Jeudi 27 novembre 2008 4 27 /11 /Nov /2008 09:06

Par Patrick FORT
Paysage mental : je suis ce que vous voyez
(Mise à jour du 4 octobre 2008)
Je suis ce que vous voyez.

Le soleil se lève sur l’Arraü.

Il caresse d’une lumière chaude et réconfortante les chênes, les châtaigniers, les sapins, les hêtres, les bouleaux de la forêt de Trescouts.
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La montagne se teinte progressivement de couleurs chatoyantes, les ombres se dissipent, dévoilant des nuances infinies, caressant l’oeil endormi par la brume matinale.
Havre de paix pour le voyageur égaré, elle m’étourdit par sa beauté insondable et ses dégradés de couleurs aux variantes infinies.
Je m’enracine et je hume ces odeurs de terre mouillée, ces senteurs résineuses, ce bois mort recouvert de mousse, ces écorces et ces branches jonchant le sol au milieu des fougères rousses. Incapable de bouger, j’écoute ces mille bruits imaginés : un tapis de feuilles mortes crissant sous les pas du promeneur, un pic-vert s’acharnant sur le tronc d’un arbre, le vent frémissant dans les branches épaisses des marronniers, tous ces chants d’oiseaux qui s’interpellent et se répondent.
Mon regard parcourt les collines à la courbe harmonieuse, gravit les pentes abruptes de Batdaü et je m’allonge, essoufflé, dans la neige scintillante, m’émerveillant devant la splendeur de ce cirque naturel. Une buse passe au-dessus de moi, épousant le souffle du vent.
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Je la suis, la perd de vue puis l’imagine volant au-dessus de l’Aouilhet, se posant sur le Pic de l’Estibète peuplé par des isards.
Je songe à ce refuge construit par des bergers et auquel on accède après avoir suivi un sentier rugueux et caillouteux.
Je le parcours mentalement. Je traverse une hêtraie somptueuse au charme solennel. Une lumière, toujours douce, filtre à travers les cimes des arbres, ravit l’âme, chasse la fatigue, apaise les muscles endoloris.
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J’avale les sous-bois et parviens enfin au sommet, hagard et régénéré. Je deviens ces murs en pierre, ces bancs en chêne, ce feu qui m’accueille dans la cheminée.
Je suis ce refuge.
Et je m’endors à même le sol.
Calme.

Je suis ce que vous voyez.






Mon paysage mental se nourrit de la tranquillité de la Pâle, s’abreuve jusqu’à plus soif aux multiples sources du Pré du Roy, respire l’odeur des sapins sur les escarpements des Pernes.


Je tombe dans le gave de Pau et me laisse entraîner par le courant violent. Mon corps glisse sur l’eau, sans effort, porté par le courant. J’évite les rochers de la Cularque, contemple les sous-bois et devine le frémissement du vent dans les branches. Je me retrouve dans les remous dangereux du Pont des Grottes. Le ciel bleu et l’eau glaciale s’unissent, fusionnent et communient. Je me réveille, sonné, sur le rivage et mon front racle les galets. 10.jpg
La mémoire me revient par bribes. Les souvenirs se mêlent au présent et colorent d’un ton sépia le passé.

Je suis ce que vous voyez.

Les rues étroites, aux murs dévorés par le lierre, d’un village du piémont Pyrénéen.
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Un vieux lavoir abandonné où coule la Batmale.

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Les restes d’une abbaye dont on devine l’histoire.
Un clocher qui rythme de son tocsin les journées des habitants.
Un banc à la peinture écaillée où je retrouvais mes amis.
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Le bois de mon enfance dans lequel je construisais des cabanes. La place où se rassemblent toujours les anciens à l’ombre des marronniers. Une école primaire dont une partie des locaux a été transformée en musée. Le café, lieu de rencontres, que les figures hautes en couleur ont déserté pour rejoindre un « ailleurs ». Parfois, de je ne sais où, j’ai l’impression qu’ils nous voient.



Je suis ce que vous voyez.

Un sentier qui vous mène au sommet du Mousquès où l’on chassait les palombes avec des filets. La Tourette qui recèle de coins secrets pour les amoureux des cèpes. Puis vous vous retournez et vous apercevez le Collège, massif et  autour duquel sont agglutinées les maisons aux toits d’ardoise. Plusieurs générations y ont poursuivi leurs études mais il a fermé et les cris des enfants emplissent encore son préau, à l’ombre des murs salies par la pluie.
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Je suis ce que vous voyez.
Les mots se brisent dans ma gorge. Je n’arrive plus à parler, envahi par le paysage.

La Génie Braque et la Génie Longue qui se rejoignent au Pont du Diable après avoir traversé la forêt du Mourle. Un champ enneigé qu’enfant je dévalais sur une luge en bois. La Dame du Montagnou, statue auprès de laquelle plus personne ne vient se recueillir, abandonnée en haut de cette colline et surplombant la vallée.
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Je suis ce que vous voyez et tout m’y ramène.
Je suis ce que vous voyez.
Fermez les yeux et vous le verrez.
Peut-être.

Patrick FORT 2008 Tous droits réservés.
Voir les 35 commentaires - Publié dans : Paysage mental
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Commentaires

Me revoici en visite chez toi avec toujours autant de plaisir.Et je te dirai que...tu me manques!Tu dois encore les parcourir tes beaux paysages peut-être enneigés aujourd'hui.Dommage que tu sois si loin!Je t'embrasse
Lucette
Commentaire n°1 posté par lubesac le 11/02/2009 à 22h16
Bonjour Lucette et merci pour ton passage. En effet, longtemps que nous ne sommes pas lus l'un l'autre...
Loin ? pas autant que tu le crois.
je t'embrasse
PAT
Réponse de PAT DE BIGORRE le 16/02/2009 à 17h12
MAgnifique
Très belel promènede..;
j'ai fermé les yeux.... et j'ai vu...
Merci
Commentaire n°2 posté par S.YO le 24/01/2009 à 18h15
merci S.YO pour tes mots déposés à la suite des miens...
Réponse de PAT DE BIGORRE le 26/01/2009 à 11h53
Très beau, belles descriptions, douce ambiance...Rimbaud disait : "Je est un Autre", on se voit toujours au travers du regard des autres... DJU770
Commentaire n°3 posté par DJU770 le 10/01/2009 à 14h56
merci pour ton commentaire sensible et ravi de ce voyage qui t'a emporté. "je est un autre" assurément. nous nous n'existons que dans les yeux de l'autre...
Réponse de PAT DE BIGORRE le 12/01/2009 à 19h34
Quel belle visite en ta compagnie...
Comme il est plaisant de sentir le soleil des montagnes nous réchauffer, l'eau du torrent nous emporter au loin, avoir ses sens saturés par la vision de cette terre vivante mais empreinte de nostalgie et enfin, sentir ces bonnes odeurs d'arbres, de cèpes, de feuilles humides...
Tu permets que je m'installe un peu devant la cheminée pour me réchauffer?
Si j'osais... tu n'as pas quelques châtaignes que je pourrai décortiquer, je suis affamée!
Commentaire n°4 posté par Sandy458 le 09/01/2009 à 14h09
Bonsoir Sandy et désolé pour répondre tardivement à ce message. Je reviens à l'instant de mon pays que tu as visité. Je te remercie pour tes commentaires et je suis HEUREUX de savoir que cette visite t'a plu...des châtaignes...je n'en ai pas mais nous trouverons quelque chose à manger ! Pas d'inquiétudes !
Amicalement,
PAT
Réponse de PAT DE BIGORRE le 12/01/2009 à 17h42
Encore une fois nous sommes liés. Salut et Patrick Fort a fait fort avec les montagnes. Grrrr !
Rire
Thierry
Commentaire n°5 posté par Thierry Benquey le 09/01/2009 à 12h44
Bonsoir Thierry et merci pour ton lien ! je rentre de mes montagnes à l'instant...
Amitié.
PAT
Réponse de PAT DE BIGORRE le 12/01/2009 à 17h39

Bonjour,
Magnifique, sincèrement. Il faut aimer sa région pour la mettre en mots aussi talentueusement. Et cette idée récurrente "je suis ce que vous voyez"...
Bravo et merci

Commentaire n°6 posté par Daniel ANGOT le 17/10/2008 à 18h46
merci pour votre passage et les compliments laissés à la suite de votre lecture...oui, j'aime ma région et j'essaie de l'évoquer du mieux que je peux et humblement.
cordialement
PAT
Réponse de PAT DE BIGORRE le 20/10/2008 à 09h59
Sans doute parce que je ne suis pas enracinée depuis des générations quelque part, j'ai toujours admiré les auteurs "terriens", ceux qui ont des racines bien ancrées et savent les dire, en mots, en images...
Je t'ai lu, et j'ai vu tes ancrages. Et moi qui suis une vraie citadine, j'ai senti l'odeur de ta terre.
Alors merci de nous avoir fait partager tes paysages, qui sont un peu de toi.
Commentaire n°7 posté par Elisabethh le 11/10/2008 à 12h03
Merci Elisabethh pour ta visite et ce beau commentaire. je suis sensible à tes compliments. il est très important pour moi de mettre en avant mes racines que je revendique. savoir d'où l'on vient est primordial. sans la nature, je deviens fou. les villes me font peur. j'aime y aller mais de façon épisodique.
savoir que tu as senti l'odeur de la terre en me lisant est un beau compliment...
merci encore,
PAT
Réponse de PAT DE BIGORRE le 13/10/2008 à 11h27
Beau voyage de l'âme au coeur de la nature. Contemplation et ressourcements, merci pour ces bons moments.
L'essentiel est invisible à l'oeil nu pour la race des êtres humains.
;o)
Commentaire n°8 posté par Yasmine le 09/10/2008 à 19h39
Merci Yasmine pour ton passage en ces lieux. Voir au delà et prendre le temps de la faire. L'important est là...
Amicalement,
PAT
Réponse de PAT DE BIGORRE le 10/10/2008 à 11h36
   Bonjour Pat,

         La présentation de ton blog est claire. On ne risque pas de se perdre en parcourant les jolis paysages que tu nous offres. 
         La page d'accueil nous donne tous les renseignements nécessaires pour trouver les titres, dont les écrits sont toujours de qualité. 
         Aucun risque donc de s'égarer au milieu de tes récits. Et si cela devait arriver, ce ne serait que du bonheur de devoir rester à te lire.
         Amitié.
         dédé.
          
Commentaire n°9 posté par ddlaplume le 07/10/2008 à 04h44
Merci DD pour tes compliments et ton enthousiasme ! Le temps passé sur ce blog pour le rendre cohérent ne compte plus quand je lis ce que tu m'écris...
Amitié.
PAT
Réponse de PAT DE BIGORRE le 07/10/2008 à 20h56
Absolument magnifique. Tout est équilibré, les images et celles des mots. La répétition du "je suis ce que vous voyez" est parfaite et elle souligne cette relation au terroir que je ne connais pas et qui me manque parfois. Je l'ai compensé en essayant de me sentir bien dans tout coin de nature, mais il est évident que cela n'est pas comparable avec les lieux où nous sommes devenus grand.
Amitié
Thierry

ps encore !
Commentaire n°10 posté par Thierry Benquey le 04/10/2008 à 10h20
Merci Thierry. Un tel compliment venant de l'écrivain confirmé que tu es me flatte. Oui, je suis attaché à mes racines, à mes montagnes. Savoir d'où l'on vient est nécessaire pour se construire et vivre au mieux son quotidien. Mais, tous les lieux que nous traversons ensuite  ou ceux dans lesquels nous vivons restent ancrés en nous à jamais.
Amitié.
PAT
Réponse de PAT DE BIGORRE le 07/10/2008 à 20h53
Bonsoir Patrick,

  Très joli voyage que tu nous offres avec tes mots, mais aussi accompagnés de superbes photos.
  Cette terre que tu aimes tant, et que tu nous fais l'honneur de la partager.

  Amitié.
  dédé.
Commentaire n°11 posté par ddlaplume le 15/07/2008 à 18h12
Bonsoir j'ai parcourus votyre blog,et il me plait beaucoup
j'adore vos ecrits,vos photos,c'set un tres beau blog
merci a vous de nous faire partager vos pensés
Commentaire n°12 posté par Isabel le 11/07/2008 à 23h36
je ne suis pas écrivains, (a vrai dire je n'y connais rien a l'écriture) je suis simplement un cousin (fils de dominique) qui a attendu parlé de ton blog et qui vien te faire un petit coucou.j'ai lu la lettre et je trouve que tu as une trés belle plume et ce n'est pas normal qu'elle n'est pas premiere.bon sur ceux je m'en vais reprendre mon train pour rejoindre les montagnes de paris et les animaux des cités dans lesquelles j'interviens. ton petit cousin pompier de paris (et non vétérinaire...).alors au 14 juin je serais là... a bientot bisous
Commentaire n°13 posté par gregory fort le 02/06/2008 à 11h22
Cher cousin ! tu n'imagines pas le plaisir que j'ai eu en découvrant ton commentaire.
Au 14 juin (nous parlerons plus longuement) et bon courage...
je t'embrasse.
Réponse de PAT DE BIGORRE le 03/06/2008 à 17h15
oui revu avec plaisir...}
Commentaire n°14 posté par Hervé Piz[on] le 17/04/2008 à 13h46
C'est un bonheur de refaire en ta compagnie cette superbe promenade, toujours si émouvante. L'heureuse disposition de ces très belles photos vient prolonger notre regard déjà captivé par les images, par les sensations si profondes que porte ton magnifique texte, déclaration d'amour à cette nature qui t'es si chère. Et nous aussi, oui, on l'aime bigrement ton cher pays, ami Patrick!
Bien à toi.
Ch
Commentaire n°15 posté par Christian le 17/04/2008 à 13h46
Lunion de ce TOUT dans L'UN...symbiose des sens dans un corpus grandiose...virtuose compositeur qu'est l'âme retransmis avec autant de grâce et de majesté...Meci pour ce rêve baladeur !
Commentaire n°16 posté par GEHBAUER le 17/03/2008 à 10h17
J'ai adoré ce voyage avec toi, je vais te donner mon vote, bon après midi.
Commentaire n°17 posté par Emaxyo le 10/03/2008 à 13h23
Une belle envolée sur le chemin de la Nature... que ferait-on sans elle?
Un style puissant...
Commentaire n°18 posté par Eau le 09/03/2008 à 19h09

Je reviens de faire une superbe promenade avec toi,toute remplie d'émotion.
Quoi de plus beau que ces paysages où l'on a vécu son enfance,imprégnés de souvenirs?
Tu as le don de me charmer
J'aime cette présentation texte et images!

Commentaire n°19 posté par lubesac le 06/03/2008 à 19h29
Je l'aime beaucoup ce mec là... comme il est
Commentaire n°20 posté par réb le 06/03/2008 à 16h23

C'est un lieu de vie, c'est ton lieu de vie. Et tu gardes un oeil si frais, tellement observateur. C'est beau. Que tu dois donc aimer ta région. Elle est force, douleur, couleur, odeur...que de merveilles!

J'ai fermé les yeux et j'ai vu, j'ai ressenti. Merci pour ce beau texte.

Commentaire n°21 posté par Muriel le 10/02/2008 à 10h27
Magnifique!
Je ferme les yeux et je savoure cette tranquillité.
J'ouvre les yeux et savoure la douceur de tes mots.

Vraiment Magnifique!
Commentaire n°22 posté par Caro.Horras le 23/01/2008 à 15h05
bonsoir Pat, je connais cette vallée et cet endroit pour y avoir fait des camps dans ma jeunesse. alors je ferme les yeux, je m'y retrouve et les bons souvenirs reviennent à ma mémoire....
Merci Pat
Bises et à bientôt
musicalement votre
Commentaire n°23 posté par Marie-Christine le 23/01/2008 à 15h03
Tu nous promène Pat, tu nous promènes en tous sens, mais tu ne te livres absolument pas. Y aurait pas du sang basque qq part en toi ;-))))
J'en connais un, fan de marche en montagne qui va apprécier ton texte et qui va devoir le lire sur l'écran car mon imprimante ne marche pas depuis hier soir. J'entends tellement parler de tous ces lieux cités que j'ai l'impression d'y être allée...
Adishatz Agur
Commentaire n°24 posté par Sigouline le 23/01/2008 à 15h03
Merci pour ce magnifique voyage!
Tu nous offres un beau moment de sérénité.
A bientôt Pat
Bises
Urucum
Commentaire n°25 posté par Urucum le 23/01/2008 à 15h01

Paix,effort,,réconfort, reves et réalité, tout se mele dans le grandiose et pourtant si modeste éternel tableau qui est La Vie, dans un bain de sens éveillés, c'est là qu'est la vie, dans l'histoire des pierres et l'union de la terre et du ciel, c'est là qu'est la force , dans ce mélange de puissance et de douceur, la laideur n'existe pas dans cette vie là, elle n'existe nulle part ,  d'ailleurs. Que tespas te mènes encore au jardin des émotions, Bon voyage !

Commentaire n°26 posté par BOIS Pascal le 20/01/2008 à 17h23
je suis un pur citadin et un vrai parisien,fier de l'etre.
mais c 'est dans ces moments là que  je reconnait la chance que tu as de cotoyer cette nature.
merci de raviver de vieux souvenirs au milieu de cette vie de dingue et de me ramener à l'essentiel.
peace
Commentaire n°27 posté par zigzag le 18/01/2008 à 21h55
Pat heureusement que tu l'as publié. Tu nous aurais privé d'un véritable trésor, trésor de tendresse, d'émotions, de beauté.
Ah quand tu parles de ta terre,  de ton pays, je vois les miens et bien que je les vois chaque jour, je m'émerveille toujours. Comme je comprends ton émotion Pat et je la partage.
Amicalement
Elfesaphir
Commentaire n°28 posté par Elfesaphir le 17/01/2008 à 21h59
Homme de la terre...les pieds bien ancrés dans le sol...la tête haute à respirer le vent...les yeux à voyager  sans arrêt à la découverte d'une chose toujours neuve qui viendrait de naître dans ton paysage....Homme de terre....à l'âme riche....et au coeur si généreux comme ceux dont les valeurs fondamentales sont liées aux choses réelles...
Plus on est proche de la terre...plus notre spiritualité s'élève....
Pat....Reste celui que Tu es....et merci à Toi de nous laisser à petits pas te découvrir....réfléchir....nous projetter....voler vers Toi....Je t'embrasse fort
Commentaire n°29 posté par soph le 16/01/2008 à 12h49
Cette nature qui est toujours pour toi resourcement, cette contrée pyrénéenne dans laquelle tu te fonds irrésistiblement comme un besoin vital... Dans cette matière vivante qu'est la nature, tu puises sans relâche les sèves. Tout t'y ramènes, oui,  cher Patrick, comme une indispensable "route du retour".  Chaque mot de ce très beau texte est acte d'amour, communion, absorption, enracinement dans la tendresse des souvenirs, dans l'émerveillement jamais éteint des contemplations, au gré des promenades et des rêveries.  Je ne cesse d'être subjugué par cette puissance d'évocation, toute de sensibilité et de simplicité, que tu déploies dans cette page qui déborde ainsi d'émotion simple et fraternelle. Merci à toi de nous faire partager ces émotions-là.
Amitiés. 
Commentaire n°30 posté par Christian le 16/01/2008 à 11h50
Merci Patrick pour cette randonnée dans tes paysages, les memes qui m'ont tant marqué lors de mes randonnées dans tes chères pyrénées. Ces montagnes humbles et pourtant magnifiques, aux vallées étroites et intimes. Ces montagnes qui se couvrent de verdure jusqu'à des hauteurs inconnues des Alpes. J'aime tellement marcher dans le désert minéral des hauteur pour retrouver, épuisé l'ombre des bois. Boire à la source, jouer à cache cache avec les marmottes. Une nuit de pleine lune, celle-ci et un isard me firent un beau cadeau. L'isard se détachant sur le cercle d'argent, comme dans un livre d'image. Merci Patrick de ramener en mémoire ces souvenirs magnifiques.
Thierry
Commentaire n°31 posté par Thierry Benquey le 16/01/2008 à 10h14
merci pour ce voyage en tes lieux et pour nous permettre la caresse de notre regard sur ce que tu es.
Commentaire n°32 posté par lita.s le 15/01/2008 à 22h55
Que dire?Toujours semblable à toi-même!Profondément ancré dans ton chez toi!On ne peut que s'asseoir à tes cotés et rester en silence,en communion devant tes paysages.Tu nous les fais partager d'une si belle façon!Ce pays de l'enfance avec tous ses souvenirs,comment ne pas en parler quand il est aussi beau et le faire partager
Merci
Commentaire n°33 posté par lubesac le 15/01/2008 à 21h50

Presque envie de ne rien dire...pour ne pas deranger!  Pas besoin de fermer les yeux, j'y etais, j'ai suivi tes mots. Beaute, emotion et douceur...c'est ce que je ressens. Merci.

Commentaire n°34 posté par skarod le 15/01/2008 à 21h43
Souvent on écrit si bien les lieux dont on est éloigné... J'ai moi aussi les larmes aux yeux. 
Merci
Commentaire n°35 posté par rébecca le 15/01/2008 à 21h25

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