magnifique Kirk Douglas. La recherche que tu as effectuée avant la rédaction porte ses fruits, la rebellion étant l'oeuvre des communistes. C'est la guerre qui aura vu tomber le plus de pacifistes des deux cotés.
Amitié
Thierry
Bonsoir Thierry et merci encore pour ton commentaire et ta fidélité !
Le film de Kubrick est pour moi également une référence. La première fois que je l'avais vu, je devais avoir dans les 10-12 ans et j'avais été pratiquement traumatisé. C'est un souvenir violent et toujours vivace. Alors bien sûr, je l'avais en tête en écrivant cette nouvelle. Je ne peux rien te dire quant à la tournure que va prendre cette nouvelle...je ménage le suspens. Oui cette guerre aura vu tomber un grand nombre de pacifistes. et des deux côtés comme tu le précises.
Cette nouvelle a été difficile à écrire. J'espère avoir été à la hauteur. Et puis pour tout te dire, si tel n'a pas été le cas, je m'en moque un peu. parce que je suis content de l'avoir été écrite. Même si elle est peu ou pas lue.
Amitié.
PAT
PS : je suis en retard dans mes lectures sur ton blog...désolé...le temps me manque...je travaille le jour et écris souvent la nuit alors...
Dure lecture d'une dure realite. Boulversant. Je n'ose meme pas penser a la recherche que tu as du faire. Epuisant sur tous les points j'en suis sure.
Je t'embrasse.
Seb
Bonjour Seb et merci pour ton commentaire.
Oui, cette nouvelle, son écriture ont été difficiles...
Merci pour ta fidélité.
Je t'embrasse.
PAT
Bonjour,
Je viens de dévorer les 3 premières parties de "Mort pour la France", j'en suis toute retournée, grosse boule dans la gorge et dans le ventre. Quel gâchis que cette guerre inutile, qui s'enlise dans le non-sens au fur et à mesure du temps! J'ai toujours du mal avec ces monuments aux morts que la patrie dédie à sa chaire à canon. Je préfère les voir comme des gardes-fous sensés nous rappeler que la folie est partout!
Une film m'avait beaucoup touchée sur le thème de 14-18 : "Joyeux Noël" avec ces soldats de plusieurs nationalités qui fêtent la nativité pour ne pas sombrer et jouent au foot tous ensembles même s'ils payeront très chers leur moment d'humanité.
J'attends la 4ème partie!!!! :o)
Bonne journée.
Bonsoir Sandy et désolé pour répondre tardivement à ton commentaire.
Je partage ton avis sur les monuments à mort. Ils doivent nous rappeler, en plus d'honorer les malheureux sacrifiés, la folie dont l'homme a été, est et sera toujours capable.
J'avais beaucoup aimé le film que tu évoques. je t'avoue que les thèmes au moment de la maturation de cette nouvelle me tentaient. Mais j'ai opté pour une autre orientation, plus noire...
Amicalement,
PAT
PS : je lirai dès que possible la troisième partie de "de l'autre côté du miroir"...
Je ne m'intéresse généralement pas à ce qui concerne la Première Guerre mondiale. Il faut dire qu'habitant Verdun, on nous la sert à toutes les sauces.
C'est toutefois avec plaisir que j'ai lu les 3 premières partie de cette nouvelle et que j'en attend la suite avec impatience. C'est tellement rare d'entendre autre chose que "Les héros... morts pour la Liberté... la Patrie... ils ont choisi le sacrifice... blablabla..."
Bonsoir et merci pour ton commentaire qui me flatte d'autant plus que, comme tu l'écris,honorer et glorifier les anciens combattants c'est normal mais ne doit pas faire oublier le reste, ces à côtés à mille lieux du lavage de cerveau patriotique qui a amené où l'on sait...Les "poilus" cherchaient d'abord à sauver leur peau, à tenir...Le reste a été greffé sur leur courage. Après. La bétise humaine ne doit pas être mise en retrait, l'horreur non plus.
Amicalement,
PAT
Vraiment remarquables, Patrick, ces pages en parties 2 et 3 que je viens de lire. Sans répéter ce que j'ai déjà écrit,ou ce que je lis dans d'autres commentaires avisés (et je rejoins ici les appréciations de l'ami Thierry), juste te dire que je suis fort sensible au réalisme des séquences, à ces traits tout de vérité effroyable par la plume de ton personnage ( et donc la tienne). A propos, le narrateur est instituteur, personnage-clé s'il en est dans l'imaginaire comme dans la réalité historique sous les armes (il était souvent officier ou gradé, mais ce peut être un relief singulier ici s'il n'est que simple soldat) Dans le contexte dramatique de cette année 17 et des mutineries, l'écho est forcément très pertinent. On songe encore à maintes images que tu restitues si bien, me rappelant des récits lus jadis (les Souvenirs du sergent Vincent Moulia, notamment) ou des scènes marquantes sur écran; outre "Les Sentiers de la Gloire", "le Pantalon" d'Alain Scoff, sans oublier "Les fragments d'Antonin", film saisissant sur les traumatismes psychiques et irrémédiables de "la piétaille". Ton récit emporte le lecteur, et ce n'est pas un moindre mérite que de saisir avec autant de pertinence (j'imagine l' incroyable effort de documentation) ces déchirures et davastations humaines sous orages d'acier de la Grande Guerre. Qui plus est, en un salutaire hommage à la mémoire de tous ces hommes sacrifiés ( et en pointe, la grande question des réhabilitations, surtout, encore d'actualité depuis le dernier 11 novembre avec l'annonce que l'on sait à Douaumont, mais faite si tardivement, et non sans esprit de saumâtre récupération à mon sens, enfin...) Au plaisir de lire la suite.
Amitiés.
Ch.
Merci Christian pour ce commentaire si précis, si fouillé et si attentif.
Je me suis beaucoup documenté avant d'écrire cette nouvelle mais c'est une période de notre histoire qui m'a toujours fasciné alors j'avais un peu pris de l'avance (sourires). Mes recherches ont surtout porté sur l'année 1917 et les mutineries (l'ouvrage de pedroncini notamment). Curieux que tu évoques Moulia car il va apparaître dans la quatrième partie...mais chut, toi qui sais, ne dis surtout rien (rires)...
Je partage ton avis : notre cher président a bien "récupéré" la problématique des mutins. Jospin il y a 10 ans avait ouvert une brêche...
Comme tu le soulignes, les insituteurs étaient souvent sous-officiers mais pas toujours. Pour cette raison, le narrateur me semble un peu "en dehors" de la norme puisqu'il est au milieu de ce qui ont fait réellement la guerre. c'est un parti-pris et je suis ravi que ton oeuil de lecteur avisé l'est remarqué !!!
Merci encore pour tes commentaires et ton amitié.
A très bientôt !
Amitiés.
PAT
Des voix s'élèvent contre cette guerre inutile.
Les mutineries grondent dans les bataillons qui refusent de rejoindre le front.
L'auteur narre avec réalisme, cette boucherie devenue insupportable pour les soldats.
Les morts ne cessent d'alimenter les charniers.
Sa plume dénonce avec talent, l'incapacité et le manque d'humanisme des chefs, devant un tel carnage.
Les héros ne sont pas ceux qui donnaient des ordres. Bien au contraire.
Amitié.
dédé.
Rebonsoir DD !
Oui comme tu l'écris si justement, les héros sont les combattants anonymes pas les généraux ambitieux et à l'humanité absente.
Amitié.
PAT
Bravo pour accomplir avec talent le devoir de mémoire.
amitiés
A très bientôt !
Amitiés,
PAT
Aussi j'en profite ua passage, dans la lecture des "anciennes" nouvelles : 'la lettre' --> une grande réussite!
Ton commentaire tombe bien car quand je mets en ligne une nouvelle "nouvelle", toujours cette inquiétude, ces doutes...
Je suis ravi que tu aies apprécié "la lettre". c'est la première nouvelle que j'ai écrite, il y a un an et demi...
Merci pour ton passage et encore une fois pour ton commentaire !
amicalement,
PAT
Oui terrible. Je dois avouer que j'en sais beaucoup plus sur la deuxieme guerre mondiale et donc il est tres interessant de decouvrir ta vision de cette premiere guerre. A suivre donc...
Bises
Seb
Bonjour Seb et merci pour ta visite !
Oui, tu as raison de préciser que c'est ma vision de cette guerre, envisagée sous un angle particulier. Pour tout t'avouer, de plonger dans cette horreur m'a épuisé...j'ai l'impression étrange d'avoir participé à 14-18...j'étais avec eux dans les tranchées...j'espère juste avoir réussi à restituer la vie des poilus...je suis inquiet pour ça.
Je t'embrasse,
PAT
Je viens de lire sans une pause les deux premières parties de mort pour la France et j'ai apprécié cette lecture. Pour plusieurs raisons, l'une technique est celle de l'auteur qui trouve un sujet de comparaison et s'en réjouit. La différence de traitement correspond bien à la différence de style et pendant que je te lisais, je ne pouvais m'empecher de penser. Tiens, comment aurais-je tourné cette phrase, comment aurais-je approfondi cette idée. Un instant d'intensité que tu m'as offert là.
Le lecteur maintenant a particulièrement apprécié la dichotomie entre le monde du cauchemar, le front et le monde du reve, l'arrière. C'est une particularité de cette guerre que d'avoir véritablement créé deux mondes et ce malgré tous les efforts de propagande ou peut etre à cause de ceux-ci. Le seul lien entre les deux mondes était quelques images volées ici ou là, des images reconstruites aussi, des mises en scène héroiques ou patriotiques où les seuls cadavres étaient ceux de l'ennemi. Ou bien encore des mots sur une feuille de papier, des mots aptes à passer la censure militaire.
Tu as très bien rendu cette déchirure entre les gens et j'ai beaucoup apprécié le passage sur l'arrivée des nouvelles recrues, ceux que les fameux généraux envoyaient au front en estimant que les pertes seraient de 65% à la première charge.
J'attends la suite avec impatience. Tu sais quoi, j'aimerais écrire quelque chose avec toi non plus sur la guerre, mais sur l'après guerre et ses années folles, folie qui résultait de la folie meurtrière. Ceux qui étaient artistes et qui exprimaient cette violence dans leur art, ceux qui devinrent des truands, ceux qui par un miracle inexplicable se contentèrent de reprendre la vie de tous les jours mais pas celle des nuits là où hantent les cauchemars, comme ton grand père justement.
Amitié
Thierry
Bonjour Thierry et merci pour ce beau et long commentaire ! j'apprécie ton commentaire avisé de grand auteur et celui du lecteur fidèle dont le regard et le ressenti importent tant pour moi...
je suis très inquiet par rapport à cette nouvelle. je suis heureux de l'avoir écrite, comme un devoir de mémoire en quelques sorte mais je me demande si j'ai réussi à écrire vraiment ce que je voulais écrire...d'un côté, j'ai peur de m'être planté mais en même je m'en fous. C'est la première fois que ça me fait cet effet. la diffulté et l'ampleur du sujet sûrement...ai-je été à la hauteur ? l'avenir le dira...
Je suis partant pour écrire une nouvelle à quatre mains ! nos styles et nos personnalités se compléteraient je crois à merveille !
Nous en parlerons "hors-blog" si tu le veux bien !
Encore merci.
Amitié.
PAT
Bonjour Pat,
Cette terrifiante guerre faisait subir des traumatismes intolérables aux soldats.
Les conditions de vie étaient extrêmement difficiles.
S'ajoutaient à ces drames des fusillades totalement injustifiées, pour servir d'exemples.
Ces faits seront d'ailleurs l'une des hontes de cette guerre.
L'auteur dénonce ces atrocités avec une grande sensibilité, et fait un grand travail de mémoire, pour les malheureux disparus.
Amitié.
dédé.
Bonsoir DD et merci pour ce poignant commentaire, plein de sagesse et de révolte contenue. Merci pour les magnifiques compliments que je lis en rougissant mais non sans fierté...
Amitié.
PAT
Amitié
Thierry
Je confirme : changer la date ne change rien au référencement et me permet de reposter certains textes.
merci pour ton conseil
Comment fais tu ca ?
Il est possible qu'en le faisant tu fasses grand mal à ton référencement google.
Amitié
Thierry
Tu me déconseillerais donc de reposter en changeant juste la date ? J'attends ta réponse avec une vive impatience...
Amitié.
PAT
D'emblée, par ton sens inné du récit, par la force d'évocation que tu imprimes et qui fait un bel écho à bien des témoignages (maints récits de combattants), nous y sommes, avec le narrateur, dans cet enfer, sous ce "déluge de feu" qui caractérise si bien, d'entrée de jeu, toute l'atrocité de la "Grande Guerre". Et je pars découvrir la suite...
Merci Christian pour ton commentaire qui me rassure en me démontrant que ma démarche ne s'est pas engluée dans la boue des tranchées...
merci pour tes compliments, si importants et si chaleureux !!!
Amitiés,
PAT
Bonjour Pat,
L'auteur décrit l'horreur de cette guerre avec un réalisme poignant.
La mort cueille des vies avec une brutalité ignoble. Au hasard, elle frappe ses proies et les disloque dans le bourbier des tranchées.
Les soldats, coscients de cette sinistre sélection, vivent, tapis dans la boue.
Le narrateur dénonce violemment le confort des généraux qui prennent les décisions.
Il n'a pas tort.
Amitié.
dédé.
Bonjour DD et merci pour ton commentaire bienvenu. Car cette nouvelle a été difficile à écrire (sujet, peur de la redondance...). Aussi, ton commentaire me rassure quant à ma démarche !
Amitié.
PAT
Merci Jean-Georges pour votre commentaire.
La comparaison m'honore...j'ai lu "Les croix de bois" il y a longtemps et j'avais été marqué par ce roman. Pour "Mort pour la France", je n'ai rien lu comme roman sur cette période. pour ne pas être influencé. mon travail d'écriture s'est nourri de recherches documentaires.
A très bientôt et merci pour le commentaire.