Je n’aime pas raconter ma vie quotidienne comme il est de bon ton dans la blogosphère. Je ne critique pas celles et ceux qui s’y adonnent en partageant en ligne leur journal intime. Chacun est
libre d’agir à sa guise comme je suis libre de m’y refuser.
Si je déroge à la règle aujourd’hui, si je romps cette ligne de conduite, la faute en incombe à une personne qui m’a contrarié.
Je n’ai pas la science infuse et je n’ai pas l’intention de la posséder un jour.
Sur ce point précis, pour moi les choses sont claires.
« Ce qu'on sait, savoir qu'on le sait ; ce qu'on ne sait pas, savoir qu'on ne le sait pas : c'est savoir véritablement » comme l’enseignait Confucius. Jacques Gilbert aime les citations. Cette
dernière devrait lui plaire.
J’ai déjà exposé ma vision personnelle de l’écriture dans la rubrique :« Pourquoi écrire ?».
Je ne dis pas que j’ai raison. Je donne mon avis et je le partage. C’est tout. Ce qui est déjà pas mal.
Vous vous demandez ce qui a bien pu me contrarier aujourd’hui. Laissez moi poursuivre, je vais y venir sans tarder.
Depuis que j’ai créé ce blog pour diffuser et partager mes textes, j’ai reçu des messages nombreux pour m’encourager à poursuivre mon chemin, à persévérer dans l’écriture. Grâce à ces
commentaires, j’emmagasine de la confiance. Écrire se nourrit de doutes. Aussi, ces avis sont importants pour moi. Ils atténuent mes inquiétudes.
Depuis que j’ai créé ce blog pour diffuser et partager mes textes, j’ai reçu des critiques, certaines constructives, d’autres assassines et gratuites. Ces dernières venant toujours de personnes
qui se plaignaient de mon manque de courtoisie. Elles avaient commenté mes textes et je ne leur avais pas rendu la monnaie de la pièce. « Pour qui te prends-tu, petit scribouilleur ? » est celle
que je préfère.
Je comprends que mes nouvelles puissent ne pas plaire ennuyer ou indifferérer.
Vouloir plaire à tout le monde est une perte de temps à l'issue improbable.
Vous vous demandez ce qui a bien pu me contrarier aujourd’hui. J’y viens. Pardonnez moi ce bavardage mais il était nécessaire d’éclairer certains points.
J’ai adressé ma nouvelle « Les Illuminations féeriques
»à plusieurs concours. Aujourd’hui, j’ai reçu une réponse négative pour l’un d’entre eux. Ma nouvelle n’était pas
sélectionnée pour être éditée dans un recueil. Cela ne me pose aucun problème, ne suscite aucune déception et n’a absolument rien à voir avec l’objet de ma contrariété.
Ma contrariété est tout autre. Elle vient de la critique reçue pour m’expliquer ma non-sélection.
Le reproche principal qui m’est fait est que "vous racontez des histoires et donc, que vous n’écrivez pas des nouvelles ». « Une nouvelle n'est pas une histoire » écrit la présidente du jury. Puis de poursuivre et de m’exposer sa définition de la nouvelle, de la chute. « La chute : quelle est la chute de
votre nouvelle. La phrase finale. Je suis désolée mais ça ne nous a pas semblé une chute, mais la fin de votre histoire » et de conclure « Lisez des nouvelles et voyez un peu comme elles
sont tournées ».
Voici un extrait de la réponse que je lui ai adressée : « Assimiler l’acte d’écrire à une recette de cuisine concoctée avec des ingrédients précis me gêne. Devoir suivre des règles est rassurant mais regrettable. Je ne remets pas en cause votre
définition. Je ne la partage pas tout simplement. Je la trouve étriquée. Ai-je tort ? Avez-vous raison ? Nul ne le saura.
Ecrire c’est avant tout raconter des histoires.
Désolé si cela vous a gêné… »
A y bien réfléchir, cette contrariété n’en est plus une.
« Raconteur d’histoires » est le plus beau compliment que l’on puisse m’adresser.
Je n’écris et n'aspire qu'à ça : raconter des histoires.
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