Mardi 30 juin 2009 2 30 /06 /Juin /2009 11:58

Par PAT DE BIGORRE


LE PHARE


Découvrez un extrait de la nouvelle "Le Phare",
nouvelle que vous pourrez découvrir  dans mon futur recueil :

"Le sang des chaînes"
à paraître au mois de septembre 2009
aux Editions Le Solitaire



Le Phare

18 juin

Sans réfléchir outre mesure, j’ai saisi l’opportunité inespérée que l’on m’offrait. 
Après une brève présentation de ce que l’on attendait de moi, j’ai accepté ce poste de gardien de phare, sans avoir la certitude de correspondre vraiment au profil recherché, biaisant sur mes compétences exactes, répondant évasivement aux questions et surpris de m’en sortir au final à si bon compte.
Trop heureux de l’aubaine, je n’ai pas cherché à négocier le modeste salaire proposé. J’ai paraphé et signé, sans le lire, le contrat que venait de me remettre l’employé du « Service des Phares et des Balises ». Surpris, il m’a dévisagé plusieurs secondes puis a réajusté la monture de ses lunettes écaillées avant de ranger minutieusement le document dans une chemise cartonnée. J’eus le temps d’y lire mon nom, écrit en lettres majuscules.  Cet entretien formel n’était en réalité qu’un simulacre : leur décision était déjà prise avant que je ne les rencontre.
Derrière le masque imperturbable qu’il composait devant moi, je discernais malgré tout le léger trouble qu’il tentait de contenir. Je fixais ses mains soignées, ses doigts noueux qui tambourinaient sur  la surface lisse de son bureau.
Ma migraine me reprenait, la pièce sentait la naphtaline et je voulais sortir d’ici.
À travers la fenêtre aux carreaux salis par la pluie, j’apercevais un parc ombragé aux allées délicatement dessinées. Le vent frémissant effleurait les branches des chênes et les timides rayons du soleil perçaient à travers le feuillage.
Un raclement de gorge de l’employé me tira à regret de cette douce rêverie. J’avais oublié les raisons de ma présence en ces lieux. Les ultimes recommandations qu’il prononça me rétablirent à nouveau dans la réalité. J’écoutais un peu distrait, retenant un bâillement mal venu et cachant mal l’ennui manifeste que j’éprouvais.
Je fixais ses lèvres gercées et de son discours à la gravité solennelle, marqué de temps à autre par de pesants silences, je ne retins que quelques bribes saisies à la volée :
« …satisfait de votre accord…dès demain si vous le souhaitez…remplacer le gardien titulaire…dépression post-traumatique inexplicable…hôpital psychiatrique…vent violent…pluviométrie pour nos statistiques…juste une habitude à prendre au bout du compte…balivernes…Georges sur place…dernières consignes… ».
Mon esprit était tourné vers cette solitude à venir dans laquelle je voulais m’enraciner. Avec une force brutale, elle m’attirait comme un aimant. Je savais que ma guérison passait par cette étape vitale : loin du monde, réfugié dans ce Phare construit entre mer infinie et forêts à perte de vue.
Mon corps réclamait de se ressourcer, de se fondre enfin au cœur de cette nature généreuse et  bienfaisante.
Pour tenter d’accepter et de surmonter le drame que je venais de vivre, ce Phare était peut-être l'endroit idéal pour guérir. "

Voir les 55 commentaires - Publié dans : Le Phare
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Commentaires

Le Phare écrit par un montagnard, voilà qui est insolite mais il me semble qu'il est vrai que tu aimes bien l'immensité de l'océan également.
La grande solitude comme thérapie, tentant mais éventuellement décevant dans la pratique et voire dangeureux à la longue...voilà qui va donner du suspens au récit 
Amitiés
Commentaire n°1 posté par insolite85 le 05/07/2009 à 16h56
Bonjour Michel et merci pour ton commentaire ! Oui la mer alors que je suis plutôt montagne aurait de quoi surprendre. cela n'est pas contradictoire mais plutôt de l'ordre du complémentaire.
Tu verras "le Phare" est une nouvelle "surprenante...
Amitiés,
PAT
Réponse de PAT DE BIGORRE le 07/07/2009 à 10h25
je lirai donc la suite en lisant ton recueil...mais d'ores et déjà, ce boulot dans le phare sera une affaire d'Homme, d'être humain, de ce qui est bon savoir....
Commentaire n°2 posté par delphine alpin ricaud le 01/07/2009 à 19h57
Bonjour Delphine et merci pour ton commentaire ! je suis très attaché à cette nouvelle alors de lire que tu as hate de la lire est pour moi un bel encouragement !
Réponse de PAT DE BIGORRE le 07/07/2009 à 09h49
bonjour Pat, c'est souvent dans les moments les plus durs,les douleurs les plus intenses,les traumatismes les plus grands que l'on écrit les plus beaux textes. Quel paradoxe n'est ce pas? En tout cas tu me captiveras toujours car ce que tu vois, ce que tu ressens,tu en dessines super bien les contours pour en faire un merveilleux tableau égal au grand écrivain que tu es.Je te remercie pour ces nouvelles que tu nous permets de lire et de découvrir. A bientôt
Commentaire n°3 posté par garcia+moya+maria le 01/07/2009 à 19h08
Bonjour Marie et merci pour ton commentaire,
Et oui, comme l'écrivait Musset :
"Les plus désespérés sont les chants les plus beaux
Et j'en sais d'immortels qui sont de purs sanglots "
Néanmoins, je crois qu'il faut dépasser ce stade, prendre du recul...pour rebondir ! L'écriture se nourrit de beaucoup d'autres choses !
Je te remercie pour tes beaux compliments qui me font plus talentueux que je ne le suis vraiment...
A très bientôt Marie !
PAT
Réponse de PAT DE BIGORRE le 07/07/2009 à 09h47

Mon Dieu ! J'espère que tu ne vas pas nous laisser longtemps sans la suite de cette aventure.

Les décors, l'ambiance, tout me plait.

  Sylvie le 23/09/2008 à 17h22
Commentaire n°4 posté par Sylvie le 05/06/2009 à 14h58
La montée en puissance me fascine et le texte me trouble.
Je trouve particulièrement bon ce court 6eme chapitre qui laisse le lecteur la bouche ouverte, pret à tout lire, à tout croire.
Merci
Thierry Benquey le 23/09/2008 à 21h21
Commentaire n°5 posté par Thierry Benquey le 05/06/2009 à 14h57
Bonjour Pat,

      Le phare semble hanté et habité de quelques fantômes. A moins que son gardien, déjà fragile, ne perde la raison ?
      L'auteur nous laisse peu à peu absorbé par ces évênements déroutants.
      Amitié.
 
ddlaplume le 26/09/2008 à 05h54
Commentaire n°6 posté par DD LA PLUME le 05/06/2009 à 14h56
Alors là c'est le suspense haletant qui commence très fort!
Est-ce la réalité ou les hallucinations d'un esprit tourmenté?
lubesac le 08/10/2008 à 16h37
Commentaire n°7 posté par Lubesac le 05/06/2009 à 14h56
oh mince alros... j'ai froid!!!
S.YO le 31/10/2008 à 13h33
Navré mais heureux : j'ai réussi à écrire ce que je souhaitais que celles et ceux qui me liraient ressentiraient...
Réponse de PAT DE BIGORRE le 31/10/2008 à 20h30
Commentaire n°8 posté par S.YO le 05/06/2009 à 14h55
La force tragique du récit est magnifique...
Les questions qui viennent au lecteur troublantes...
Folie ? Réalité ?
Je déguste ce grand morceau de Patrick Fort
Amitié
 Thierry Benquey le 24/09/2008 à 12h42
Commentaire n°9 posté par Thierry Benquey le 05/06/2009 à 14h54

  Bonjour Pat,

      L'homme du phare subit-il des hallucinations délirantes, ou vit-il des moments de réalité déroutante?
      L'auteur raconte le drame qui perturbe le gardien, et dont la tragédie brisa son équilibre psychique.
      Cette nouvelle est captivante.
      Amitié.
    
ddlaplume le 26/09/2008 à 06h20

Commentaire n°10 posté par DD LA PLUME le 05/06/2009 à 14h54
Réalité ou travail de l'inconscient d'Arnaud?Solitude et sevrage de médicaments auraient-ils entrainé cet état hallucinatoire?
On commence enfin à connaitre le début de l'histoire.
Du Patrick fort tout craché!
J'adore...
lubesac le 08/10/2008 à 16h47
Commentaire n°11 posté par Lubesac le 05/06/2009 à 14h53
;-) mais une larme de fois represente plus que de pleurs hystèriques ...
  S.YO le 31/10/2008 à 20h33
Commentaire n°12 posté par S.YO le 05/06/2009 à 14h52
La verité apparait à la lumière d'un instant de lucidité. Le drame est présent. Va-t-il trouver une issue dans ce cadre étouffant ?
DJU770 le 03/11/2008 à 07h06
Merci pour ton enthousiasme et ravi de découvrir que "Le Phare" te captive...
Réponse de PAT DE BIGORRE le 03/11/2008 à 20h52
Commentaire n°13 posté par DJU770 le 05/06/2009 à 14h51
Hehe, je suis presque décu que cela soit déjà fini...
Par contre je lève mon chapeau au maitre. Je n'avais aucune idée de là où tu voulais nous mener... Merci l'ami
Thierry
Thierry Benquey le 25/09/2008 à 15h56
Commentaire n°14 posté par Thierry Benquey le 05/06/2009 à 14h50
très prenante ton histoire avec des passages assez haletants.
Presque déçu moi aussi que ça soit fini
Robert le 26/09/2008 à 22h46
merci...merci...je suis flatté..et tout a une fin. hélas ?
Réponse de PAT DE BIGORRE le 30/09/2008 à 11h55
Commentaire n°15 posté par Robert le 05/06/2009 à 14h49
Un grand plaisir à lire cette nouvelle : bravo et merci!
gdblog le 27/09/2008 à 10h36
merci surtout à toi.
Réponse de PAT DE BIGORRE le 30/09/2008 à 11h54
Commentaire n°16 posté par GDBLOG le 05/06/2009 à 14h48
Bonjour Pat,

L'auteur a su décrire ce sujet avec une lucidité étonnante. Les mots pour la dévoiler ne manquent pas de délicatesse. 
    Amitié.
 ddlaplume le 28/09/2008 à 06h31
Merci DD. tes commentaires comptent beaucoup pour moi.
Réponse de PAT DE BIGORRE le 30/09/2008 à 11h53
Commentaire n°17 posté par DD LA PLUME le 05/06/2009 à 14h47
un suspense et une ambiance à la E.A. Poe, j'ai apprécié la chute et comme tout le monde j'étais perdu ne sachant pas où tu voulais nous emmener. bravo pour avoir traité de ce sujet avec des mots simples et justes. personnellement je trouve que tes nouvelles sont de mieux en mieux et j'aimerai savoir si tu as gagné dans un concours, car maintenant tu as pas mal de matériel pour participer.
amitiés
yannick
 yannick le 29/09/2008 à 10h29
Merci Yannick ! je t'écris pour te tenir au courant et te donner de mes nouvelles.
Réponse de PAT DE BIGORRE le 30/09/2008 à 11h45
Commentaire n°18 posté par Yannick le 05/06/2009 à 14h46
effectivement je ne m y attendais pas du tout.
Tu as raison expliquer le phare n est guére facile.
Je confirme que c est avec la lettre ma nouvelle préférée.
Comme tu  le dis si bien ça fout les miquettes quand même!!!!
laurent villeneuve le 29/09/2008 à 10h34
les miquettes ? peut-être mais chut !
Réponse de PAT DE BIGORRE le 30/09/2008 à 11h46
Commentaire n°19 posté par Laurent le 05/06/2009 à 14h45

Captivé de bout en bout par cette brillante et  puissante nouvelle, cher Patrick. Tu la mènes de main de maître, jusqu'à cette fin vraiment surprenante qui donne ici toute la mesure, je crois bien (sur ce registre si sensible et tragique d'une profonde félure) de ton art consommé de la narration. Il y aurait à coup sûr bien à méditer sur des "clés", ou des signaux suggérés, peut-être un peu comme les quatre "flashs" de la puissante lumière du phare. Le sens des mots, de la langue, leurs limites pour parvenir à dire ce qui serait d'un insupportable ravageur, destructeur, pour saisir la marge des confusions entre rêve et folie... oui, le destin de cet ex prof de français ravagé, projeté en tragédie sur l'imaginaire en gardien de phare... d'une mémoire intime fracassée. Formidable thème, ici, pour un écrivain! Ah, merci, cher Patrick, de nous donner à lire avec autant de plaisir  cette nouvelle étourdissante, aux puissants échos. Plus que jamais ici, je salue ton brio.
Bien amicalement,
Christian

le 30/09/2008 à 14h50

Merci Christian pour ce remarquable commentaire et ton enthousiasme.
Amitiés.
PAT
Réponse de PAT DE BIGORRE le 01/10/2008 à 11h31
Commentaire n°20 posté par Christian le 05/06/2009 à 14h34
je partage l'avis unanime : Le Phare est une grande nouvelle. Ta meilleure peut-être...
Félicitations.
Franck le 30/09/2008 à 16h22
Merci Franck pour ton commentaire. En effet, beaucoup de critiques (commentaires, mails) vont dans ce sens...
A bientôt.
Cordialement,
PAT
Réponse de PAT DE BIGORRE le 01/10/2008 à 13h42
Commentaire n°21 posté par Franck le 05/06/2009 à 14h33
Tu as vraiment fait fort, Pat!
De bout en bout la nouvelle est menée de main de maitre.La chute est imprévue . J'avoue m'être attendue à toute autre chose.Quel cheminement dans ce monde de la folie!

Une seule inquiétude :Arnaud et Pat n'ont rien à voir?
Tu vas très bien? J'espère!

J'ai tout lu d'un trait et je suis "pompée"!  lol
 lubesac le 08/10/2008 à 17h11
Incroyable Lucette...
Je découvre, fier, impressionné, flatté, touché et ému les 9 commentaires laissés sur mon blog à la suite de ma nouvelle "Le Phare". Comment te remercier pour ta gentillesse et tes commentaires toujours si enthousiastes et plein de sagesse ? J'ai une chance incroyable et l'apprécie avec  gratitude. Je suis ravi de savoir que tu as apprécié cette nouvelle.
Et pas d'inquiétude...Je vais bien...
je t'embrasse et te remercie encore et encore.
Amicalement,
PAT
Réponse de PAT DE BIGORRE le 09/10/2008 à 11h15
Commentaire n°22 posté par LUBESAC le 05/06/2009 à 14h32
puff! je suis... j'ai perdu les mots... il y avait un moment que jen'avait pas lu quelque chose de bon, pourtant je suis une  grande lectrice. ça doit être la première nouvelle que je lis complète sur le net... pourtant je suis une  passionée... un seul regret.. ne pas avoir la nouvelle à la main. Tourner les  page une à une... au fond de mon canapé sous une couverture. JE ne sais pas pourquoi j'ai cliqué sur ce texte là en premier. Je passerai lire le reste petit à petit... Bravo PAT si je peux me permettre.
S.YO le 31/10/2008 à 13h48
S.YO (mai qui se cache derrière ce pseudonyme ? je suis intigué - sourires),
Je ne sais comment te remercier pour ta lecture et tes commentaires. je suis fier que le Phare t'ai plu autant.
Si tu le souhaites, je peux t'adresser la nouvelle par mail. Je cherche à proposer mes textes au format PDF mais ne sais pas trop comment m'y prendre. je dois creuser.
J'ai visité ton site et je reviendrai te lire au plus tôt. J'aime l'univers que j'ai découvert et l'ambiance si particulière qui se dégage. je vais rajouter ton lien sur mon site.
merci encore...
PAT
Réponse de PAT DE BIGORRE le 31/10/2008 à 20h36
Commentaire n°23 posté par S.YO le 05/06/2009 à 14h31
La fin est inattendue, et le suspens est conservé jusqu'au bout. Bravo. Un beau talent ! Amicalement. DJU770
DJU770 le 03/11/2008 à 07h10
merci pour tes commentaires qui permettent à cette nouvelle d'exister.
ta visite a enbelli ma journée...
Amicalement,
PAT
Réponse de PAT DE BIGORRE le 03/11/2008 à 20h54
Commentaire n°24 posté par DJU770 le 05/06/2009 à 14h30
Bonjour Patrick,
Je t'ai décerné un "prix"...Si le coeur t'en dit, viens voir sur mon blog le mode d'emploi. Amicalement. DJU770
DJU770 le 05/11/2008 à 13h29
Commentaire n°25 posté par DJU770 le 05/06/2009 à 14h30
Ce voyage car c'est un voyage a quelque chose d'initiatique de véritablement fascinant. Merci pour cette magnifique description de la nature environnant le phare.
Amitié
 Thierry Benquey le 24/09/2008 à 17h14
Commentaire n°26 posté par Thierry Benquey le 05/06/2009 à 14h28
Bonjour Pat,

      La description de la nature est saisissante de beauté. L'auteur nous la développe avec talent et une grande sensibilité.
      L'homme en souffrance tente de fuir les images qui le hantent. Le gardien du phare entre dans une phase de délire obsessionnel.
      Bravo pour le réalisme de cet écrit, concernant cette maladie dévorante.
      Amitié.
      dédé. 
ddlaplume le 27/09/2008 à 06h53
Commentaire n°27 posté par DD LA PLUME le 05/06/2009 à 14h27
Superbe pause Nature!Osmose totale!
Reprise de ce délire hallucinatoire! Pas étonnant que le précédent gardien soit devenu fou!
lubesac le 08/10/2008 à 16h56
Commentaire n°28 posté par Lubesac le 05/06/2009 à 14h27
Touché

Thierry Benquey le 23/09/2008 à 21h15
Commentaire n°29 posté par ThierryBenquey le 05/06/2009 à 14h25
Bonjour Pat,

       Entre ciel et mer, le gardien se trouve dans l'endroit le plus efficace pour la méditation.
       Dans cet environnement clos, il se sent libre au milieu de cette nature tant aimée.
       L'homme, dans son isolement, crie son désespoir, au milieu de cette tempête et des éclats du phare.
       Les phrases sont très émouvantes et d'une beauté exquise.
       Amitié.
       dédé.
  ddlaplume le 25/09/2008 à 06h27
Commentaire n°30 posté par DD LA PLUME le 05/06/2009 à 14h25
Beauté, beauté, beauté de la nature que tu sais si bien nous décrire, Pat!
Et puis...le clash! Intensité de contraste de la terreur ...
Impressionnant ce séjour dans les hauteurs face à la bourrasque!
Puis grand art du feuilletonniste! quelques mots! le drame...
lubesac le 08/10/2008 à 16h32
Commentaire n°31 posté par Lubesac le 05/06/2009 à 14h23

Cette fois le souffle n’est pas coupé a cause des marches… une description poétique excellente en opposition au deuxième jour décrit, ou l’angoisse, la peur nous prennent en otage…

Il cri et nous crions avec lui. La porte… oh la la  Tant pis … pour ce que je devais faire…je continue aujourd’hui .

le 31/10/2008 à 13h30
Je culpabilise. tu n'as pu faire ce que tu avais l'intention d'accomplir...désolé...
Réponse de PAT DE BIGORRE le 31/10/2008 à 20h29
Commentaire n°32 posté par S.YO le 05/06/2009 à 14h23
Cette nouvelle me lie au fur et à mesure que je la lis...
J'aime ce ton, cette ambiance, il ne m'a manqué que l'odeur lorsqu'ils sont rentrés dans l'appartement, cette odeur si particulière d'un endroit humide et non ventilé...
Le mystère de la porte laisse deviner ou craindre de futures rencontres.
Bravo Patrick
Amitié
Thierrry
Thierry Benquey le 20/09/2008 à 17h35
merci Thierry !
Je rajoute l'odeur dont tu parles. J'aime améliorer cette nouvelle, la rectifier à la lecture des commentaires. Un échange se met en place et je te remercie pour ta suggestion !!!
Amitié.
PAT
Réponse de PAT DE BIGORRE le 20/09/2008 à 17h43
Commentaire n°33 posté par Thierry Benquey le 05/06/2009 à 14h22
  Bonjour Pat,

   A la 183 ème marche, notre héros se retrouve au "paradis", en ayant gardé contact avec le continent.
   L'écho et les senteurs de la mer, donnent au lecteur des images trés démonstratives, de l'ambiance qui se trouve à l'intérieur du phare.
   Arnaud prend possession de son nouvel "appartement", entouré d'éléments qui demeureront son quotidien.
   Pat décrit avec poésie, la nature qui cerne le phare et l'émotion qui saisit le gardien, à la recherche de la guérison.
   Amitié.
 ddlaplume le 21/09/2008 à 11h07
Commentaire n°34 posté par DD LA PLUME le 05/06/2009 à 14h21
Voilà commencée la retraite qui se voudrait salvatrice!l
Astucieuse la façon de nous amener enfin le nom du personnage!
2è indice d'une présence voisine inquiétante!
En haut de la 183è marche va commencer la vie de solitaire .
Sera-elle si calme que prévu? 
lubesac le 08/10/2008 à 16h2
Commentaire n°35 posté par Lubesac le 05/06/2009 à 14h21

Soupir que tu ne peux pas entendre de l’autre coté.. de l’écran… j’ai bien fait de n’est pas le lire hier soir. La porte m’aurait fait faire des hypothèses et surement que j’aurais entendu la mienne s’ouvrir… J’aime ton récit, prendre quelques minutes et être la spectatrice de ce qui se déroule.

Bon je suis un peu essoufflée je viens de monter toutes se marches avec Arnaud (sourire)

Je reprends mon souffle et je repasse peut être cet après midi.
hasta luego...

 S.YO le 31/10/2008 à 11h10
Merci...merci...merci...
je suis flatté et ravi que cette nouvelle te captive.
Je rougis sous les compliments...
mais que vois-je ? tu as tout lu d'une traite ! et une question : comment te remercier ?
Réponse de PAT DE BIGORRE le 31/10/2008 à 20h22
Commentaire n°36 posté par S.YO le 05/06/2009 à 14h20
Le phare prend lentement son rythme de croisière, je bois tes mots et attends la suite. (lJ'aime beaucoup cette nouvelle qui me touche)

 Thierry Benquey le 19/09/2008 à 17h48
Commentaire n°37 posté par Thierry Benquey le 05/06/2009 à 14h18
Comment Georges pourrait-il imaginer que l'on s'isole volontairement?
Qu'est-ce donc qui l'inquiète tant?
Déjà la fatigue et l'absence de médicaments commencent à faire leur effet  et augmenter la sensibilité exacerbée de notre futur gardien de phare.
Commentaire n° 3 posté par lubesac le 08/10/2008 à 16h07
  Bonjour Pat,

       Le héros de cette nouvelle recherche un isolement total, pour fuir tous contacts humains.
       L'auteur décrit la vie que l'hermite désire, avec  une grande sensibilité. Il nous narre ce besoin de vivre entre l'océan et la forêt Landaise, dans une communion parfaite avec la nature. 
         Un second internement... mais dont les murs seraient le ciel, la mer et la végétation.
        Amitié.
      
 ddlaplume le 20/09/2008 à 07h01
Commentaire n°38 posté par DD LA PLUME le 05/06/2009 à 14h18

Très bon passage descriptif,  j’arrive en fermant les yeux grâce à tes mots à peindre le paysage.

J’ai du chercher « airial » je ne connaissais pas ce mot , merci ;-). On sent le malaise du personnage cet envie physique de se débarrasser de son interlocuteur.

Son embarras est contagieux. Par contre j e n’aurais pas du lire ce soir ce passage j’ai encore le frissons de ce bruit mystérieux… Mon imagination me joue des tours… Même si j’ai envie de continuer je laisserai le quatrième pour demain. Bonne soirée

 S.YO le 30/10/2008 à 21h20
Bonjour S.YO !
Tout texte, une fois écrit, n'appartient plus à celle ou celui qui l'a écrit. Il vit dans l'esprit des lectrices et lecteurs.
Par ta lecture attentive, ta gentillesse à laisser des commentaires pertinents, merci de permettre à cette nouvelle d'exister.
j'espère que cette 3ème partie ne t'aura pas empêché de dormir (sourires)...
Amicalement,
PAT
PS : ne te formalise pour les "étourderies" que tu évoquais dans un message. j'en commets souvent...(rires)
Réponse de PAT DE BIGORRE le 31/10/2008 à 10h32
Commentaire n°39 posté par S.YO le 05/06/2009 à 14h16
J'aime bien !
D'emblée on est pris par l'histoire, dans un style léger et facile à lire. Tous est bien rendu : l'ambiance, les descriptions soignées, l'état d'âme du personnage central", tout parait très crédible.
Je continue.
DJU770 le 03/11/2008 à 06h54
De retour de week-end, je découvre tes commentaires et te remercie infiniment pour le temps passé à me lire.
MERCI ENCORE !!!
Réponse de PAT DE BIGORRE le 03/11/2008 à 20h51
Commentaire n°40 posté par DJU770 le 05/06/2009 à 14h16
Touché au plus profond de ma peine. Oui faire un travail de deuil est un vrai travail. Profondemment touché parce que ce texte est parait aujourd'hui et qu'hier j'accomplissais moi meme toujours et après cinq ans ce travail. Le 17/09 restera pour moi pour toujours un jour maudit.
Amitié
Thierry
Thierry Benquey le 18/09/2008 à 15h26
Cher Thierry,
Je m'associe à la peine, à la douleur que tu éprouves chaque 17 septembre...Une pure coïncidence que ce texte paraisse ce jour...J'espère ne pas avoir avivé ta douleur.Si c'est le cas, excuse m'en...
Amitié.
PAT
Réponse de PAT DE BIGORRE le 19/09/2008 à 10h55
Commentaire n°41 posté par Thierry Benquey le 05/06/2009 à 14h11
Patrick, je sens que tu écris là une nouvelle exceptionnelle et je savoure ta manière de lever un à un les pan de l'histoire de ton narrateur.

Chapeau bas.

Si je peux juste ajouter un bémol, dommage pour le "drame épouvantable", la phrase avec les deux prénoms suffisait pour nous faire imaginer plein de choses !
Zoridae le 18/09/2008 à 22h50
Merci Zoridae pour tes encouragements. tes compliments me flattent. en lectrice attentive et en écrivain confirmée, tu me prodigues un conseil précieux. Merci de ce "bémol" que tu évoques et que je corrige immédiatement. En relisant, à la lumière de ton conseil, j'ai remarqué également cette faiblesse. que je corrige immédiatement...
Réponse de PAT DE BIGORRE le 19/09/2008 à 09h18
Commentaire n°42 posté par Zoridaé le 05/06/2009 à 14h11
Bonjour Pat,
 
    Il est vrai que les éclats lumineux qui déchirent le noir de l'horizon, représentent toujours une admiration et un apaisement pour le marin. Le phare est d'une grande nécessité pour la sécurité, mais il est aussi un soutien moral pour les matelots qui arrivent vers "la terre"; généreuse pour en repos et en plaisirs...!
    L'auteur décrit cette visibilité depuis un navire éloigné avec poésie et précision. 
    Gardien de phare serait peut être une bonne thérapeutie pour le déprimé. 
    Amitié.
    dédé.
    
ddlaplume le 19/09/2008 à 06h52
Merci DD !!! A chacun de tes commentaires, je suis rassuré et flatté. Tes lectures attentives sont pour moi d'une grande importance. Je te remercie pour ton soutien si précieux et cette gentillesse rare.
Amitié.
PAT
Réponse de PAT DE BIGORRE le 19/09/2008 à 10h57
Commentaire n°43 posté par DD LA PLUME le 05/06/2009 à 14h10
Merci, je ne pensais pas que tu corrigerais immédiatement mais je trouve cela mille fois mieux comme ça.

Tu sais, c'est comme les films d'horreur. On a bien plus peur lorsqu'on ne voit pas le visage du monstre... Je trouve que les non-dits rajoutent beaucoup de degrés de lecture dans un texte et laissent place à l'imagination du lecteur, ce qu'il apprécie, en général...
 Zoridae le 20/09/2008 à 10h43
Zoridaé,
C'est moi qui te remercie.
Cette nouvelle dont je ne peux rien dévoiler laisse une grande part au non-dits. du moins j'essaie. et j'ai commencé son écriture par la fin. ce qui m'a permis d'ajuster beaucoup de "choses".
Réponse de PAT DE BIGORRE le 20/09/2008 à 17h09
Commentaire n°44 posté par Zoridae le 05/06/2009 à 14h09
Le tableau est posé, les comparses commencent à entrer en scène
Le premier, sans doute  le plus important , avec le phare, nous est puissamment campé : son état mental prime pour l'instant.
Commentaire n° 2 posté par lubesac le 08/10/2008 à 15h54
Merci, je ne pensais pas que tu corrigerais immédiatement mais je trouve cela mille fois mieux comme ça.

Commentaire n°45 posté par lubesac le 05/06/2009 à 14h09

Tristesse profonde, ce personnage qui se bat avec des démons. Qui essaye de s’en sortir. Arrivera –t-il ? Petit sourire choix de la voiture.. ; et les courbatures de ce pauvre monsieur.

 S.YO le 30/10/2008 à 14h06
Merci pour ton commentaire et ravi de remarquer que "Le phare" te rend assidue.
Touché et fier.
merci encore.
PAT
PS : la voiture...j'ai mis la première marque qui venait à l'esprit !
Réponse de PAT DE BIGORRE le 30/10/2008 à 17h18
Commentaire n°46 posté par S.YO le 05/06/2009 à 14h07

De blog en blog je me suis retrouvée chez toi.  Après-midi grise , propice pour la lecture. J’ai été conquise d’emblée, Le titré m’ a attiré. Et me voilà impatiente de passer à la deuxième partie. Cette solitude qui  imprègne le cadre me fait penser que j’ai viens fait de cliquer et recliquer pour me retrouver  emporter par les vagues et le vent  qui secoue le dehors et dedans d’un être à découvrir.
Je vais la consommer doucement je repasserai plus tard avec ma tasse de thé.

Commentaire n°47 posté par S.YO le 29/10/2008 à 13h59
Bienvenue ici et heureux de ta visite ! J'espère que le hasard aura bien fait les choses en te conduisant ici.
je te te souhaite d'agréables moments de lecture et ne manquerai pas de venir te rendre visite sur ton site.
Merci encore.
A très bientôt,
PAT
Réponse de PAT DE BIGORRE le 30/10/2008 à 17h10
Quel cadre tu donnes à ta nouvelle! A la pointe du monde devant l'immensité!Est-ce le bon moyen, l'isolement volontaire , pour se sortir de ses peurs et de son ma être?
La suite nous le dira.
J'aime les descriptions de tes décors, de tes athmosphères
Contente de retrouver ton style
(ne recevant pas la newsletter, j'ai tardé à lire. C'est réparé!)
Commentaire n°48 posté par lubesac le 08/10/2008 à 15h37

D'emblée, me voilà séduit par cette très suggestive mise en situation. Tu nous y invites déjà avec beaucoup de finesse, dans ce qui serait, pour le narrateur/héros, de l' appel d'un "large" (intérieur)si particulier et si fascinant comme peut l'être celui des phares. Solitude, oui, avec peut-être cette ambivalance assez trouble d'un splendide l'isolement, à la fois tour d'ivoire et vue panoramique et profonde respiration au grand air (tiens... comme d'un écrivain... sourire). Avec bonheur, tu donnes à voir déjà ce qui est refus de l'aseptisé (ah, ce bureau administratif) comme ce regard intense sur le lointain proche,  de la chère nature en promesse (et cher resourcement...) Là, j'embarque résolument dans ton histoire! 
Amitiés.

Commentaire n°49 posté par Christian le 30/09/2008 à 13h25
Merci cher Christian pour ton remarquable commentaire et ton analyse si précieuse. Je suis toujours aussi flatté quand je découvre que Christian, le fin lettré , trouve plaisir à me lire.
merci infiniment.
Amitiés.
PAT
Réponse de PAT DE BIGORRE le 30/09/2008 à 13h37
    Bonjour Pat,

      Les phares m'ont toujours attiré pour leur emplcement sur les eaux tumultueuses des mers ou des océans.
      La vie de ces gardiens solitaires, au milieu de ces éléments agités, ne manque pas d'intérêt.
      L'auteur nous fait le récit d'un homme, mal dans sa peau, à la recherche de la solitude, pour mieux faire face à ses difficultés psychologiques.
      Amitié.
      dédé.
Commentaire n°50 posté par ddlaplume le 18/09/2008 à 11h46

Premier recueil

CAGOT !
MORT POUR LA FRANCE
GRAU DE GANDIA
LE PHARE

Deuxième recueil

Couverture commande

 

LA LETTRE

LE CHENE

DEADWOOD

REMINISCENCE

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