Mardi 15 avril 2008
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Par PAT DE BIGORRE
Les concours de nouvelles : mode d’emploi
- 2ème et dernière partie -
4) Présence obligatoire ou absence tolérée
La présence des lauréats est parfois exigée et conditionne la remise des prix. Ce point
est toujours précisé dans le règlement.
Mettez vous à la place des organisateurs, souvent bénévoles. Si aucun gagnant n’est présent le jour de la remise des prix, comprenez leur légitime
déception.
Si vous habitez
en Corse, ne participez pas à un concours organisé en Seine et Marne, si vous lisez que seuls les lauréats présents recevront leur prix et que vous savez que vous n’irez pas.
Une fois encore, lisez toujours
attentivement le règlement du concours pour éviter les mauvaises surprises.
Les gagnants sont souvent informés à l’avance et ne sont pas obligés de se rendre sur place pour connaître le palmarès. Ainsi, cela vous
laisse du temps pour vous organiser et prévenir de votre présence ou de votre absence.
Privilégiez les concours peu éloignés, géographiquement parlant, pour vous y rendre plus facilement
et ne pas ainsi grever votre budget. Au prix actuel de l’essence…
5) Les règles les plus souvent
admises
Participer à un concours n’est, souvent, pas permis aux personnes déjà éditées et/ou qui
tirent une partie de leurs revenus de leur production littéraire.
Le gagnant d’un concours ne peut se représenter au même concours l’année d’après ou dans
les trois années qui suivent.
Une nouvelle déjà primée ne peut être présentée à un autre concours mais en envoyer une,
non primée, à plusieurs concours, simultanément, est autorisé.
La forme (l’orthographe, le respect des règles syntaxiques et grammaticales, le style…)
sont aussi importantes que le fonds (sujet, idées directrices…). Une nouvelle expérimentale dans sa construction et avant-gardiste dans l’exploration du langage a peu de chance d’être
récompensée. Mais le classicisme outrancier n’est pas pour autant de mise…
6) Les prix
Parution dans des recueils collectifs ou dans des revues, bons d’achat dans des libraires,
chèques de 100, 250, 500, 1 000 voire 2 000 €, caisses de vin, les récompenses sont d’une grande diversité et certains participants sont des redoutables compétiteurs.
Parfois, l’appellation « amateur » est même
faussée dès le départ, surtout dans les concours qui ont pignon sur rue ou en sont à leur 20ème édition.
C’est regrettable mais cela fait partie des règles de tout concours.
Vous l’aurez compris, le plus important
reste de participer et d’apprécier les échanges informels entre participants ou avec les membres du jury.
L’ambiance dans ces concours est souvent conviviale, bonne enfant et les échanges
fructueux.
Ce qui en soit
est le plus important.
Pour conclure, je vous dirai juste que le plus important demeure le plaisir d’écrire, de
raconter des histoires, de manier les mots pour en extraire leurs saveurs, leurs sons et leurs significations.
Comme être édité, s’illustrer dans des concours ne doit pas être une fin en soi et guider votre
démarche d’écriture.
Pour
citer Samuel Becket, je vous dirai que si j’écris c’est peut-être parce qu’à y bien réfléchir je ne suis « bon qu’à ça ».
Alors si je m’illustre, si je suis remarqué
dans un concours, je me dis juste que j’ai bien travaillé.
Plus qu’un prix, le plaisir et l’honneur d’être lu est ce qui importe le plus.
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Publié dans : POURQUOI ECRIRE ?
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