Mardi 30 juin 2009 2 30 /06 /Juin /2009 12:04

Par PAT DE BIGORRE

CAGOT !


Découvrez un extrait de " Cagot !", nouvelle que vous pourrez découvrir  dans mon futur recueil :

"Le sang des chaînes"
à paraître au mois de septembre 2009 aux Editions Le Solitaire



« CAGOT ! »

" 1.

Fuir.
Coûte que coûte.
Me frayer un passage à travers les branches épaisses, ignorer les griffures des ronces, oublier les morsures des buissons épineux. 
Surtout ne jamais me retourner pour voir s’ « ils » arrivent.
Chaque seconde est précieuse.
Aucun calcul.
M’enfoncer le plus loin possible dans la forêt, pour mettre la plus grande distance entre « eux » et « moi ».
Traverser les ruisseaux pour que les chiens perdent ma trace, serrer les dents au contact de l’eau glacée, ne plus penser à mes pieds ensanglantés.
Oublier ce froid qui me saisit. Oublier cette soif qui me brûle. Oublier cette douleur qui m’enflamme la poitrine. Oublier la peur surtout.
Puiser au plus profond de moi cette rage qui accélère la cadence de ma course.
S’ils me trouvent, ils me tueront. Je n’ai aucune illusion sur le sort qu’ils me réserveront.
Les chiens excités par l’odeur du sang qui coule de ma chemise en lin grossier, planteront leurs crocs sur toutes les parties de mon corps déjà mort.
J’imagine mes poursuivants, goguenards, observant la scène. Ils s’appuient sur leurs haches pour reprendre leur souffle ; brassent l’air avec leurs bêches, doloires et gourdins pour m’effrayer.
Ils discutent entre eux pour décider à quel arbre me pendre. Le seul point de désaccord. Ils se passent leurs outres et s’essuient la bouche du revers de la main après avoir laissé couler au fonds de leur gorge ce vin aigre.
Je n’ai aucune pitié à attendre d’eux. Ils ne me laisseront pas m’expliquer.
J’ai tort et ils ont raison.
Je ne suis qu’un sale cagot et je me suis battu avec eux, voilà près d’une heure.
Moi, l’impur, j’appartiens à cette race maudite. J’ai osé lever la main sur « eux ».
Las des insultes, des brimades et des vexations, j’ai relevé la tête et les affronter, sans baisser les yeux. J’ai sondé leurs âmes et n’y ai lu que du mépris. Et surtout de la haine.
J’ai refusé de courber l’échine pour l’énième fois et toute ma fureur contenue depuis des années s’est libérée dans une violence sourde. Pour moi, pour nous, pour mes aïeux. "
Voir les 37 commentaires - Publié dans : Cagot !
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Commentaires

Pas de "s" à fond, me semble-t-il

"au fonds de leur gorge"

 

Amitiés

 

Commentaire n°1 posté par Robert Loi le 03/01/2011 à 13h15

Bonjour Robert et merci pour ta lecture attentive !

Je me suis précipité sur "le sang des chaînes" et soulagé, j'ai découvert que cette faute n'y était pas...OUF ! merci mon éditeur !

Je te souhaite une excellente année 2011 : le meilleur dans tous les domaines !

Amitiés,

PAT

Réponse de PAT DE BIGORRE le 05/01/2011 à 16h06

Ce sont mes recherches généalogiques qui ont ouvert le chemin qui m'a mené vers cette certitude.La lecture du livre de Francisque MICHEL "les races maudites de France et d' Espagne"évoque page 114: Marie de SAMACOÏTS habitant Sallaberry Agote,et mes actes d'état civil ou l'on retrouve toujours ce mot :Agot ma grand-mère est une SAMACOÏTS ,papa détenait un document où l'on pouvait voir les stèles de la famille ce qui a ponctué ceci.

Parce que j'étais a la recherche de mes racines!Je n'espère plus qu'une chose pouvoir un jour marcher sur leurs pas,voir la demeure familiale.Avant la fin.

Bien a vous.

Maryline

Commentaire n°2 posté par SAMACOÏTS le 21/12/2010 à 18h35

Bonjour Maryline et merci pour toutes vos précisions passionnantes. j'ai dévoré l'ouvrage que vous citez et qui va a permis d'entreprendre vos recherches. savoir d'où l'on vient permet de savoir où l'on va. Et en remontant à la source, à vos origines, j'imagine votre enthousiasme à mener cette quête.

Je vous souhaite de marcher sur leurs pas. Ils seront là, avec vous. Et j'espère également que la demeure familiale vous livrera ses secrets. Salaberry Agote est au pays basque il me semble, près d'Isturits je crois.

Je vous souhaite, Maryline, une excellente fête de fin d'année.

Bien à vous et cordialement,

PATRICK

Réponse de PAT DE BIGORRE le 29/12/2010 à 14h14

Si vous saviez comme je suis fière d'être descendante des cagots!!

Merci pour ce texte!!leur sang coule dans mes veines!

Commentaire n°3 posté par SAMACOITS le 19/12/2010 à 18h27

Vous avez raison d'être fière ! et merci pour votre commentaire ?

Vous êtes descendante des cagôts ! pourriez vous m'en dire plus ?

Cordialement,

Patrick

Réponse de PAT DE BIGORRE le 21/12/2010 à 12h04
Il me tarde encore de lire ce qui suit. Un Achille qui a défié les Dieux et qui est condamné à la mort, ce qui lui donne la clé de sa vie. Courir, vivre pour avoir été courageux. Bisous Pat!
Commentaire n°4 posté par delphine alpin ricaud le 01/07/2009 à 20h11
Bis repetitat (cf la réponse à ton commentaire sur "le Phare").
Merci encore Delphine pour tes compliments et cet engouement !
Réponse de PAT DE BIGORRE le 07/07/2009 à 09h52
Quelle belle histoire, quelle leçon d'humanité. Une fois de plus, tu m'as transporté.
Le prix que tu as reçu pour "La Lettre" est amplement mérité. Je t'embrasse. A très bientôt.
Sylvie le 02/06/2008 à 18h35
Merci surtout à toi Sylvie. Pour me lire, me conseiller et me donner confiance.
Je t'embrasse.
A TRES BIENTÔT !!!
Commentaire n°5 posté par Sylvie le 05/06/2009 à 12h08
5e et 6e parties, je regrette juste un peu la presque disparition de Marie et aussi les pieds écorchés trop appuyés, je ne regrette pas le martyre du cagot si bien laissé à notre imaginaire du 21e 
emmanuelle grangéemmanuelle grangé le 02/06/2008 à 18h54
Marie n'a pas disparu mais il est vrai que la nouvelle a pris une orientation autre. Quand aux pieds écorchés...
merci pour ton commentaire et ta lecture toujours avisée !
Réponse de PAT DE BIGORRE le 03/06/2008 à 17h13
Commentaire n°6 posté par Emmanuelle Grangé le 05/06/2009 à 12h07
Magnifique. Je suis enthousiaste et bien content que cela finisse bien. (Tu me connais, mes héros finissent rarement bien) (Sourire).
Mais j'élève la voix au nom du peuple pour réclamer des explications ! Qui sont ces Cagots ! Tu nous dois bien ca ! Je me refuse à cliquer Google pour avoir des explications ! Lecteurs de Patrick Fort à l'image des cagots de sa nouvelle, montons ensemble la rue principale pour aller devant chez Patrick et lui reclamer notre du !

(Rire)
Thierry
  Thierry Benquey le 02/06/2008 à 19h09
patience. patience. un article plus long sur les cagots viendra. et si vous manifestez devant chez moi, c'est avec joie que je vous accueilleraiis. vous n'allez pas rester devant la porte quand même ! non ?
amitié.
Réponse de PAT DE BIGORRE le 03/06/2008 à 17h21
Commentaire n°7 posté par Thierry Benquey le 05/06/2009 à 12h06
Vraiment conquis, moi aussi, par la richesse de cette nouvelle. Sans doute pourrait-on chercher à en savoir un peu plus, ici, avec je ne sais quoi d'éléments développés sur le déclenchement de cet "inattendu" qu'est la révolte des cagots... Mais je pense que tu as parfaitement raison, ici d'aller à l'essentiel pour la vigueur que tu sais si bien imprimer à ton intrigue: à savoir la dimension  foncièrement humaine de ce drame qui connaît ici un dénouement heureux. Encore une fois, j'apprécie fort (bonjour le jeu de mots!...) la saisissante valeur symbolique de cet épisode, aux raisonnances contemporaines évidentes. Et puis toujours, cette manière unique, précise et imagée, sans temps mort, de conduire le récit! Tes descriptions de la nature, en amie (une vieille amie, oui!) et en furie orageuse viennent harmonieusement se fondre dans le drame de ton personnage principal et de sa communauté de réprouvés. L'émotion n'est jamais absente de ligne en ligne, tout comme cette humanité toujours à vif, et insoumise malgré les tragédies dont tu pares si bien tes héros.  Oui, voilà un fleuron  de très grand choix dans le cortège déjà impressionnant de tes si belles oeuvres. 
Bien amicalement et admirativement,
Christian     
  Christian le 04/06/2008 à 01h33
Tu me vois rougir de fierté à la lecture de ton brillant commentaire.

Amitiés.
Réponse de PAT DE BIGORRE le 26/06/2008 à 16h37
Commentaire n°8 posté par Christian le 05/06/2009 à 12h06
Même la nature se manifeste , en colère!
En un récit court mais intense,la fin se déroule. Marie est là!
Solidarité de tous même de villageois et fierté de la mère: son fils n'a pas failli à son devoir.
C'est puissant, un concentré d'émotions et d'actions et toujours cette emprise du texte sur le lecteur, ressenti à chaque nouveau texte!
J'aime te lire, Pat, c'est tout!Tu m'emmènes où tu veux!
lubesac le 04/06/2008 à 19h01
merci Lucette. mes nouvelles n'existent que parce que vous les lisez. Ecrites, elles ne m'appartiennent plus. gràce à toi et à mes lecteurs, elles commencent à vivre.
Réponse de PAT DE BIGORRE le 26/06/2008 à 16h40
Commentaire n°9 posté par Lubesac le 05/06/2009 à 12h05
Merci pour l'accueil. Vos cheminements semblent plus sinueux encore que les miens... Oui, prendre le temps d'écrire, mais aussi de lire.
Aspirant le 07/06/2008 à 18h33
Merci pour votre visite. je ne dissocie pas l'écriture de la lecture car je ne le peux pas. leurs rapports sont fraternels et sources de tous les possibles...
Au plaisir de vous lire :)!
Réponse de PAT DE BIGORRE le 07/06/2008 à 22h32
Commentaire n°10 posté par Aspirant le 05/06/2009 à 12h04
Bonjour Pat,
        La belle Marie au grand coeur défend les misérables cagots, ainsi que le village.
        La force de l'union peut changer les choses.
        L'auteur nous plonge dans cette attente, lourde de conséquences.
        En écrivant cette merveilleuse nouvelle, Pat a incité ma curiosité pour me renseigner sur cette époque tragique, afin d'avoir une meilleure connaissance des cagots. 
        Encore une grande leçon d'humanisme de la part de l'auteur, dont les mots crient cette révolte, contre l'injustice.
        Amitié.
        dédé.

ddlaplume le 15/09/2008 à 07h29
Commentaire n°11 posté par DD LA PLUME le 05/06/2009 à 12h04
Le dramatique de la situation d'Arnaud est en contraste frappant avec la beauté et le calme de la nature environnante et cela soutient bien le fil de l'histoire. Qui n'a pas déjà connu une situation grave et a été frappé par la splendide ignorance de la nature pour nos petits malheurs...
Une touche de vrai pour cette nouvelle que j'aime beaucoup
Thierry
Thierry Benquey le 02/06/2008 à 19h04
Merci thierry. il est vrai que je suis assez content de moi pour une fois. même si je me force à ne plus la relire pour l'instant...
Réponse de PAT DE BIGORRE le 03/06/2008 à 17h20
Commentaire n°12 posté par Thierry Benquey le 05/06/2009 à 11h56
Toujours aussi remarquable la manière dont tu amènes l'intrigue jusqu'au paroxysme dramatique d'un destin apparemment scellé. De la profonde tragédie qui se découvre entre le père et le fils, jusqu'à cette identité, cette appartenance fière et pleinement assumée, lorsque le destin semble se jouer, à cette communauté oppressée. Vraiment excellent!
Je m'empresse d'aller découvrir la suite en final.
Christian le 04/06/2008 à 00h54
merci christian ! ton avis de lecteur éclairé m'illumine toujours !
cordialement,
PAT
Réponse de PAT DE BIGORRE le 26/06/2008 à 16h36
Commentaire n°13 posté par Christian le 05/06/2009 à 11h55
Le dialogue père-fils montre la fatalité du père opposée à la rébellion du fils!Le choix final n'a pas d'autre issue!Pas vraiment le choix!
Encore une belle séance de régénération avec la nature, vite, vite , avant la fin, sa fin!Se gorger une dernière fois de la beauté de la nature! Qu'importe le reste!

lubesac le 04/06/2008 à 18h46
Fatalité...
Réponse de PAT DE BIGORRE le 26/06/2008 à 16h47
Commentaire n°14 posté par Lubesac le 05/06/2009 à 11h54
Bonjour Pat,
     Sa famille étant prise en otage, le destin de ce pauvre cagot semble fixé.
     Avant de se rendre, l'homme apprécie une dernière fois cette nature si belle qui l'entoure.
     L'auteur décrit cette dernière avec beaucoup de poésie. Rebelle à la bêtise humaine, il redonne à l'homme traqué, toute la dignité qu'il mérite.
     Amitié.
     dédé.
ddlaplume le 14/09/2008 à 06h18
Commentaire n°15 posté par DD LA PLUME le 05/06/2009 à 11h50
Patrick, je ne sais que dire à la lecture de cette nouvelle fantastique. L'humanité si simple qui s'en dégage me touche au plus profond de mon etre. Je n'aime pas, je dévore... Je suis presque en colère de ne pouvoir lire la suite dès à présent. Je sais par expérience que l'auteur n'est que rarement satisfait de ses écrits. A un moment ou à un autre, il se doit d'arreter les relectures et les corrections et il reste toujours un petit sentiment d'insatisafaction. Je te rassure mon ami, cette nouvelle est parfaite (sauf peut etre la répétition du mot village (place du village et sortie du village)). J'ai hate de lire la suite de ce chef-d'oeuvre (je me fous de l'avis de ceux qui liront ce commentaire.)
Respect
Thierry
Thierry Benquey le 31/05/2008 à 11h32
merci thierry. tu as raison. il faut savoir arrêter les relectures à un moment donné et donner à lire, tout en sachant toutes les imperfections qui subsistent. je crois que l'on est jamais satisfait. le sentiment d'avoir réussi existe, c'est évident mais l'écriture se nourrit de doutes. c'est son essence même.
Amitié et merci encore.
PS : la suite va arriver...
Réponse de PAT DE BIGORRE le 01/06/2008 à 21h16
Commentaire n°16 posté par Thierry Benquey le 05/06/2009 à 11h48
LA SUITE !!! VITE !!!
Francis le 31/05/2008 à 20h42
BIENTÔT !!! PROMIS !!!
Réponse de PAT DE BIGORRE le 01/06/2008 à 21h08
Commentaire n°17 posté par francis le 05/06/2009 à 11h47
quand le ghetto par tous temps menace... nous ne sommes jamais hors saison.
ta fable est un exemple, écrite avec l'humus du pays.
ta 5e partie est vivement attendue.
emmanuelle grangéemmanuelle grangé le 01/06/2008 à 12h59
merci emmanuelle. l'être humain ne changera pas et les erreurs se répètent. reste ceux qui comme nous essaient de les dénoncer. écrire pour ne pas regretter d'avoir fermé sa gueule.
Réponse de PAT DE BIGORRE le 01/06/2008 à 21h26
Commentaire n°18 posté par Emmanuelle Grangé le 05/06/2009 à 11h46

Je suis toujours saisi par cette faculté peu commune, au fil de ta plume, de camper le désarroi et la rage de survie de cet homme traqué mais révolté. Et il prend une singulière dimension, ici, dans cette grotte-caverne des retours (avec de surcroît l'arrivée finae du père). Comme Thierry, je vois pointer ici "in fine" une très grande nouvelle. Et donc... la suite!!! 

Christian le 01/06/2008 à 23h25
Merci Christian pour ta fidélité, ton assiduité et tes commentaires toujours si importants pour moi.
Amitiés.
Réponse de PAT DE BIGORRE le 07/06/2008 à 22h26
Commentaire n°19 posté par Christian le 05/06/2009 à 11h45
La foule d'états d'âme foisonnants et violents traduisent avec force l'immense désarroi du fuyard, sa désespérance.Leur description nous capture et nous tient jusque vers la fin du récit.Soudain, en quelques phrases, se dénoue le récit
Très fort ceci! C'est du Patrick Fort! (excuse  moi, c'est venu tout seul!)
lubesac le 04/06/2008 à 18h32
merci pour ton commentaire et pour le jeu de mots...
Réponse de PAT DE BIGORRE le 26/06/2008 à 16h45
Commentaire n°20 posté par Lubesac le 05/06/2009 à 11h44
Bonjour Pat,
    Cette nouvelle dénonce avec force, les traitements infâmes infligés à des minorités.
    L'incompréhension de cette acharnement, dégoûte l'homme traqué, dans une rage de vie et de mort.
    Malheureusement, ces discriminations qui conduisent à des génocides sont toujours d'actualité.
    A travers ce texte, Pat crie sa révolte,  avec la richesse de ses mots.
    Amitié.
    dédé.
  ddlaplume le 13/09/2008 à 07h3
Commentaire n°21 posté par DD La Plume le 05/06/2009 à 11h44
Je puis ma force dans ma différence. Une phrase admirable qui se devrait d'etre enseignée à tous persécutés, à toutes minorités.
Je retrouve avec plaisir dans cette nouvelle la force de Grau de Gandia et je suis enthousiaste.
Thierry
Thierry Benquey le 31/05/2008 à 11h24
merci thierry. la comparaison avec grau de gandia me flatte. comme la susnommée, je l'avais en moi depuis longtemps...j'espère être à la hauteur...
Réponse de PAT DE BIGORRE le 01/06/2008 à 21h12
Commentaire n°22 posté par Thierry Benquey le 05/06/2009 à 11h43
une histoire d'une grande sensibilité où l'on sent cette force de survie quand on est différent des autres...bravo Pat, j'attend la suite avec impatience

petite Marie le 31/05/2008 à 22h47

Merci marie. toujours à me lire et toujours ta gentillesse en prime.
Réponse de PAT DE BIGORRE le 01/06/2008 à 21h17
Commentaire n°23 posté par Marie le 05/06/2009 à 11h41
Saisissante vision que tu donnes de cette accession à ce refuge, véritable sanctuaire de survie de ton héros. Jamais l'attention, l'intérêt  ne se relâchent grâce à la précision et la force de tes images. Toujours aussi palpitant.
Amitiés. 
Christian
Christian le 01/06/2008 à 23h11
Merci christian pour ton commentaire et tes compliments. Je travaille à les mériter.
Amitiés.
Réponse de PAT DE BIGORRE le 03/06/2008 à 17h18
Commentaire n°24 posté par Christian le 05/06/2009 à 11h41
Cà commence avec un grand petit peu de Pat, l'homme des bois et ses sensations intimistes avec la nature.Et çà continue avec une belle découverte! Il nous emmène dans son hâvre de paix, son asile.Tout celà, c'est du pur Patrick et je suis sùre qu'il l'a sa petite cachette dans les rochers!
Là, comme le cagot, il se régénère sans doute !, couché sur le sol, les bras en croix.Sa différence, à Pat, c'est sa communion avec la nature.
lubesac le 04/06/2008 à 18h18
j'ai ma cachette dans les rochers mais je ne trouve plus l'entrée...je repars la dénicher...La nature est importante pour moi et oui, tu as vu juste, il y a un peu de Pat en Arnaud...
Réponse de PAT DE BIGORRE le 26/06/2008 à 16h44
Commentaire n°25 posté par Lubesac le 05/06/2009 à 11h40
Bonsoir Pat,
      A travers ce très joli texte, l'auteur décrit cette chasse à l'homme d'une manière saisissante. La précision des mots pour la survie de cet être traqué, est d'une force instinctive.
      Chaque phrase démontre l'amour que porte Pat pour la vie et pour la nature. Il ne supporte pas l'injustice et la cruauté des hommes.
       Amitié.
       dédé.

  ddlaplume le 12/09/2008 à 16h56
Commentaire n°26 posté par DD LA PLUME le 05/06/2009 à 11h39

C'est de l'identité qu'est née la différence (Heinz Pagels) merci pour cette histoire où l'instinct de survie est palpable, je m'en vais de ce pas découvrir la 4ème partie, passe une bonne soirée

Seconde Chance le 01/02/2009 à 18h42
bonjour et merci pour cette belle citation qui résume à merveille ma nouvelle.
merci encore pour ta visite et j'espère que la suite de "cagôt" t'aura plu autant.
bonne fin d'après-midi.
Réponse de PAT DE BIGORRE le 03/02/2009 à 16h28
Commentaire n°27 posté par Seconde Chance le 05/06/2009 à 11h38
au bout de ma lecture....j'en tremble encore...suis toute émue...
petite Marie le 29/05/2008 à 22h19

merci Marie pour ton assiduité et ton amitié.
et fier que cette nouvelle te plaise.

Réponse de PAT DE BIGORRE le 30/05/2008 à 19h03
Commentaire n°28 posté par Marie le 05/06/2009 à 11h36
On embarque  résolument dans ton captivant récit, cher Patrick. Et ce, grâce à ton incroyable talent de conteur, imaginatif et toujours finement pertinent. Notamment pour saisir ce qui me semble être ici (pour autant que je me rappelle) un dramatique fond historique, lointain mais toujours riche d'enseignements et de réflexion. Tu donnes chair et sensibilité profonde - cela se sent nettement, déjà - à l'histoire, à travers le destin de cet homme réprouvé et révolté... Et, partant, tu nous instruis avec profit sur le destin dramatique d'une de ces communautés de cagots, toujours voués à ségrégation (comme lépreux et juifs, en ce même moyen âge, et puis au delà...). Avide que je suis de lire la suite!!...
Amitiés.         
Christian le 30/05/2008 à 00h01

Merci christian pour ton compliment et l'éclairage que tu apportes à ma nouvelle nouvelle.

Amitiés.
Réponse de PAT DE BIGORRE le 30/05/2008 à 19h00
Commentaire n°29 posté par Christian le 05/06/2009 à 11h36

Assez palpitant en effet, ça donne envie de continuer la lecture. N'est-ce-pas là le plus important pour un récit. J'attends donc avec impatience d'être averti de la suite dans la prochaine newsletter

Chemins de poussiere le 31/05/2008 à 09h54
Commentaire n°30 posté par Chemins de poussière le 05/06/2009 à 11h34
Excellent !
Tu nous tranportes dans ce village avec intelligence. Nous voilà confrontés avec un problème tout aussi actuel qu'humain (Afrique du Sud ces derniers jours). Magnifique.

P.S. la longueur de la deuxième n'enlève rien au rythme mais je persiste à penser que des articles courts sont meilleurs. Toutefois, il est certain qu'il est important dans bien des cas de maintenir une longueur qui n'endommage pas l'intrigue et le rythme.


 Thierry Benquey le 31/05/2008 à 11h18
merci pour tes compliments thierry. oui, tu as raison l'Histoire se répète malheureusement. et tout à fait d'accord pour la problématique que tu soulèves. je ne sais si les textes courts sont meilleurs. chaque nouvelle a son rythme propre et il faut l'adapter au mieux. là est la difficulté.
amitié.
Réponse de PAT DE BIGORRE le 01/06/2008 à 21h07
Commentaire n°31 posté par Thierry Benquey le 05/06/2009 à 11h33
Je suis toujours en plein coeur de l'action.Les "charpentiers du pont du diable" me font penser à ces ponts jetés sur les ravins! Qui avaient bien pu les construire sinon des réprouvés dont la vie n'était pas chère?"
Beau combat (non, bien sùr je ne les aime pas!), beau récit serait plus juste et au milieu apparait la salvatrice Marie.Cet Arnaud a un coeur de poète puiqu'il sent la caresse de l'herbe humide et voit le ciel bleu dans un corps de bête traquée
Tout est précis, net, "coloré" et dans chaque morceau de phrase est toute une histoire.
lubesac le 04/06/2008 à 18h03
Et oui, Arnaud aurait pu être poète !  troubadour itinérant plutôt...
Réponse de PAT DE BIGORRE le 26/06/2008 à 16h43
Commentaire n°32 posté par Lubesac le 05/06/2009 à 11h32
Bonjour Pat,

     L'auteur nous relate cette époque où la discrimination était fondée sur la peur du malade impur (lèpre).
     Le texte est très édifiant sur ce rejet grave que subissait le "cagot".
     Amitié.
     dédé.
 
ddlaplume le 11/09/2008 à 08h40
Commentaire n°33 posté par DD LA PLUME le 05/06/2009 à 11h31
 Bonjour Pat,
       Cette fuite désespérée et douloureuse d'un "intouchable" est décrite avec justesse.
       Dés les premières lignes, l'auteur interpelle notre curiosité, dans cette action qui semble vitale pour le fuyard.
       Amitié.
       dédé.
Commentaire n°34 posté par ddlaplume le 10/09/2008 à 05h39
Je commence seulement la lecture (pardon!je suis "surboockée")
Cà commence bien! Tout de suite dans l'action et , ce que j'aime bien, dans un autre temps!Je suis en plein dans l'ambiance et cours avec ce pauvre cagot, ce réprouvé!Et les autres s'amusent à jouer avec lui, comme le chat avec la souris
Commentaire n°35 posté par lubesac le 04/06/2008 à 16h58
ne t'excuse pas de me lire tardivement. cela n'a aucune importance, tu le sais, je te l'ai déjà écrit.
merci pour ta fidélité et tes commentaires si pertinents.
je t'embrasse,
PAT
Réponse de PAT DE BIGORRE le 26/06/2008 à 16h41
Ah ah mon ami
Enfin cette nouvelle des cageots.
Elle commence bien et je regrette déjà un petit glossaire (sourire)
What is doloire ? Who are cageots ?
(J'ai oublié pour les cageots et la doloire je ne sais absolument pas ce que c'est...)
Amitié
Thierry

P.S. le format adopté pour la première partie est excellent, un texte cours qui ne décourage pas le lecteur et qui invite à la suite. Il me faut m'en inspirer, parfois mes textes sont beaucoup trop long en 1 article et lorsque je consulte mes statistiques, je vois bien qu'on ne peux lire un article de cette taille en 1:26 mn. (rire)
Commentaire n°36 posté par Thierry Benquey le 31/05/2008 à 11h09
"CAGOT" thierry pas "CAGEOT" (rires) !
Tu as raison, le format et la longueur des textes est problématique sur Internet...je m'arrache les cheveux à essayer de le résoudre mais me refuse à saucissonner mes textes.
le glossaire...je pense que j'en ajouterai un...
Amitié.
Réponse de PAT DE BIGORRE le 01/06/2008 à 21h04
ça commence bien ! je vais aller lire la suite.
Commentaire n°37 posté par soleildebrousse le 29/05/2008 à 23h06
merci soleildebrousse.
je dois rattraper mon retard et te lire.
mais tu écris avec frénésie et il me faudra plusieurs jours...
Réponse de PAT DE BIGORRE le 30/05/2008 à 19h02

Premier recueil

CAGOT !
MORT POUR LA FRANCE
GRAU DE GANDIA
LE PHARE

Deuxième recueil

Couverture commande

 

LA LETTRE

LE CHENE

DEADWOOD

REMINISCENCE

VERS LE SITE DE L'EDITEUR



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